‹ Tung pao. Toung paoChapitre 109 sur 261 · III. — MiSo’n Mon: E,. 95. Pilier ck ibid. 943xir · texte numérisé non relu

III. — MiSo’n Mon: E,. 95. Pilier ck ibid. 943xir

B — Par le roi Paramabodhisatva: Po Nagar de Nhatrang. Tour Nord. 30 Piédroit Sud. Ar. CA 1006 — 1084 À D. BERGatGNE 79—80. AyMoNIER 33— 36.

C. — Mi-So’n. Mon‘, 89. Stèle A c. Jaya Indravarman IL. supra. Fixor IV 946xv1.

Jaya Indravarman 1].

2e règne

254 GÉORGES MASPERO.

tisans de la branche aînée et, quaud ils se sentirent assez nombreux et en force suffisante, ils prirent les armes au nom du roi lésitime Cri Jaya Indravarman IT, sacré par devant les notables et indûment dépossédé par son oncle. Ce fut à nouveau la guerre civile, et une fois de plus la capitale vit dans ses murs de sanglants combats qui n’y laissèrent que ruine et solitude. ‘) Paramabodhisatva disparut, ses partisans furent réduits au silence et Jaya Indravarman IT reçut pour la seconde fois la couronne (1036). Il renoua les relations avec la Cour de Chine, interrompues depuis dix ans,?) et envoya une ambassade à l'Empereur dès son avènement (1086)°). Il relève complètement la ville de Champapura que la guerre civile avait

laissé <ruinée et déserte»,*) fait des donations à Bhadrecvara et

1) C’est au moins ainsi que je crois pouvoir expliquer la disparition de Paramabodhisatva, le retour au gouvernement du roi Jaya Indravarman II et la phrase de l'inscription (Mi-Son XVI) où ce dernier dit qu’il a relevé la «ville de Champa» qui était «ruinée et déserte». Nous avons vu que son père Harivarman III et son oncle Paramabodhisatva avaient déjà réédifié et ramené dans cette ville la population dispersée au cours de linvasion annamite. Si donc Jaya Indravarman II a eu à la relever et peupler à nouveau, c’est qu’une nouvelle guerre l'avait ruinée après que Paramabodhisatva lui eut rendu sa prospérité. Or il semble, durant son règne, n’avoir eu qu’une guerre, heureuse d’ailleurs, celle qui eut pour but de réunir Panrañ au Champa. D’autre part les Annales annamites ne mentionnent aucune expédition dans ce royaume à cette époque, et rien ne permet de supposer une incursion Khmère. Ce ne peut donc être guère que la guerre civile qui ait fait fuir les gens de Champapura, ct il y a tout lieu de croire qu’elle eut pour objet d’occasionner le retour au pouvoir de Cri Jaya Indravarman IT. Si je date cet évènement de 1056, c’est que la reprise des relations avec la Chine, interrompue depuis, semble être le fait d’un nouveau roi, désireux d’assurer sa cause. Aussi bien je tiens À marquer que ce n'est là qu'une hypothèse et qu’il n’est pas certain que cet Indravarman soit le même que le neveu de Paramabodhisatva.

2) «Depuis l'ambassade de la dixième année Hi-Ning, 1077». Song Che XV 43b C£. supra p. 248.

3) vPremière année Yuan Yeou JÉ Don huitième lune, jour Kia Wou HA 2 vle pays de Champa envoie un ambassadeur qui présente le tribut”. Soxg Che XVII 484 Le Ling Wai T'ai Ta IL 11 mentionne une ambassade du Champa à la Cour en cette même première année Yuan Yeou, mais à la douzième lune. Un édit impérial ordonna de

lui donner 2,600 ligatures de sapèques, ce pourquoi il manifesta grande reconnaissance. ière année du rè D) Tehe Tsong WF LE, fils et C’est la première année du règne de Hiu Ho , Empereur Tche Tsong FT ZE :

successeur de Ying Tsong.

4) Mi-So’n 89 B.

offre un monastère à (rt Indralokeçvara dans la circonscription de Tranul (1088). ‘) Enfin, il ne manquait pas de payer régulièrement le tribut à son puissant voisin du Nord ?); s’il le négligea cependant en 1090, il s'y soumit à nouveau 1091 *). Mais ce vasselage lui pesait; il regrettait les territoires dont Rudravarman avait consenti la cession et les deux peuples manifestaient de tels sentiments réciproques que leurs ambassadeurs, s'étant rencontrés à la Cour de Chine, et ayant été introduits le même jour devant l'Empereur, ils se tinrent fort éloignés l'un de l’autre; à un repas de gala auquel ïls prirent part, ils se placèrent chacun à un bout de la table.) En 1092, donc, il ne présenta pas ses devoirs de vassalité à l'Empereur Ly-nho'n-Tôn et adressa à Tche Tsong ‘) un mémoire lui exposant que, si la Chine était disposée à châtier le Pai-Viét, le Champa était prêt à envoyer des troupes pour coopérer à son action. Mais l'Empereur, considérant que le Dai-Viét payait le tr:but souvent et régulièrement et observait strictement ses devoirs de vassal, estima qu'il n'y avait pas lieu de l’attaquer, et Jaya Indravarman II en fut pour ses avances t).

Il se dispensa néanmoins d'adresser le tribut à la Cour du

Pai-Viét jusqu’à ce qu’un envoyé 7) de Lÿ-nho'n-Tôn vint lui faire

1) Ibid.

2) «Deuxième, Troisième, Quatrième et Cinquième année FÉ DA Quang hu'u» (1086—87—88—89). Vsz II 234.

3) « Septième année Quang hu» Vs2 II 24a.

4) Song Che CCCCLXXXIX ?27a. il ne donne pas l’année où se présentèrent à la Cour les ambassades qui donuèrent lieu à ces incidents.

5) Empereur depuis 1086.

6) «Septième année Yuan Yeou». Soxg Che XVII 504 et CCCCLXXXIX 27. L'Empereur

Tche Tsong, pour atténuer sans doute l'effet de son refus, nomma l'ambassadeur Leang pao

kou lium ya tan FE 1 x 4 L FF et l’ambassadeur adjoint Pang Mou Tche T'ou 1E À FH DE au grade de Pao Chouen Leang Tsiang, f& NE EI 5.

7) J1 se nommait Mac Hiên Tich ET BE ES et était du grade de ôung(?)lam Q û UD cè Le Le

be HR

des représentations (premier mois 1094); il prit peur, et prétendit avoir expédié le tribut que son ambassadeur n'avait osé présenter à l'Empereur ). Il fit des excuses, s’empressa de s'éxécuter et servit le tribut en 1095, 1097, 1098, 1099 et 1102 ?).

Enfin en 1103, à l’instigation d'un Annamite refugié au Champa ) qui lui donna de faux renseignements sur la situation du Pai Viêt qu'il représentait comme affaibli par des luttes intestines et impuissant à résister aux armées Chames, il met ses armées en mouvement et s'empare des trois provinces perdues. Mais, dès le printemps suivant *) Lÿ thu’o’ng Kiét accourt, le bat et l’oblige à abandonner à nouveau ces provinces. Désireux d'éviter toutes représailles, Jaya Indravarman s’empresse d'adresser le tribut à Nho’n-Tôn°) et d’expédier une ambassade à la Cour de Chine ‘).

Les années qui suivirent furent toutes pacifiques; le Champa, régulièrement, envoyait le gage de vassalité au Dai-Viêt,7) et, de

temps en temps, une ambassade ‘).

1) «Troisième année Hoi Phong Ér EE au printemps, la première lune». VsZ II 248. Sk I1I 22ab. Te III 128. Cm IV la.

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