partie du bandeau
Le tympan de l'entrée P du sanctuaire (planche IV) est orné
de trois lignes d’inégale longueur, qui renferment les mots suivants:
L. 1: Coran, II, 119 (de AZ jusqu’à es 1. 2: même verset We GS E< ) .
(de pe WU) Jusqu'à ossi); 1. 3: Coran, IT, 121 (entier). Ces
trois passages sont empruntés au récit de la fondation et de la consécration, par Abraham, de la Ka‘bah de la Mecque.
Le mur de fond du sanctuaire est couvert d'inscriptions coraniques réparties de la manière suivante:
Un long bandeau court aux trois quarts de la hauteur du mur, au-dessus des niches (planches I et VI). Les angles saillants et rentrants du retrait du mihrâb le divisent en cinq parties dont la première eb la dernière sont beaucoup plus longues que les trois autres, situées sur les trois petites faces du retrait A. Je les numérote de 1 à 5, à partir de l'angle nord du sanctuaire: (1) Coran, LXXVIII, 1 à 21; (5) suite et fin du chapitre, de 22 à 41; (2) Coran, II, 136 à 137 (début); (3) même chapitre, 137 (fin) à 138; (4) même chapitre, 139 (entier).
D'autres versets sont sculptés sous les précédents, dans une série de bandeaux superposés qui ornent le fond des sept niches plates ménagées dans ce mur. Je les numérote de 1 à 7, à partir de l'angle nord du sanctuaire; celle qui porte le n° 4 est la niche N du mihrâb. Elle est plus grande que les six autres et possède un
plus grand nombre de bandeaux.
Niche 1, quatre bandeaux: Coran, III, 186 à 189.
> 2, » » C. XXXI, 28 à 30.
>» 9, » » C. II, 256 (entier).
» À, sept » (1) Confession de foi; (2) C. XXI, 107;
(3) C. V, 60: (4) C. III, 138 (jusqu’à as) et XXXIIT, 40 (jusqu'à GA):
(5) C. LXI, 6 (jusqu’à Xi); (6) C.
XLVIII, 28 à 29 (jusqu'à ai); (7) C.
IT, 203, et IX, 40 (de ee à Lies).
Niche 5, cinq bandeaux: C. XXIV, 35 à 36 (jusqu'à Les). 24 20: » C. XXIV, 36 (fin) à 38 (entier) et un
passage illisible sur le dernier bandeau.
0 > C. II, 286 (depuis Li), et III, 190 à 192.
Tels sont, à ma connaissance, tous les textes coraniques faisant corps avec la mosquée. Parmi les stèles encastrées dans les murs de la cour et de la petite mosquée actuelle, il y en aurait de coraniques, au dire des gardiens de l'édifice. Mais il se peut que ce soient des épitaphes débutant, suivant la règle, par une tradition ou un passage du Coran. Je dois enfin au P. Arnäiz l’estampage d’une stèle située à l’intérieur ou dans le voisinage de la mosquée. Comme les autres, cette stèle porte un couronnement multilobé et des rinceaux de style chinois. L'inscription, très artistement sculptée, ne renferme que la confession de foi, gravée en éventail, et une
prière en faveur des musulmans et des musulmanes.
B. Le cimetière.
Mémorial de la première mission musulmane. 1323 H. — À environ deux kilomètres à l’est de la ville s'élève une colline dont le versant occidental, près de son sommet, est couvert par un cimetière en pente, parsemé de monuments et de tombes en ruine, d’arbustes et de rochers. Vers le haut de ce lieu tout intime et solitaire s'élève un kiosque de style chinois, dont le toit recourbé repose sur quatre colonnes de pierre et de bois (planche VIT). Cet édicule abrite deux tombes mieux entretenues que les autres et que la tradition
donne pour celles des deux personnages dont je vais parler. Derrière
le kiosque s'ouvre une sorte d’auvent en hémicycle, couvert d’un toit sur colonnes. Cet auvent abrite une stèle en pierre, encastrée dans un socle de pierre, qui porte une inscription de dix lignes en naskhi ancien, d’un style assez bizarre; petits caractères, avec une