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CHAPITRE VIII

La XIIe Dynastie. Suite. — Indravarman VI & les Mongols 1278—1985. Cession au Dai Viêt par Jaya-Siñhavarman III des deux provinces des à & de Lÿ 1306.

Cependant que les Khmers, retenus par leurs luttes avec les Siamois, vont cesser d’apparaître au Champa en conquérants, deux peuples, dont l’histoire est intimement mêlée à la sienne, les Annamites et les Chinois, libérés des dynasties usées qui les avaient affaiblis, vont y apparaître à nouveau et c’est désormais avec leurs ennemis du Nord que les Chams auront à lutter.

En même temps que Jaya Paramecvaravarman IT recouvrait le trône de ses ancêtres, le dernier empereur de la dynastie des Lÿ, Huê Tôn*), se retirait dans une pagode laissant la couronne à sa fille, une enfant de sept ans (1224)*). Un mandarin ambitieux,

Trân Thu D6 ‘), sut lui faire épouser son neveu, le jeune Trän

1) Voir T’oung Pao, Mars 1910, pp. 125—136. Mai 1910, pp. 165—220. Juillet 1910, pp. 319—350. Octobre 1910, pp. 489—526. Décembre 1910, pp. 547—566. Mars 1911, pp. 53—87. Mai 1911, pp. 236—258. Juillet 1911, pp. 291—8315.

2) Lÿ Huê Tôn 2 H 2 4» nu 2 JT AR > règua de 1210 à 1222. Vo 28a à 290. Sk IV 30e à 436. 4 IV 276 à 315. Cm V 35a à 406.

3) «Quatrième année Kièn già». Cette princesse qui porta d’abord le nom de Phât Kim ee EL HLy . .

4} & puis celui de Thièn Hinh = LEE reçut par la suite les titres honorifiques Chi é hièu Hoang [7 1. 54 IV : L IV 316, 326. ieu Thânh 4 En et Chiôu Hoang H ET. SX IV 44a, 46a. Té IV 316, 326 Cm V 31.

4) Trân Thu Di 4 SF JE 5

+ prince Cam ee , fils et successeur de Lÿ Cao Tôn

Canh 1), âgé de huit ans et, vingt jours après, obtenir des Grands la reconnaissance de ce prince sous le nom de Trân-thäi-Tôn *) (1225). C'était une nouvelle dynastie qui règnait dès lors sur l’Annam *).

Elle ne devait pas tarder à recommencer contre le Champa la lutte que les derniers rois Lyÿ n’avaient pu soutenir. «Depuis que «la dynastie Lyÿ s’affaiblissait, disent les Annales Annamites *), les «Chams, constamment, au moyen de bateaux légers, en véritables «pirates, ne cessaient de piller les populations côtières (du Dai- « Viêt). Dès que l'Empereur règna‘), il envoya un ambassadeur cfaire des remontrances au roi de Champa, bien que le tribut eut «été constamment payé). Celui-ci répondit en demandant la restic«tution des terres anciennes, qu’il convoitait secrètement 7). L’Empecreur, irrité, confia la régence au Khâm Thiên Vu’ong Nhwt «Kiéu 8) et prit lui-même la direction, de l'expédition, 1252, pre-

mière lune *).» La campagne fut longue, et semble-t-il pénible, puis-

AT 20 PE 1) Trân Canh fi DE . 2) Trân-thäâi-Tôn Bi K DR:

3) Depuis 1164 (deuxième année Chänh long bao W’ng) le roi du Dhai-viet avait reçu,

de la Chine, le titre officiel de Annam quôc Vuong a F4 F «roi du pays du Sud Pacifié» et le Giao Chi devint l’Annam quôc a F4 «Le Sud Pacifié». Té IV 14a. Cm NV 12.

4) Cm NI 356.

5) C’est-à-dire probablement «dès que l’Empereur Trân Canh eut pris en mains propres la direction des affaires».

6) C’est une forte exagération, car, depuis l’ambassade de 1199, supra, jusqu’à la campagne de 1252, nous n’en trouvons que deux: «la première en quatrième année Kiên Trung En (ea , à la dixième lune» c’est-à-dire en 1228 AD. — T£ V 5a. Cm VI Ta = et l’autre en «onzième année K RE nr 2p Thiên &ng chânh binh, à la dixième lune» c’est-à-dire en 1242. Té V 134.

7) Les trois provinces cédées au Dai Viêt par Rudravarman IT comme rançon.

8) Khâm Thiên Vu’ong Nhu’t Kiêu RTE Hgÿ. Le Cm 350 ou selon

le Te V 19 le Khèm Thièn Dai Vwong ER K À E- 9) «En deuxième année Nguyën Phong JL sl au printemps, à la première lune». TE N 194. Cm NI 356.

que Trân Canh ne revint qu’à la douzième lune. Il ramenait, il est vrai, la reine B’ô da la !), des dignitaires et des concubines du roi, et un grand nombre de prisonniers ?).

Jaya Paramecvaravarman II) eut pour sueccesseur son frère cadet <Jaya Indravarman (VI), prince Harideva, de Sakän viaya, «petit-fils de S. M. Harivarman, suprême suzerain des rois, fils de «S. M. Jaya Harivarman, Grand roi suzerain, frère cadet de $S. M. «Parameçvaravarman, roi suzerain» qui occupait le trône en 1254*).

C'était un souverain tout pacifique, adonné à «toutes les sciences»

&et versé dans la philosophie des diverses écoles *)». Il entretint,

1) Bô da la in EK AE. «Il n’est pas bien sûr, dit le 7% V 19a, qu’on se soit «emparé de la (reine) Bô da la. Si c'était vrai, pourquoi Vän Hu’u L'a 1: qui a rédigé

«le Su’ Ky 5h SL: n'en a-t-il pas parlé, ainsi qu’il l’a fait de la capture de Sa Dao

« si ». F2 D'é 1% (Lé) Van Hu’u dont il est fait mention ici est le premier

historien en date dont fassent mention les Annales. Il vivait précisément sous le règne de Trân-théi-Tôn (Trân-Canh) et rédigea le Viêt Chi. C£. Sources Historiques 623. 2) Sk. Tt NV 194. Cm NI 354.

3) Jaya Paramecvaravarman II Inventaire.

A. — 1. Mi-Son Mont B,. 86. Piédroit intérieur Nord C4. 1156ç = 1234 A.D. Finor IV 976xxv.

2. Binh-Dinh (Pagode de Kim Chuà) 52. Stèle. CA. sans date. BERGAIGNE 92. AYMONIER 53.

3. Po Nagar de Nhatrang. Tour Nord 30. Piédroit Sud. Br. 1155e — 1233 A.D. & B,. BERGAIGNE 88. AYMONIER 47.

4. Lomngô. Ninh Thuân. 7. Piédroit ruiné. BERGAIGNE 92. AYMoNIER 52. FINOT III. 634x.

5. Cho’ Dinh. Ninh Thuân. 4 Piédroit ruiné. C4. 1149ç — 1227 A.D. BERGAIGNE 91. Aymonier 50. Finor III. 634vurr.

6. Cho’ Dinh. Ninh Thuân. 4. Piédroit ruiné. CA. 1149ç — 1227 A.D. BERGAIGNE 91—92. Aymonier 50—52. Kinor [IL 634vrrr.

7. Phanrang. Ninh Thuän. 5. Piédroit. C4. Finor III. 6341x—646. B. — 1. Phanrang. Ninh Thuân. 6. Linteau. C4. 1176c = 1254 A.D. Finor III. 636x1—648.

4) «Le roi Indravarman fit aller le lyañ po yañ Utpana, en çaka 1176, acheter un

Phanrang. 6.

5) Mi-So’n. 83. C.

Jaya Indravarman VI.

avec le Dai-Viêt des relations amicales ‘), et nous ne le connaissons guère que par ses fondations pieuses ou celles de sa fille ?). Il fut assassiné *) par le fils d’une de ses sœurs #) Cri Harideva, qui por-

tait le nom de Seigneur Pulyañ Cri Yuvaräja vlom *).

1) Le Cm VIT, Ta écrit à l’année 1265. «Depuis que Thai Tôn en personne a conduit «les troupes et soumis le Champa jusqu’à maintenant (ce pays) est venu présenter le tribut

«six fois». A vrai dire, les Annales Annamites ne mentionnent, antérieurement à cette

année 1265, qu’une ambassade: celle de 1262. «En cinquième année ge fÆ Thiên Long, «en automne, à la neuvième lune». S4 7€ V, 276. Il est probable que cette ambassade de 1265 (huitième année Thièn long, deuxième lune. 7% 294. Cm VII, Ta) a été envoyée par Jaya Indravarman VI.

2) Jaya Indravarman VI. Inventaire.

A. — 1. Mi-So’n 83. C. supra.

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