partie en avant garde, disparut en vue du canal Chou Mei
1) Yuan Che XII 41la.
2) ,Dix-neuvième année (1282) à la huitième lune, au jour Ping Chen M Fk ; nWou Tie Na JL 2e #1} fut dégradé et désigné pour le Champa par mesure disciplinaire”. Yuan Cle XII 39a.
3) Yuan Che XIL 396. Les expéditions de Japon et de Birmanie jouissaient d’ailleurs de la même défaveur.
4) Yuan Che XII 414.
5) Cf. infra la désertion de Hou Tou Hou 72, #T D et de Lieou Kieou Tien
6) A La Hai [nf FA YÉE. O£ sa biographie Fuan Che CXXIX %.
7) L’Empereur d’Annam se refusait toujours à laisser passer les troupes Mongoles sur son territoire. Cf. ZA 1II 24.
8) » Vingt et unième année, deuxième lune, jour ne À Ting Wei».
9) L’inspecteur du Hou Kouang et le Conseiller Impérial Ali Haiya, deux mois plus
tard, demandèrent à les réunir pour réprimer le Sud; ce à quoi Koubilaï consentit. Yuan Che XII 425.
10) Hou Tou Hou 23 #T JE et Hou-ma-eul 22, Æ ED Omar. Yuan Che ibid.
Lien ') sans qu’on pût savoir ce qu’elle était devenue.
Le Wan Hou Lieou Kiun K’ing *) reçut alors l’ordre de conduire les troupes. Arrivé à Cri Banüy *), des Chams qu'il fit prisonniers lui apprirent que l’armée Mongole avait quitté le pays; il n’en continua pas moins sa marche, mais la vue du camp de Sagatou, près du canal Chou Mei Lien où ne demeuraient que des restes de baraquements incendiés lui confirma ces dires: le Général en Chef avait pris le chemin du retour ‘), quelques jours auparavant. Prenant alors comme guides les prisonniers Chams, le Wan Hou se porte en avant, après avoir expédié un ambassadeur à Indravarman pour lui conseiller de venir, accompagné de son fils, faire, en personne, acte de soumission °). Mais le Roi Cham était, plus que jamais depuis le départ du gros des forces Mongoles, bien résolu à n’en rien faire. Il se contenta d'écrire une lettre où il disait que «les armées de Sagatou avaient mis le pays à feu et à €sac, n’y laissant plus rien qui valût d’être offert en cadeau; que «l’année prochaine il enverrait son propre fils offrir des présents «du pays *).> Son ambassadeur 7) rencontra l’armée Mongole fort
près de la capitale (quatrième lune 1284) °). Il se décide alors à
1) ET Jä fr - Yuan Che ibid.
2) Lieou Kiun K’ing Z2] 729 EE Yuan Che XIII 424. D'après la Notice sur le Champa ce serait Hou Tou Hou qui aurait été à la tête de l’armée de secours quand elle
arriva au camp abandonné par Sagatou. Fuan Che CCX 558.
3) Sin Teheou ff PM. Fran Che XIII 42.
4) , Vingt et unième année, troisième lune, sixième jour». Fuan Che CCX 554.
5) La Notice sur le Champa dit que cet envoyé, qui se nommait Tch’en K’ouei Ph 4 et avait le grade de centenier Ë F Pei Hou, reçut ses lettres d’ambassade de
Hou Tou Hou Yuan Che COX 554.
6) Yan Che XIII 426, CCX 556.
7) A pou lan KI # Éd. Yuan Che XIII 428. La notice sur le Champa. Yuan Che CCX 556 donne L'é A IF K Er F4 Wen lao k’iong Ta pa nan?
8) Fuan Che XIII 426. Le texte dit: au moment où elle arrivait à la limite de
Tch’eng Cheng,. on D représente ici, à n’en pas douter, la capitale, puisque les troupes
envoyer à l'Empereur son petit-fils Tsi-Mou Li-le-Tche ‘), accompagné du Ta-pa-nan Wen lao k'iong renouveler ses assurances de soumission (le 12 de la quatrième lune 1284) ?). Trois mois plus tard *) il adresse à K'oubilaï la carte de son royaume ‘), puis, le mois suivant il lui envoie, par une ambassade composée de dixhuit personnes ‘), trois éléphants et un mémoire où le retrait des troupes était demandé moyennant promesse de renouveler annuellement le versement du tribut). Enfin au onzième mois, ces mêmes ambassadeurs 7) se présentent à nouveau à la Cour Mongole avec des pièces de soie et deux éléphants et remettent à l'Empereur un placet contenant des souhaits pour sa fête anniversaire de naïssance °).
Malgré toutes ces ambassades et ces assurances de soumission, les choses en restaient au même état que devant: le Roi cantonné dans la montagne reconstituait sans cesse les troupes que les Mongols dispersaient, sans progresser d’un pas dans un pays où ils souffraient de la chaleur, de la maladie et du manque de vivres. K'’oubilaï résolut d’en finir coûte que coûte et d’expédier, par voie de terre, une armée suffisamment forte pour soumettre définitivement
Indravarman et son peuple.
de Lieou Kiun K’ing se trouvaient sur le territoire Cham depuis leur débarquement à Cri
Banüy.
1) Tsi-Mou Li-le-Tche LS H pui #] +. Yuan Cle COX 556. Les Annales principales Yuan Che XIII 420 donnent Lou-sseu Li le Tche: Fes Hi] #H À] FE
2) Yuan Che COX 556.
3) Vingt et unième année, huitième lune,. Yuan Che XII] 434.
4) Qui fut présentée par T'ai Pan K £È et Ta lien tcha ea UE FL. Yuan Che
XIII 43a
5) Parmi lesquelles T’ai-p’an-ya-lo K fe ni Para et Je-jou-yi H in LE ou
grade de Ta-pa-nan. Yuan Cle ibid.
6) Yuan Che ibid.
7) Tai p’an ya lo est nommé ici Ta-lo-p’an-ya K br fe HA AE. . Yuan Che XIII 436.
2e 8) Le texte ajoute: »Le Seigneur de l’ancien Tcheou de Champa Pao-kia-leou F2 «ii lui aussi présente une supplique de soumission». Yuan Che XIII 436.
Pour parvenir au Champa, il fallait, de toute nécessité, traverser le Pai-Viêt. Or Thänh Tôn, tout comme Indravarman VI, s'était obstinément refusé à se présenter à la Cour et y faire acte de vassalité !). Son fils et successeur Nho’n-Tôn ?) résolu à observer la même attitude, se contenta, en réponse à l’ordre de venir se présenter à la Cour, d'envoyer son onele Trän-di-Ai *). K’oubilaï, furieux, déclare Nho’n-Tôu déchu, nomme à sa place ce même Trân-di-Ai ci et charge Tch'en Tch'ouen, «ambassadeur extraordinaire et généra- «lissime pour l’Annam ‘)» d'aller l'installer sur son trône.
Ils ne purent pénétrer sur le territoire d’Annam, et Nho’n-Tôn refusa le passage aux troupes de Sagatou °). L'année suivante, comme il lui était enjoint de leur expédier au Champa des vivres et des hommes *), il répondit qu'il ne pouvait fournir que des soldats. Il ajoutait que le Champa était un petit pays, longtemps soumis au Pai- Viêt, avec lequel son père avait vécu en bons termes et que lui-même s'était attaché à suivre la même politique; que d'ailleurs,
depuis trente ans Ÿ) aucune guerre n'était intervenue entre les deux
1) Supra p. 456.
2) Le vingt-deuxième jour de la dixième June de Bi sixième année Bao Phàù Fi FT,
Trân-thânh-Tôn abdique en faveur de son fils aîné Khâm te qui règne sous le nom de
Trân- Tôn. T4 V 376. Cm VII 204.
3) Trân di Ai DRE 3E +. An 1 lTa. T4 V 408.
4) Cf. dans 4x Il 34 44. Suinson 108—109, lEdit portant la nomination de Trân di Ai
à la connaissance de Nho’n-Tôn.
5) À Jef L/e F4 1 ÎÂT H kil GE #1 TÉ ill . An # 17a. Depuis l’année 1164 le nom de Giao Chi FE PE par lequel les Empereurs de Chine désignaient officiellement autrefois le pays était remplacé par celui de An-Nam La F4 Té IV 14. Cm N 12. Chronologie 92.
6) . Troisième et quatrième année Thiôn Bao ul ci v. An [=] 17ab IV18. TV 408 à 41%. Cm VII 24a 250.
7) - Vingtième année, septième lune, (1283) Cet ordre qui émanait de A-eul-ngo-ya
ay F3 DA JE Conseiller Impérial, Gouverneur des provinces de King Hou Ji] #) et Champa, Jui fut apporté par Tehao Tehou 1 À fj #1. Notice sur l’Annam re FA
Yuan Che CCIX 514. 8) Depuis la Per de 1252.
pays. Il s’excusait enfin de ne point fournir de vivres !). En 1284, quatre mois après *), il oppose une réponse semblable à une nouvelle demaude de fournitures. Il protestait en même temps contre l’accusation qu'il savait portée contre lui de prêter main forte au Champa et d’avoir expédié à Indravarman 20.000 hommes et 500 jonques «Si ce pays ignore ses devoirs envers la Cour, ce n’est pas une «raison pour que je m'unisse à lui dans sa rébellion *}».
Ce n’était pas l'intérêt porté au Champa qui incitait Nho’n Tôn à agir ainsi. Sans doute, Indravarman, très intéressé à conserver son amitié, lui adressait le tribut chaque fois qu’il le pouvait “); en 1282 même, il lui avait envoyé un éléphant blanc°). Mais l'Empereur du Dai-Viét sentait bien que les Mongols, occupés à leur guerre contre le Champa, hésiteraient longtemps avant d’entrer en lutte avec lui; il comprenait que, du jour où son voisin serait complètement soumis à Koubilaï, les armées qui s’y battaient s’attaqueraient à lui et que, pris sur ses deux frontières du Nord et du Sud, il ne tarderait pas à succomber. Aussi bien quand, en fin de cette année, il reçut l’ordre péremptoire de livrer passage aux troupes chargées de la conquête du Champa‘), il se prépara à leur barrer l'accès de son territoire.
Elles étaient commandées par le fils même de K’oubilaï, Togan ?)
1) » Vingtième année, onzième lune,. Yuan Che CCIX 514.
2) . Vingt et unième année, troisième lune». Ibid.
3) Ibid.
4) »Au printemps, à la première lune de la première année Thiên bao (1279), le »Champa envoie le mandarin Ché Näng Cho Diép apporter le tribut. Chè näng et les siens »demandent à rester près de lui comme ses sujets; (Nho’n-Tôn) n’y consent pas,. 74 V 386. Cm NII 21a.
5) ,Au printemps, à la deuxième lune de la quatrième année Thièn Dao” (1282). Tt V 418. Cm 24a.
6) Ten III 2a IV 16. Suinson 149—184. Cf. également l’édit Impérial de K’oubilaï, daté de la quatrième lune de la trente cinquième année Tehe Yuan, et résumant la campagne de 1285 et ses causes. 747 IV 4ab. Sainson 109—111.
7) To houan Le ff Tch’en Nan Wang £E F4 F, prince du Tchen Nan.
Prince du Tche-Nan, et par le Conseiller privé Ali-hai-ya. Parvenu à la frontière annamite le 28 Janvier 1285 !) le prince envoie en vain lettre sur lettre pour assurer à Nho'n-Tôn que l'expédition est dirigée contre le seul Champa et non contre l’Annam, le prier de venir se présenter, l’assurer qu’on lui demande uniquement des vivres; Nho’n Tôn répond que de son pays au Champa les voies de communication tant par mer que par terre sont impraticables ?) et envoie des troupes à chacune des passes des montagnes qui bornent ses frontières. Togan, divisant ses forces, franchit ces passes, refoule, de victoire en victoire, les forces annamites et, après avoir traversé le fleuve Lo *) entre en vainqueur dans la capitale.
En même temps Sagatou et le Lieutenant Général de gauche, T'ang Kou‘) quittaient Kouang Tcheou avec une flotte, et débarquaient au Champa *) avec ordre de se porter au devant de l’armée du prince Togan, venant par voie de terre. A la deuxième lune, il péuètre sur le territoire Annamite, s'avance dans le Bô Chinh De puis dans le Nghê-An’) où il rencontre l'ennemi et le met en
déroute. Il envahit enfin le Thanh-Hoù dont Nho'n-Tôn et son père occupaient la région montagneuse *). A la quatrième lune l'Empereur reprend l'offensive, bat Togan au Nord et refoule ses armées
au delà du Lo-gians. Sagatou ignorant cette défaite avançait toujours.
1) ,En l’année FF FH des années Tche Yuan, à la douzième lune, au vingt et unième x 2 »jour, jour FH + kia tseu,. Tekl IV 16. Sainson 184. ,Sixième année Thièn bao,. T4 V
&&a. Cm VIL 305 314.
2) Yuan Che CCIX 52a. Sk Tt NV 44a. Cm VII 308 314.
8) Lo giang JE VA Ce fleuve Rouge, en Chinois Lou kiang.
4) Tang Kou HE nr , où T’ang Kou Tai Tcheng He Ti HE 7 En nc pa HA] - An IV 2a. Sainson 187. Yuan Cle CCIX 524.
5) Yuan Che XIII 44e. Tehl IV 2a. Sainson 187. Sk Tt V 46a. Cm VII 56a.
6) TehLIN 2a. Sainson 187. Le Te V 48a et le Cm VII 39a disent le O Lÿ F4; HH.
7) An IV 2a. Sainson 187. Le Tt ibid. et le Cm ibid. disent le Hoan et le A Ai. 8) Cm VIT 37e.
À la cinquième lune (au 22° jour) il est surpris par les Annamites et complètement battu; il resta sur le champ de bataille et sa tête fut présentée à Nho’n-Tôn !).
Le Champa se trouvait ainsi délivré des Mongols ?) qui y avaient
perdu quantité d'hommes et d'officiers *) sans en avoir retiré d’avan-
1) Lorsqu'on la lui mit devant les yeux, Nho’n-Tôn, ému de compassion ne put s’empêcher de dire: »C’était un bon serviteur, il mérite le regret. Il la fit ensevelir dans une robe royale avec les honneurs militaires, 74 504, Cm VIT 4la. Le An IV 3a Sainson 191 dit que Sagatou se noya. Le Yuan Che mentionne simplement sa mort, sans préciser les circonstances. Yuan Che XIII 448, CXXIX 3%, CXXXI 114.
Un certain nombre de Chams, parmi lesquels Tuong ba AH JÉ , Làu Ke 1 et Na Lièn HK SH qui avaient suivi les armées de Sagatou et avaient été faits prisonniers par les Annamites furent, à la sixième lune, renvoyés chez eux 7% V 506. Cm VII 425.
2) L'année suivante (1286) Koubilaï décidait une nouvelle expédition contre l’Annam (Yuan Che XIV 4la), accordait l'investiture de Roi d’Annam au frère cadet de Nho’n-Tôn, Trân-fch-Vac (cf. Pédit de K’oubilaï portant le fait à la connaissance du peuple Annamite, Tehl 11 4ab. Sainson 109—111) et chargeait le prince To-Gan d’aller l'installer sur le trône. Cette campagne comme la précédente, fut d’abord heureuse, puis se termina par la déroute des armées et de la flotte Mongole (1287—1288. Vingt quatrième et vingt cinquième années Tche Yuan, troisième et quatrième Trûng Hung) 4» 1 170 IV 3ab 4ab Sainson 48—49, 191 à 198. 74 V 516 à 564. Cm VIII la à 80. Yuan Che XIV 49ab. XV lab. CXXI 1la. CCIX 53a.
3) Voici la façon dont Marco Polo racente la lutte de K’oubilaï avec le Roï du Champa: »The people are Idolaters and pay a yearly tribute to the Great Kaan, which consists of “elephants and nothing but elephants. And I will tell you how they came to pay this tribute.
”It happened in the year of Christ 1278 that the Great Kaan sent a Baron of his, "called Sagatu, with a great force of horse and foot against this King of Chamba and this »Baron opened the war on a great scale against the King and his country.
nNow the King (whose name was Accambale) was a very aged man, nor had he such #a force as the Baron had. And when he saw what havoc the Baron was making with his Kingdom he was grieved to the heart. So he bade messengers get ready and despatched nthem to the Great Kaan. And they said to the Kaan: Our Lord the King of Chamba nsalutes you as his liege-lord, and long hath held his realm in peace. And now he sends you word by us that he is willing to be your liegeman, and will send you every year a ntribute of as many elephants as vou please. And he prays you in all gentleness and #humility that you would send word to your Baron to desist from harrying his Kingdom sand to quit his territories. These shall henceforth be at your absolute disposal, and the King shall hold them of you.
“When the Great Kaan had heard the King's ambassage he was moved with pity, “and sent word to that Baron of his to quit that kingdom with his army, and to carry
"his arms to the conquest of some other country; and as soon as this command reached
tage appréciable ‘). Indravarman désireux d'éviter leur retour, envoya à Koubilaï un ambassadeur qui se présenta à lui, le 6 Octobre 1285 ?), en même temps qu'un envoyé du Cambodge *), et lui offrit en tribut dix musiciens, des plantes médicinales, des peaux de crocodile, et différents produits. Aussi bien semble-t-il que, dès lors, K'oubilaï ait renoncé à la conquête du Champa; il fit remettre en liberté les prisonniers, réintégra dans leur grade les officiers déserteurs ‘), répartit les troupes du corps expéditionnaire sur les frontières et leur fit distribuer ligatures de sapèques, chevaux, chèvres, buflles, etc. ). Cependant l'Inspection de King Hou et Champa persista jusqu’en 1289 °).
“them they obeyed it. Thus it was then that this King became vassal of the Great Kaan, »and paid him every year a tribute of 20 of the greatest and finest elephants that were “to be found in the country” Marco Polo 11 266—67.
1) Cf. la lettre de l'Ambassadeur extraordinaire au Hou-Nan exposant à l'Empereur les pertes éprouvées au Japon et au Champa sans avantage pour l’Empire (à propos de la campagne contre l’Annam, vingt-troisième année Tche Yuan, sixième lune (1286)).
Yuan Che CCIX 526.
2) ,Vingt-deuxième année Tehe Yuan, à la neuvième lune, jour Ping tseu PJ + Yuan Che XIII 454.
3) "Quand la dynastie sainte (la dynastie Mongole, Yuan 7 ) reçut l’auguste mandat
“du ciel et s’étendit sur les quatre mers, le Général Souo Ton fut chargé de policer le »Champa. Il envoya jusqu’en ce pays-ci (le Cambodge) un Hou-fou-po-hou f% Ë » F et un Kin p'ai Ts’ien hou & HU H: mais ils furent pris et ne revinrent spas”. Tcheou Ta-Kouan. Mémoires sur les Coutumes du Cambodge (1295-1297). PELLIOT IT. 140. Cf. également Perrot Itinéraires 240. Note 5. Le Yvan Che XIII 45a dans
CNE = N ou ASE ES K mn l'édition que je possède, écrit I DU Tchen-la et non pas on HE Tchan la comme celle que cite PELLIOT.
4) Hou Tou Hou 2, =. D et Lieon Kieou T'ien a] JU us Yuan Che XIII 458.
5) On fit la même distribution aux soldats qui avaient pris part à l'expédition de
Birmanie (1282) Yuan Che XIII 464.
6) fl | Hi pk ÂT De Il en est question pour la première fois, à ma connaissance dans la Biographie de Yi Hei Mi Che DIN rH 2 JE CXXXI 10 —
CHER GROENEVELDT l'appelle I-Ke-Mese, et donne la traduction de sa biographie dans les «Vofes on the malay Archipelago and Malacca ». Miscellaneous papers relating to Indo-China and the Indian Archipelago. London Trübner 1887 Second Series vol. 1 153—155 — qui en
assuma la charge dans le courant de l’année 1281, dix-huitième Tehe Yuan; il y est
Il semble, à lire Marco Polo '), qu'Indravarman VI eût cessé de règner lors de sa visite au Champa, vers 1288 ?), soit qu'il eût abdiqué, soit, ce qui paraît plus probable, que les fatigues endurées au cours de la lutte contre les Mongols eussent hâté la fin en son
corps déjà usé par le grand âge ÿ).
spécifié que cette nomination était faite en vue d’une expédition au Champa. Deux ans
plus tard, en 1283 (vingtième année) Ngo eul Ngo ya Kry F5 DA TÉ en était nommé Ping Tchang Teheng Che 2p- Æ nr + . Juan Che CCIX 515. La dernière fois que
je trouve cette appellation, c’est en 1289 (vingt sixième année) Yuan Che XV 3a. Le
King Hou #f] D des Yuan est le King Nan Fou fil F3 RF des Song. Yuan Che
LIX 134. Cf. le nom marqué en rouge, par 30° lat. Nord et 102 long. Est sur la .carte
de la Chine Ancienne et Moderne À À] Hu p=L 4 E par les P. P. Lorando
et J. B. Le, Imprimerie de l’Orphelinat de T’ou Se We, Shanghai.
1) Supra p. 474.
2) ,The date of Marco’s visit to Champa varies in the MSS; Pauthier has 1280, as »has also Ramusio; the G. T. has 1285; the Geographic Latin 1288. I incline to adopt ythe last. For we know that about 1290, Mark returned to court from a mission to the »lndian Seas, which might have included the visit to Champa”. Marco Polo IT. 271 Note 2. J’adopterai aussi la dernière date, 1288. Ce ne peut-être en effet 1280, puisque Sagatou ne quitta la Chine, avec ,a great force of horse and foot against this King of »Champa” qu’à la onzième lune de 1282. Ce ne peut être non plus 1285, une armée imposante conduite par le prince To gan et dirigée contre le Champa Inttait alors avec l’Annam qui lui refusait passage tandis que Sagatou essayait de la rejoindre par le Sud. Ce ne peut done être que 1288. En cette année, asprès la seconde campagne infructueuse contre l'Annam (1287—1288) K’oubilaï renonçait définitivement à la conquête de l’Annam comme du Champa et se montrait disposé à accepter toute marque de déférence, si maigre fut-elle, manifestée par les souverains de ces deux pays et qui lui «sauvât la face». J'ajouterai que la date de 1278 donnée dans le deuxième paragraphe du Ch V de Marco Polo: »It happened in the year of Christ 1278 that Great Kaan sent a Baron of his...” ne peut être acceptée. C’est en effet en 1280 que Sagatou vint pour la première fois au Champa, et en qualité d’ambassadeur. Il ne quitta Kouang Tcheou avec une armée qu'à la onzième lune de 1282. (Cf. supra p. 459) Je lirai donc: It happened in the year of .Christ 1282 that...”
3) Jaya Sinhavarman 11. Inventaire.
A. — I. CHÜK-YANG, 26 supra. Cette inscription ne porte aucun nom et pour-
rait être aussi bien attribuée au règne précédent. Le seul intérêt du monument est qu'il nous offre le dernier spécimen relevé jusqu'ici à »Campa d’une formule sanserite de plus de trois mots” C. IL. 291xxxv. BERGAIGNE 99. AyMONIER 55. FINoT III 635xur.
HI. 58. Ch. Inscription sur un support de vase en bronze 1191ç = 1269 AD.
Son fils, le prince Harijit, né de la reine Gaurendraksmi !), que Jaya Siñha-
les Chinois appellent Pou-Ti et les Annamites Chê Man!°), prit officiellement, sous le nom de Jaya Sinhavarman (III), la direction des affaires qu'il assumait depuis longtemps au nom de son père, Il avait suffisamment soutenu la campagne comme prince héritier, pour apprécier les avantages de la paix et sut l’assurer à son peuple durant tout son règne.
Il se tint sur la réserve à l'égard de K'oubilaï et se dispensa de toute marque de vassalité. Si bien que celui-ci doutait fort de
la loyauté de ses sentiments à son égard lorsqu'il décida l'expédition
de Java). La flotte Mongole qui avait quitté le port de Ts’iuan
BERGAIGNE 96. AYMONIER 58. NAVELLE Ercursions et Reconnaissances XIII N°. 29. Septembre—Decembre 1886 p. 146 facsimile. III. BATAU TABLAH (Da Né) Ninh Thuân, 18. Inscription sur roc C4 4 1199ç = 1277 AD. BERGAIGNE 96. AYMONIER 57.
IV. PO-NAGAR de Nhatrang, Tour Sud, Khanh-Hoà. 29. Piédroit Nord. C4. BERGAIGNE 98. AYMONIER 59.
V. PO NAGAR de Nhatrang, Tour Nord, Khanh-Hoù. 32, Piédroit brisé. Ch. non datée. BERGAIGNE 103. AYMONIER 60.
B. — I. YANG-KUR, Ninh Thuân, 23, Stèle. Ch. 1200ç — 1278 AD. Reine Suryalaksmi BERGAIGNE 97. Aymonier 59. Fixor III. 635xiv. IT. PO-NAGAR de Nhatrang, 31. B et C, C seulement datée 1197c — 1275 AD. Dame Pulyañ Ratnäavali, princesse Suryadevi. BERGAIGNE 95 AYMONIER 55. C. — I. PO-KLONG-GARAÏT. Porte intérieure. Ninh Thuân 11 C4 sans date. Jaya Siñnbavarman, prince Harijit, fils d’'Indravarman (VI). BERGAIGNE 102. AYMONIER 67. FiNoT III 636xv.
IL KIEM-NGOC (Binh Dinh) 55. Stèle. C4. 1187e = 1265 AD. Sans nom. D’attribution incertaine. BERGAIGNE 104. AyMmonter 65.
1) » Bonheur. Ci tous les totaux des champs et des esclaves de forteresse que le dieu ”S.M. Cri Jaya Siñhavarman prince maître Çri Ilarijit suprême, fils du dieu S.M. Indra- »varman, suprême naissance en S.M. la reine dame suprême princesse Gaurendralaksmi »Paramapura”. Po-Klauñ-Garai IL. Piédroit Nord. BERGAIGNE 10. AyMoniER 81. Finor III 636xv.
2) Chè Man fil] nu . Ché est la transcription annamite de Cri. Man représente
le son final du nom de Jaya Sinharvarman. Cette façon de rendre un nom par la première
et dernière syllabe ne surprendra pas qui a vécu en pays annamite.
3) Yuan Che XVII 11a.
varman JII.
Tcheou ‘) aux derniers jours de 1292, mouilla dans les eaux du Champa vers la fin de la première lune de l’année suivante. Jaya Sinhavarman, ayant mobilisé ses forces, se trouvait prêt à repousser toute tentative de débarquement, et il n’apparaît pas que les Mongols aient touché terre. Le Commandant se borna à y rassembler tous les éléments de sa flotte, puis les divisa en deux escadres dont l’une mit le cap droit sur Java, tandis que l’autre avait charge d'obtenir la soumission des autres Etats de l’Archipel ?).
Avec la Cour d’Annam, ses relations furent d’abord des plus rares, puisque, dans les douze premières années de son règne, il
n’est fait mention que d’une seule ambassade: celle qu’il envoya
1) Tsiuan Tcheou Li JP Port et Chef-lieu du Fou du même nom, au Fou Kien
Ii XE -
2) L’expédition de K’oubilai Kan contre Java fut motivée par l’insulte faite à son ambassadeur (il fut marqué au visage comme un voleur). Décidée à la deuxième lune de 1293, elle quitta Ts’iuan Tcheou en fin de la même année, et arriva à Java à la troisième lune de 1293. D’abord reçus à bras ouverts par Raden Vijaya qui s’en servit pour abattre la puissance de Tumapel et fonder le royaume de Madjapahit, ils furent bientôt attirés
par lui dans un guet-apens et durent quitter l’Ile en toute hâte. Cf. sur cette expédition
de Koubilaï à Java Yuan Cle CCX 556 564. Notice sur Koua-wa T FE Java. Yuan
Che OXXXI 10 Lila. Biographie de Yi Hei Mi Che JR FE A KR Tuan Che CEXII ‘8a 9ab. Biographie de Che Pi 5h ff et Yuan Che CLXII 95 8a. Biographie de
Kao Hing FA , dont GROENEVELDT a donné la traduction dans , Votes on the Malay » Archipelago and Malacca” (Verhandelingen van het Genootschap van Kunsten en Wetenschappen, vol. XXXIX, Batavia, 1879) publiées dans Miscellaneous papers relating to Indo- China and the Indian Archipelago reprinted from the Straits Branch of the Asiatic Society. London, Trübner, 1887. Second Series. Vol I: 146 à 160.— Cf. également Pararaton (Ken drok) of Het boek der Koningen van Tumagel en van Majapahñit, uitgegeven en toegelicht par Dr. J. BRANDES. Verhandelingen van het Bataviaash Genootschap van Kunsten en Wetenschappen, deel XLIX, ler stuk. Batavia, Albrech et Rusche, 1896 pp. 66 à 68—76— 85—99 sq — 213 passim; Java de P, J. VErH. 3e édition, Haarlem, De Erven J. Bohn. 1896, vol. 1. — Wanneer is Madjapahit gevallen de G. P. RoOUrFAER p. 112. — The History of Java par RarrLes 2e édition. London J. Murray 1830. vol. II 138—140. History of the Indian Archipelago par J. Crawfurd. Edinburg, Robinson and C° 1820. vol III p. 157—166. — Madjapahit et Tchampa par Aristide Marre. Centenaire de
VPEcole Spéciale des Langues Orientales Vivantes p. 94.
en 1293, à l'occasion de l’avènement de Anh-Tôn ‘). Nho’'n-Tôn, père de ce dernier, ayant abdiqué en sa faveur, se retira dans une bonzerie et fut désigné désormais sous le titre de Thu’o'ng Hoàng ?). Après avoir acquis, en cette retraite, des mérites sans nombre, l’envie lui vint de voir du pays et de visiter les lieux saints des contrées voisines. En 1301, il profite d'une ambassade, venue présenter l'hommage à son fils, pour aller visiter le Champa*). Il y resta neuf mois, vécut à la Cour, et Jaya Sinhavarman fut si aimable à son égard qu'avant son départ‘) il lui promit la main d’une de ses filles. Promesse imprudente! Sinhavarman ne se contentait pas des femmes Chames, et les alliances avec les princesses étrangères lui agréaient tout particulièrement; il avait déjà épousé une princesse de Java, la «Reine Tapasi °)». Aussi bien n'’eut-il de cesse qu'il eût obtenu la princesse annamite. La Cour, au contraire, fit tout son possible pour empêcher cette alliance qu'elle jugeait humiliante pour la famille impériale et pour le pays. Il y eut de longs pourparlers; des envoyés furent dépêchés de part et d'autre‘), et,
au début de 1305, on négociait encore.
1) »En neuvième année Trüng Hung le Champa vient apporter le tribut”. T£ IV 63a. Thuyên k£, Empereur Trân Anh Tôu fi re = fils aîné de Trân Nhon Tôn, règna de 1293 à 1314.
2) Hiêu Nghièa Quang Thänh Thäi Thu’o’ng Hoàng Di = SEE Y- En K
un) ZT == a É pr Son abdication ent lieu à la troisième lune de la neuvième année Trüng Hu’ng. 1% V 618. Cm VIII 198 20a.
3) L’ambassade Chame se présenta devant Anh-Tôn à la deuxième lune de la neuvième année Hung long FL PÆ et quand elle reprit le chemin de son pays, à la troisième lune, elle était accompagnée de Thu’o'ng Hoàng. 74 VI 160. Cm VIII 385.
4) Thu’o’ng Hoàng fut de retour à la Cour de son fils à la onzième lune de la même année. T£ VI 166. Cm VIII 40a.
5) ,Il est une princessé, fille du roi de Java, qui est venue du Yavadvipa et se nomme la reine Tapasi”. Po Sah, Ninh Thuân, 22, Stèle inachevée CZ. 1228ç = 1306 AD BERGAIGNE 99. Aymonier 62. FixorT III 636xvir. Cette traduction, donnée par FiNoT III. 641 N. I, ne figure pas sur celle d'AYMONIER 64 qui avait été faite d’après un estampage médiocre.
6) Un de ces ambassadeurs, Doàn-nhu’-Hai D Lt EE humilié d’avoir à se
Jaya Siñhavarman, impatienté, charge alors Ché Bô Paÿ !) d'aller présenter le cadeau nuptial ?): de l'or, de l’argent, des parfums, des animaux rares, des objets extraordinaires, et promesse, pour le jour des noces, de cession des deux provinces de Ô et de Lÿ. Le Conseil d'Empire, une dernière fois, essaya de démontrer l'impossibilité d’une telle alliance. Anh-Tôn, plus pratique, sut sacrifier ses sentiments fraternels à l'intérêt du pays. Il accepta les provinces et envoya à Jaya Siñhavarman sa sœur, la princesse Huyên Trân *). Les lettrés composèrent des vers en langue vulgaire que le peuple et les enfants chantèrent au long des chemins; on y raillait l'Empereur des Han qui avait donné sa fille au roi des
Huns, 1306 ‘).
prosterner devant le roi de Champa, imagina de placer ses lettres de créance devant lui, au moment du salut, de façon à pouvoir dire qu’il n’honorait pas le souverain étranger, mais bien le message de son Empereur.
1) Chê BÔ Day fl] at] 2 »En treizième année Hu’ng long, deuxième lune”. Tt NI 204. Cm 43b 44a.
2) En Annam, comme en Chine, il est offert par le fiancé aux parents de la jeune fille.
3) Huyên Trân LA > "Perle de Jais”’.
4) »Quatorzième année Hung long, en été, à la sixième lune” Sk Tt N1 2l1a6. Cm NIIL 436 44a. Le T£ ajoute (VI 214) ,L’annaliste Ngô-si-Liêng dit: Autrefois l’Emnpereur Ka«o des Han (Kao Tsou En MEL. des Han antérieurs 202 —195 av. J. C)) continuellement en butte, sur ses frontières, aux attaques des barbares Hung N6 ( #3] 4 »(ck Hiong Nou, Les Huns. Le 7% écrit à tort T4] ) prit une fille quelconque dont il nfit une princesse et la donna en mariage (à leur Chef). Bien qu’elle n’appartint pas à la »famille impériale, les lettrés d’abord n’approuvèrent pas ce mariage. Cependant, on y “était contraint pour éviter la guerre et donner la paix au peuple. Sous l'Empereur Nguon »(Hiao Yuan Ti A TÉ ñf des Han antérieurs, 48—33 av. J.C.), Hô Hàng CHÉ Hou Han ou plus exactement Hou-Han-Sie ia He A8 Khan des Huns] étant “venu [en 33 av. J. (.] demander une fille en mariage, les Han se virent contraints de “lui donner Vu’ong Tu’ong [c. Wang Ts’iang + EN en mariage; mais il y avait
»à encore un motif. Pourquoi l'Empereur Nhô6n-Tôn donne-t-il sa fille en mariage au Roi
du Champa? parce que, de passage dans ce pays, il a promis ce mariage; et que, pour ne point manquer à sa parole, il ne veut pas revenir sur sa décision. Or l'Empereur »(Anh-Tôn) était déjà sur le trône quand le Thu’o’ng Hoùng (son) père se rasa la tête »(entra en religion). Il était donc facile [à Anh Tôn] de revenir sur cette décision et de
. s . . LE refuser de marier sa soeur à un homme demeurant aussi loin et d’une autre race qu'elle”.
Anh-Tôn, insensible à ces railleries, charge Doùn-nhu’-Hai, dès la première lune de l’année suivante !), d’aller effectuer l'annexion des provinces de Ô et de Lyÿ auxquelles il donne les noms de Thuân Châu et H6a Châu *). Certains villages en effet n’acceptaient pas la domination anuamite et Nhu’-Hai, pour les contraindre à la soumission, dub nommer des fonctionnaires distribuer des terrains, et accorder l’exemption d'impôts pour trois années.
Jaya Sinhavarman ne jouit pas longtemps de la princesse annamite: il mourut à la cinquième lune *) de cette même année 1307. Dès qu'il connut cette mort par une ambassade de l'héritier présomptif*) Çri Jaya Sinhavarman ‘), Anh-Tôn désigna l’Inspecteur Tràn-khäc-Chung ©) pour aller, accompagné d'une suite nombreuse, chercher la princesse Huyên-Trân, et la ramener à la Cour. C'était une mission délicate car la coutume du Champa voulait que la reine fût brûlée sur le bûcher et accompagnât son mari en l’autre vie. Khäc-Chung arrive à la Cour, dit qu'il vient assister aux funérailles, persuade que si la princesse se donne la mort, il ne demeurera
personne pour effectuer le jeûne. «Laissez-la se rendre au bord de
1) »Quinzième année Hung Long, première lune” 1307. 7% VI 22a. Cm VIII 44ab. 2) Thuân che NE M: Fe pu Â4 ji) RS He les noms de quelques-uns des villages qui opposèrent résistance: La Thi ME 4à , Tac Hông 4Æ *T .
D: Bông fr PE .
3) Sk Tt NI 216.
4) Le Te NI 229 et le Cm VIII 45e l'appellent Ché Da Da fl] Ze HR Cri saya.
5) En automne, à la neuvième lune, un ambassadeur du Champa se présente. Le “roi du Champa Chê Man il] us étant mort, l'héritier présomptif (TH +) .Ché Da Da (Cri Jaya...) envoie l’ambassadeur Bao Lée Khè À: TK ee offrir des éléphants et annoncer son deuil”. Cm VIII 454. Cf S% Té VI 218. Le Z4 dit que ces éléphants étaient des éléphants blancs”.
\ ! 2 — y 6) Trân-Khäc-Chung Bi LI *& , du grade de Hänh-Khièn ÂT = Inspecteur. Cm VIII 45a. Le 7t VI 226 lui donne le titre de Président fi RL, Intendant de gauche des équipages impériaux 7 (= ff . IH était accompagné de l'Inspecteur Nhäâp
Ni JU FA ct de Pan Phu 92 HE Dang-Van HS A7. 2 VI 222.
«la mer, elle y invoquera l'âme de son mari qui est au Ciel et la «ramènera avec elle. C’est seulement alors que vous pourrez la «brûler». On approuve; Khäc-Chung emmène Huyén-Trân, et l’un et l’autre s’embarquent sur une jonque légère qui prend vivement le large. Mais la princesse n'était pas inconsolable; Khäc- Chung, très enflammé, fut pressant; il sut la convaincre et l’aida à oublier ses chagrins; ils trouvèrent d’ailleurs des vents providentiellement contraires, qui les retinrent en voyage plus longtemps qu’il n’eût été nécessaire !).
Jaya Siñhavarman III éleva «au Dieu Seigneur Cri Jaya Sinha- «varmaliñgecvara» dans le pays de Pandurañga et dans l'actuel Darlac des temples?) qu’il dota magnifiquement de champs, d’es-
claves et d’éléphants *).
1) 11 semblerait à lire le 74 VI 236 que la princesse ne fut de retour à la Cour de son frère qu’en automne 1308. Ce texte dit en effet: .En seizième année Hu’ng Long, en automne, au dix-huitième jour, la princesse Huyên-Trân étant de retour du Champa, » Empereur son frère ordonne à de Hoa-Châu de reconduire chez eux, en bateaux, les »300 Chams (qui l’accompagnaient)”. Quoiqu'il en soit, Trên-khäc-Chung fut pris en grippe par le Hung Nhu’o’ng Dai-Vu’o'ng po ae K Æ qui, chaque fois qu’il le rencontrait, l’insultait et disait ,Cet homme est un danger pour le royaume. Ses nom et prénoms “indiquent qu’il causera la perte de la dynastie Tràn”. Khac-Chung, effrayé, alla se cacher en une retraite éloignée. S% Tt VI 334. Cm NIII 454. Trân Bi était le nom de la
dynastie règnante, Khäc TA veut dire «vaincre» Chung signifie «causer la fin». JU S
En torturant le nom de Trân Khäc Chung on peut donc y trouver ,Celui qui vaincra et causera la fin des Trän”.
2) Po-Klong-Garai, II, et Tali, 116. cf. infra à Inventaire. 3) Jaya Siñhavarman III. Inventaire.
A. — 1], Po-Klauñ-Garai, Ninh-Thuân, 11, Porte intérieure, Piédroits ch. BER- GAIGNE 101. AyMoxIER 67. FinorT III 635xv, 640. B. — 2. Tali [Yan Prong ou Vat Cam], Darlac, 116. Piédroits. cz. Finor IV 534. Po Sah, Ninh-Thuân, 22. Stèle. Ch 1228c — 1306 AD, au nom du prince Harÿitätmaja, fils du roi Jaya Siñhavarman. BERGAIGNE 99. Aymonier 62. For III 636xvir. 640.
(à suivre).
PAR