‹ Tung pao. Toung paoChapitre 247 sur 261 · LES KOUO-CHE, DANS LE BOUDDHISME CHINOIS · texte numérisé non relu

LES KOUO-CHE, DANS LE BOUDDHISME CHINOIS

de la <tribu antérieure» CAT FT) de Eh Bi Æiu-che (Tourfan)!), appelé ff] 6 Mi-ti, vint à la cour de Chine?). C’est à cette venue

que la Chine dut de connaître deux textes importants, un Wahäprajnapäramitä qui fut remis à N=) La Tao-ngan*), eb le pu nÿ À + #D fff Sseu a han mou tchao kiai, c’est-à-dire Explications sur des extraits des ägama, qui sont l’œuvre de Vasubhadra?); le roi Mi-ti tenait ce dernier ouvrage d’un eramana étranger appelé FX] LÉ FE À Yin-l'i-li-sien (Indriyasena). Or, dans son ambassade, le roi

Mi-ti avait amené avec lui son louo-che, son «maître du royaume»,

le moine HE, FE Ë 4} LE Kieou-mo-lo-fo-t'i ou hË, FE pra EX

TE Kieou-mo-lo-pa-t'i (Kumärabuddhi), et c’est Kumärabuddhi qui

expliqua oralement l'ouvrage sur les ägama à &k fi, = Tehou

1) La «tribu antérieure» de Küu-che occupait toute la région de Tourfan au sud des Tien-chan; le roi avait sa capitale à Yâr. La «tribu postérieure» ( Th) de Kiu-che était au contraire au nord des Z‘ien-chan. Cf. par exemple Chavannes, Les pays d’occident d'après le Heou han chou, dans T'oung Pao, I, VII, 210—211. Ce sont les tribus «antérieure» et «postérieure» de Kiu-che qu’il faut reconnaître dans les «royaumes d’avant et d'après» de la liste du athagataguhyasuütra étudiée par M. S. Lévi dans B.E PF. E.-0., V, 288—289. M. S. Lévi dit, sur la foi de Nanjio, que cette traduction date de 2S0; mais il y a dans Nanjio une inadvertance ou une faute d'impression: le Zck'ou san {sang ki tsi (éd. de Kyoto, XXVII, IX, 596 v°.) indique formellement 288.

2) Cf. Tckou san tsang ki tsi, ch. 8 et ch. 9 (Tripitaka de Kyoto, XXVII, X, 640 19 6B0:v°.):

3) Sur ce personnage, auteur du premier catalogue bouddhique dont l'existence soit certaine et dont nous ayons des extraits assez copieux, cf. H. Maspero, dans B. £. F. E.-0, X, 115. M. Maspero fait mourir Tao-ngan en 380; c’est impossible, car Tao-ngan écrivait encore en 383 la préface de Nanjio n°. 1273 (cf. Tripitaka de Kyoto, XX VIT, X, 657 r°.) et une notice sur Nanjio n°. 1279 (ef. ibid., fo. 658 r°. et v°.). Quant à son catalogue, essentiel pour l’histoire du bouddhisme chinois, il était intitulé RTS FE D] cs H k Tsong li tchong king mou lou, en | ch. M. Maspero n’a pu déterminer qu'approximativement (sous les 7'#ix de la famille Fou, 351—3%95) la date de sa rédaction. On peut préciser davantage. En effet le Zck’ou san (sang ki dsi dit (éd. de Kyoto, XXVII, IX, 629) que le catalogue de Z'ao-ugan fut rédigé la 2° année HF Es Fang-ning des Tsin; ce nien-hao n’existe pas, mais le contexte même montre qu'il HU coeer en nes FE ning-k'ang, et la 2° année xixg-k’ang correspond à 374 A. D.; c’est dont là la date du premier catalogue certain du bouddhisme chinois.

4) Cet ouvrage subsiste encore; c'est le n°. 1381 de Nanjio.

676 PAUL PELLIOTM.

Fo-nien et à 4 TE Fo=hou'). Déjà attesté pour l'Inde et pour la Chine, le titre de «maître du royaume» exista donc également en Asie Centrale.

Je ne pousserai pas plus loin cette note pour le moment. Le sujet méritera d'être repris en une étude plus complète. Mon but pour l'instant a été seulement de montrer que le moine "Phags-pa, en devenant <emaître du royaume» sous les empereurs mongols,

avait eu pendant bien des siècles des prédécesseurs.

1) Sur Kumärabuddhi, cf. Nanjio, Catalogue, App. IT, n°. 53; sur Tchkou Fo-nien, ibid, n°. 58.

PAR

GREG. ARNAIZ et MAX van BERCHEM.

Le présent travail est le résultat d’une longue correspondance que j'ai eue avec le R. P. Fr. Arnäiz, de la mission dominicaine d’Anbhai. Le mémoire en espagnol a pour seul auteur le P. Arnäiz et je suis seul responsable du mémoire en français. Les planches ont été exécutées d’après des dessins et des photographies du P. Arnäiz et de M. Mencarini, à Amoy. J'ai dû faire un choix parmi ces nombreux documents, qui tous, du moins, ont servi à la rédaction de mon mémoire. On excusera les imperfections de ce travail improvisé, telles que les inconséquences de la transcription. J’adresse ici l'expression de ma gratitude à MM. Cordier et Chavannes, pour leurs précieux conseils, ainsi qu’au R. P. Lagrange, à Jérusalem, qui

m'a mis en rapport avec le P. Arnäiz.

678 GREG. ARNAIZ.

Mémoire du P. Arnäiz.

La actual ciudad dé Choan-chiu Pe Pf FF 1)

Se encuentra 4 los 24° 54’ latitud N., y 4 los 118° 35° longitud oriental del meridiano de Greenwich. Estä situada en una fertil plauicie 4 la izquierda de un rio Ilamado Æ%n-khoe & Z ÉY à unos siete kilémetros antes de su desembocadura. Fué fundada el año 1° del perfodo ÆXïeu-si À\ jf de la dinastia Tang FF (año 700 de J.-C.) para ser capital de prefectura *) dändola el nombre de Bü-iang-chiu nu LA JP 3). Despues fué recibiendo sucesivamente los nombres siguientes: Choan-chiu PR JP en 711; Chieng-quan-kun Th ni ED en 742; otra vez Choan-chiu en 758; Chieng-quan-kun TH 1h pi en 949; Pieng-hai-kun 2 #4 El en 964; Choan-chiu-lo

FR JM F1 en 1293. En 1294 fué esta ciudad constituida capital

1) Escribimos los nombres de las poblaciones tal como se pronuncian en la localidad respectiva, poniendo tambien las letras chinas para evitar confusiôn. Asi Choan-chiu unos escriben Ckin-cheu 6 Chin-chow y otros Tchuer-tcheou, etc.

2) Conviene tener en cuenta la época de la fundaciôn de la ciudad, pues es distinta

de la fundacién de la prefectura, la ceual estuvo antes en la actual villa de Lam-oa

(Nan-an) F4 %.

Para la concordancia de los perfodos chinos con la era eristiana nos servimos de la

obra Synchronismes chinois del P. Tchang S. J. MT HP #

5) HF À IX 2c € F4 ZX + EH

FF 6 gr Æ 2 4E LI 1 M À XX : JG A ei ii EP #6 10 1e FE EX SR JM IE FA JE FF ER MR ri Ji À 6 PA 4F BC FA Æ FE ER MR 2 NA LE 16 1 PÉTER =ÆÉ BE + A Æ € ER M 7 6 RMS BIE+FAÆILRMA & € = |.

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de la provincia de Æu-kien Th ZH :) hasta 1297, en cuya época se establecié la capital er Æu-cheu jlh PH ?). Mas el año siguiente se establecié de nuevo dicha capital en Choan-chiu con el nombre de Pieng-hdi 2p #$. En 1299 se devolvié la capital de provincia 4 Fu-cheu, y à Choan-chiu se le dié el nombre de Choan-lieng-fi FR ne RFF t), Al comenzar la dinastia Ming HF, que fué en 1368, se Ilamé definitivamente Choan-chiu-fu LE ff] FF.

Toda la ciudad estä rodeada de una muralla de piedra construida probablemente 4 mediados del siglo 10° por el prefecto Liu Chong- Lao Hh ÂË 2] . segun indica la crônica. Su extensiôn fué primeramente de 20 4 H (uuos 11 kilémetros), y su altura era de 18 pies (5,4 metros) con siete puertas. Despues de construida la muralla la rodearon con ärboles Ilamados chhi-thong +] M1, y de ahi vino a llamarse Choan-chiu la ciudad de Chhi-thong, y tambien Sui-thong

Fi Fr] 3), El dltimo año de la dinastia Tung (906) se construyô otra muralla interior Ilamada tsu-sid 5 LL de unos dos kilémetros de ciretito con cuatro puertas. Esta muralla estä hoy completamente

destruida, y no quedan de ella mäs que las cuatro puertas, las

as

DTÉMÉESE en +TUÆx Ge HAE 4 98 FT HE A A ne MA 4 OA DE 5€ 2 4f Nm XE 5 JA Hi} PI 2 7 1 XE À

2) Aqui seguimos lo consignado en la crnica general de Fu-kien. Segun la de

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