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2) Le Caù TK est une sorte de volant constitué par une plume de canard lestée, en sa partie inférieure, de trois ou quatre sapèques; les Annamites, qui y jouent encore,
le Jancent avec le côté intérieur du talon.
3) Song Che CCCOLX XX VIII 248 (Notice sur le ZE JJjh Kiao The, ax Giao Chi). Wen Hien T’ong K’ao XXIV ZE HA 40a. Méridionaux 330—331.
4) Port de Tu’ Minh EE, H}} #$ F1.
8) Le Port de Bô Chénh 1h 6 fi
6) Sixième lune, jour 2 ue] :
7) Psl Il 17ab 18a. Le Sk IIL 66 Ta, le 1% III 48 5a et le Cm III 2826 29a à font un récit tout différent de cette expédition: » Première année Thành Vo, au printemps,
Il ne retint pas longtemps Rudravarman et lui rendit la liberté moyennant l'abandon des trois provinces septentrionales du Champa dont les Annamites firent les Tcheou de Dia Ly'), Ma Linh?) et Bô Chanh*) (fin 1069*).
C'était porter la frontière du Champa à l’embouchure du Viét: amoindrissement important de territoire auquel les rois Chams ne se résoudront que difficilement et après l'avoir repris, rendu, et lutté maintes années pour sa possession.
Rudravarman emmené en captivité, le pays fut en proie à la guerre civile: de tous côtés, dans l’intérieur, plus de dix seigneurs
se déclarèrent indépendants et prirent le titre de Roi, puis entrèrent
à la deuxième lune, l'Empereur en personne, prenant la direction d’une expédition contre “le Champa, s'empare du roi Ché Cu et s’en revient. En ce moment, le Champa troublait »la frontière; l’Empereur, laissant la régence à sa première femme, prend la direction de »Vexpédition. Il fut longtemps sans pouvoir soumettre (les ennemis) et s’en revint à la “tête de ses troupes jusqu’au Châu de Cu’ lièn (Kiu lien FE JF ); là il entendit conter »que sa première femme, par la façon dont elle exerçait la régence, s'était attiré l'amour et les louanges du peuple. Alors il se dit ,Aïusi, elle, une femme, a été capable de bien “administrer le pays, et moi, un homme, j'ai été impuissant à soumettre le Champa. Puis-je “le supporter?” Il s'en retourna, attaqua une seconde fois le Champa, le vainquit, fit son »Toi prisonnier, puis revint”. Cm 286. |
1) Châa de Dia-1y H PA , situé au Sud du Châu de B6 Chinh. En 1075 AD. on lui donne le nom de Lâm Biñnh Chau RE 2P PA . Cm III 346. Le Sk III a et le
T4 III 5a disent ,c’est à présent le Quang Nam”, ce qui. est une erreur.
2) Châu de Ma Linh bit ee) PM . "On change son nom en celui de HF En ui) »Minh Linh Châu en 1075” Cm K. 3 p. 340. Le SX III 7a dit ,c’est aujourd’hui Minh
»Tinh”. Correspondrait aux deux arrondissements de Vinh Linh et Do Linh, et comprend tout le Nord de la province de Quäng Tri depuis l'embouchure du Cü'a Viêt. CADiÈRE, B. E. F. E. O. IT 59.
3) Chäu de Bô Chänh in 154 PI "C'était autrefois le Bô Chinh Châu... c’est
“maintenant la terre des trois huyên de Binh Chänb, 2P ne Minh Chanh Hj La et Bô Trach 15 = de la préfecture du Quang Binh” Cm III 295. Cf. également An I, 4a IV 2a. Sainson 62—187. Cm 11 216 IV 46. CADIÈRE, B. E. EF. E. O. II 58 à 68.
4) Sk III Ta. Tt II1 54. Cm III 294 IV 46. lv I La. Le Tt date cette cession de la première année Thânh Vo, qui, d’après lui, n’a commencé qu’à la septième lune (74 III 4b 5a).
en campagne pour imposer leur suprématie à leurs voisins et rivaux !).
À son retour de captivité, Rudravarman trouva le pays dans un état d'anarchie complet, et nous ignorons s’il parvint à ressaisir le pouvoir. Est-ce lui qui servit le tribut à l'Empereur du Pai Viêt en 1071°), 1072*) et 1074‘), et, en 1072, envoyait à l'Empereur de Chine «du lapis lazuli, du corail, de l'alcool, du camphre, de «l’encens, des clous de girofle, des pois, des aubergines mures, des «pierres à aiguiser brunes °)>? Dut-il au contraire y renoncer après plusieurs années de lutte et reprendre le chemin de l’exil°)? Une lettre que Lyÿ Nho’n Tôn écrivait en 1074 permet de le croire: elle annonçait en effet à l'Empereur Chen Tsong que le roi «du Champa, conduisant 8000 soldats, ses femmes et ses enfants, cétait venu faire soumission, au premier mois, de son propre mouvement’).
Un certain prince Thäñ, yañ Visaumurti ou Maädhavamurti, qui appartenait à la fois, par sa mère au Kramukavañça, au clan
des Aréquiers «race éminente dans l’état de Campa», et par son
1) »Pendant les désastres de la guerre (les Annamites) entrèrent prendre le Seigneur “Rudravarman et saccagèrent le Royaume du Champa. Alors le pays fut en guerre une ndizaine et seize ans. Alors il y eut des hommes lesquels (furent) rois une dizaine de “personnes dans l’intérieur (pendant) la durée (de cette) guerre là...” Po-Nagar de Nha- Trang, Khanh-Hoà, Tour Nord 30, Piédroit Sud, A?°, C2 1006ç = 1084 A.D. AYMONIER 33—34. Le mot paliñyak, qu'Aymonier traduit par ,expulser de”, signifie simplement «saccager».
2) Sk III Sa. T4 TIT 58. Cm III 304
3) Première année Thäi Ninh K ET de Lÿ Nho’n Tôn 2 1 = du nom de Kiên Due H}] fi, fils aîué de 14 Thành Tôn, auquel il succède en Février 1072. Vs II, 19. S4 IIL 9. 7é III 6. Cm III 314. Cette année à le Champa apporte à la Cour du Dia Viêt, d’abord de la fine toile blanche, puis le tribut. VsZ III 194 20a.
4) «Troisième année Thäâi Niah» Vs2 III 214.
5) «Cinquième année Hi Ning». Sozg Che CCCCLXXXIX 274.
6) Rudravarman III. Inventaire.
A. — Po Nagar de Nhatrang. Tour Nord. Khanh-Hoà. 31. Piédroit Nord A. skt, 986ç — 1064. Rudravarman III. Finor 634vr 643, 646.
7) Song Che ibid. Wen hien t’ong kao XXIV 536. Méridionaux 548.
X° Dynastie
Harivarman JII
père, Praleyecvara Dharmaraja,') à la famille Narikela (Cocotier), et tenait par conséquent aux deux plus grandes familles du Champa, avait réussi par la force de ses armes à s'établir à Campapura et s’y était proclamé Roi. «Les ennemis (les Annamites) étant entrés «dans le royaume de Champa, et s’y étant installés en maîtres; «ayant pris toutes les possessions royales et toutes les richesses «des dieux; ayant pillé les temples, monastères, palais, cellules, «ermitages, villages et édifices divers, avec les chevaux, éléphants, «bœufs, buffles et récoltes; ayant ravagé tout dans les provinces ?) «du royaume de Champa.... alors S.M. Vijaya Cri Harivarmadeva, «Yañ Devatamurti règna. Il battit complètement les ennemis, alla «au nagara Campa et restaura le temple de Criçanabhadreçvara «que les ennemis avaient pillé et dévalisé.... Le royaume de «Champa fut prospère comme autrefois. Alors Harivarman célébra «son sacre suivant (les rites de) S.M. le roi Utkrstaraja. Cela fait, €Harivarman [III] jouit d’un bonheur complet et goûta la félicité «royale». ) Ce ne fut pas sans de longues luttes et de sanglants combats. «Il a dispersé les troupes ennemies sur les champs de «bataille jusqu’à douze fois. Il a pris les têtes des rois, des géné- «raux, des hommes, sur les champs de bataille, jusqu'à neuf fois» *). Sans doute Rudravarman IT était-il parmi ces «ennemis» que Harivarman III se vante d’avoir dispersés et ce fut la cause qui l'obligea à demander asile à Kién Pic.
Il n'est pas absurde de supposer, non plus, que ce fut à son instigation que l'Empereur du PDai-Viêt, dans le but de le replacer
sur le trône, décida, sous le prétexte de quelques actes d'agression
1) Fixot IV 909 fait un roi de ce Praäleyçvara Dharmaraja: mais le soin avec lequel Harivarman III, son fils, se vante de ses origines et énumère tous les signes qui attestent ses droits au trône indique, à n’en pas douter, qu’il fut bien un usurpateur,
2) Pramana, cf. supra.
3) MiSon. Mont. E,, 94. Pilier. A. C4 Finor 1V 941xiv.
4) Mi-So’n. Mont. D 3. 90. Stèle, B. C4. Finor 933xI1.
en co if
à la frontière ‘), une expédition contre le Champa. La direction en fut confiée à Lÿ thu’o’ng Kiét?) qui subit une défaite en 1075 ©) et s'en consola en dressant la carte des trois provinces nouvellement acquises, *) et faisant le cadastre des terres cultivables qui furent distribuées aux Annamites assez hardis pour oser s’y installer. ®) Cette victoire assura définitivement Harivarman III sur le trône et mit fin à tout espoir de restauration de Rudravarman III et de sa dynastie.
La nouvelle en vint à la connaissance de Wang Ngan Che,°) ministre de Chen Tsong, qui crut le Dai Viêt assez affaibli pour l'auéantir à jamais par une expédition décisive 7). Mais Kién D'u’e le prévient, s'empare des Tcheou de K'in *) (31 Octobre 1075) et de Lien”) (6 Novembre 1075 !°) et, le 18 Février 1076,!!) de la
1) S% III 136. Tt III 8.
2) Lÿ thu’o’ng Kièt Zi re E :
3) « Quatrième année Thäi Ninh, à la huitième lune». 7% IIL 94. Cm III 344. Le SX TITI 164, quoique mentionnant la campagne à la ‘cinquième année, la reporte, dans l'examen, à la huitième lune de la quatrième année.
4) C’est alors que le nom de Dia Ly fut changé en celui de Lam Binh et celui de Ma Lioh en Minh Linh. Cf. supra p. 09 et S4 IIL 164. T* IIL 9e. Cm III 34.
5) Té III 9a. Cm III 34.