I.A l'r.niK KT U CHASSK
il laiit <lrs aliii> tl 1rs iii(li<;oii(\s (|ui sont natiin'IlciiM'iit prcsinic les seuls rlcNciirs n'ont |>as t'nconî compris l'iinporlance de. collo (jiic.slion ; «liez eux, le Imiipcau est toujours exposé à l'air, l'êlé ronnne l'hiver et la nuit comme le jour.
(lerlains de cj's mkhiIoiis prinluiscnl en assez grande almndance des laines noires (jui servent à la fabrication des burnous de cette couleur.
Le uiultl lunisien esl de race médiocre comme l<' dieval; les mauvais Irailemenls, la nourrilme insufllsante y sont pour beaucou|): car, connne les chevaux, les mulets timisiens ont un i^^rand fonds d'énergie. On les met au travail dès Tàgc de six mois, et on leur fait porter des fardeaux d'un poids véritablement exagéré.
Les mulets sont petits, faibles, avec la poitrine étroite. La couleur de la robe est ordinairement bai brun, avec le bout du nez et la face interne des membres d'une teinte grise.
La mule est mieux soignée, mieux nourrie que le mulet; elle esl très souvent un animal de luxe , surtout chez les caids, les cheicks. Il n'est pas rare de voir dans de grandes propriétés , à Tunis souvent , de jolis équipages traînés de mules fringantes, faisant facilement 30 kilomètres à l'heure.
Les vaches sont aussi mal soignées; le lait est par suite de qualité inférieure, et le beurre, très mauvais. Le lait est trop doux et trop sucré ; c'est à peine s'il peut sutïïre à la nourriture des veaux.
Le chameau est bien précieux en Tunisie, car il fait en moyenne de dix à douze lieues par jour, avec une charge de
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^00 à .'{00 kilos. (|ii()i(|iril soit, lui aii>>i . habiUicllemr'nl iii;il M)iL;iit', mal nourri cl Iroj» hriitalemciil roiiduit.
Le chameau, dil dromadaire ou à une seule bosse, existe seul en Tunisie et il c^l répandu dans toutes les parties de la Uegence. Il est très sensible au moindre froid ; mais en revanche, il supporte facilement la {)lus haute température. 11 est très dur. très sobre, car il peut rester de huit ii dix jours sans boire et longtemps sans manger; on le nourrit de theben, d'alfa. Il est de taille moyenne et quelquefois grande; sa robe est couleur café au lait ou fauve; ses membres sont longs, fixes et très nerveux.
Le poil du chameau tombant au printemps, les Tunisiens lui enduisent le corps avec du goudron et de la poix, pour le préserver de la piiplre des mouches.
Les indigènes se servent du poil du chameau pour en faire des étoffes estimées et de beaux tapis.
La moyenne de la vie de cet animal est de vingt ans ; on reconnaît son âge jusqu'à l'âge de quinze ans à ses dents ; sa femelle porte un an et ne met bas qu'un seul petit.
La race i)Ovine en Tunisie est loin d'être homogène; les bœufs ne forment point ici une race distincte. Généralement, la taille est petite et au-dessous de la moyenne; la robe est cendrée et plus ou moins foncée; le pourtour des yeux, de la couronne, le mufle, sont noirs; au contraire, les extrémités inférieures de la tête et des membres sont plus clairs ; le front est large, Tencolure forte, les cornes petites, pointues et légèrement recourbées en dedans.
La qualité de viande de ces bœufs est très varialde; ordi-
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iiainMiMMi! rWr csl in;ii^n' il «If coiili.Mir rosrr. |,i laiIntiiL- •• >l Irôs liv(|iiriih' clh»/ Ij's lunifs liidisijMis; It» licrs (Je C(»s aiiiin.uix, au moins, rsl iiifcsir dr rvsfic*»niiM»s <lii fi'nifi innmp: <Mi in;muv;uil di» la viaiidr «N,' rcb lni'iil> , I Iiuiiihh* allrajM' Ir Irnia iiicrmo (1 ).
|)o plus. [)r(Vs(|ii(» tous C(*<> iMi'iifs ont «les Irisions «In foin plus on nioin.s j^ravcs.
Il csi [M'ohahlc (|ii(\ de inrme pour 1rs autres animaux. \o maïupio de soins cl Ir di'laiil de lumni» riourriturr son! causes de ces êlals maladifs des ImpuTs.
Toulefois, si les Ixeuls tunisiens sont hien d«'Lrradés par le mauvais rêi^ime (réleva<ie et le d('teslablc entretien auquel ils sont soumis, on doit leur reronnaitre (h^ ipialiles qu'il est impossilile de nier. S'ils manipient de finesse de tissus, s'ils sont petits, ils sont aussi iiistiques, très résistants aux fatigues et très l)ons travailleurs, car leur force musculaire est même relativement considéralile. On peut voir dans les champs de ces tous petits animaux traîner de lourdes charges, et ce sont eux qui font ici les travaux de l'agriculture. Parfois, ils font aussi rotlice de hèles de somme comme les mulets , dans les tribus nomades, auxquels ils servent à transporter les bagages de tentes et de provisions.
Les buffles existaient autrefois en très grand nombre sur le territoire tunisien. Aujourd'hui ils sont très rares; il n'en reste plus que quelques rares troupeaux au lac et dans l'ile d'Echkel, et autour du lac de Bizerte (:2).
(l) On en voit de fréquents exemples chez les marins, les soldats, les habitants des grandes villes.
['i) Un autre animal qui a aussi disparu, mais complètement lui, du sol tunisien , c'est
Le cliien de race kabyle (1) est de hcaucoup le |)liis répandu en ïiiiiisie. Sa léte est luiigue et eflîlée avec le bout du nez noir; les oreilles droites, longues et très pointues; la robe est généralement d'un fauve très clair, rarement d'un fauve foncé (cela arrive alors chez les chiens habitués à vivre dans les pays montagneux et boisés) ; les yeux sont vifs et à pourtour noir; le corps est long, les pattes longues aussi; la queue plus foncée (pie le reste du corps et très fournie.
La taille du chien tunisien est généralement moyenne; ceux de la Mogodie et de la Khroumiiie seuls sont plus grands et ont le poil plus long.
Le chien tunisien fait habituellement sa nourriture des cadavres des animaux que les Arabes laissent dans la plaine, ou bien des produits de leurs chasses.
Les chiens indigènes sont plus sauvages que nos chiens domestiques, et ils ont en général peu d'obéissance pour leurs mailles; on ne peut même guère s'en servir pour la conduite des troupeaux. C'est à la chasse qu'ils sont le plus utiles, car alors ils montrent beaucoup d'entrain et d'énergie.
Le lévrier d'Afrique ou sloughi, se rencontre en Tunisie, mais il est très rare; les indigènes s'en servent surtout pour la chasse du lapin et du lièvre; chasse qu'il prati(jue en perfection.
réiéphaiit. Il a disparu à Tépoque de la dominatioQ romaine avec les forêts qu'il habitait. Pline dit même qu'on amenait les éléphants de son temps des régions situées au delà des Syrtes. Quant aux ours, ils ont disparu a la fin du xviir siècle. (Voir L. riayfair. In the foots taps of Bruce. (1) Il y a encore, comme chien indigène, le lévrier d'Afrique ou sloughi.