I.KS ll,KI!HS KT I.KS FHIJITS
sur 11! sol liihisirii jiim|ii a (> iiicln;s di; li.iuli'iir sur 2 iiii.'lres (le rirc()nf(''nMiiM\ On so S(»rl aussi de son huis pour la fahri-
calion (le |M'lils ohjds (rcltciiislrric.
On (MM|iliii(' Ii'> ( li.u'hons du saule hiaiic et de laune à la laliricalion de la pondre.
Quand le sol du liMrain Innisien ('>l frai> cl li'^«!r, I»' premier de ces arbres allrinl jnsiju'à ^7) inèlres de hauteur sur
I inèlre de diainèlre, cl le second de t28 à .'{() mètres. On S(! S(M'l aussi (le l'aune pour faire des ustensik's de m(*na;j(' rt des meubles communs.
Les charrons tunisiens se servent beaucou[) du bois de peuplier.
Il existe en Tmiisie [dus de vingt espèces de palmiers- dattiers (1); on rencontre cet arbre partout, mais il réussit surtout dans h région dite des Dattes, c^est-à-ih'rc dans les oasis et les gramles [)Iaines situées au sud de TAtlas.
Les dattes les meilleures croissent dans le Iielad-el-l)jcnd,
II y a plusieurs espèces de dattes ipii varient suivant leurs ipialilés : la datte" de Gabès, qui est réduite en pâle (juand le fruit est parvenu à peine à maturité ; la Itura, datte récoltée en octol)re et en, novembre ; la datte dite Dctjla ou muscade , ([ui est la meilleure et qui est exportée en Europe ; on en fait deux récoltes ; la première en décembre et la seconde en janvier et février; cette dernière est supérieure.
Les indigènes retirent des dattes une espèce de miel en remplissant de dattes molles un tonneau percé d'un trou
(1) Dans le Djerid existe la datte-lumière {Deglel-Noiir)^ ainsi nommée à cause de la transparence de sa chair, qui est la meilleure. Dans l'ile de Djerbaet à Sfakès, les dattiers ne sont guère que des arbres d'ornement et les fruits sont donnes aux animaux.
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vers Ici hase el en les comprimant; la substance (lni(Je (|ai est recueillie par le trou est le miel.
Le hajmi ou lakhi (1) est un vin de liijueur (|ne les Ara!»os tirent du dattier. Cette Tuiueur fermente très vite, devient très enivrante et est alors très recherchée des indi;,'ènes. Le lagmi est fourni |)ar la sève; un dattier peut en donner jusqu'à (piinze litres dans une journée.
Le dattier est un véritable trésor pour le Tunisien, car il lui sert encore à une autre foule d'usages. Avec les feuilles anciennes desséchées les Tunisiens fabriquent des chapeaux, des éventails, des tapis, des cordes, des ouvrages de sparterie; ils font des cannes avec les côtes des palmes, des instruments de labourage, des poutres avec le bois; ils mangent aussi les jeunes feuilles et la modle du Jattier.
H existe en Tunisie de véritables forêts de palmiers ; c'est ainsi (|u il y en a plus de 200,000 sur le territoire de Gafsa, au pied du Djchel-Orbata , presque autant dans YOndien; 300,000 dans les terrains du Xefzaouan ; 200,000 dans l'oasis d'El-Ilamma, 250,000 à Tozer.
Le chêne pousse très bien en Tunisie où il atteint de 35 à 40 mètres de hauteur; on s'en sert beaucoup pour le service de la marine.
Le chêne zeen est un des plus beaux arbres de la Tunisie; il peut avoir jusqu'à 35 mètres de hauteur sur 7 mètres de circonférence. On pourra en tirer un excellent parti quand il
(1) Les gens des oasis aimçnl leurs arbres comme des compagnons domestiques; ils ne tuent jamais un palmi'îr en le taillant à mort pour la production du Lekli (le caripiis des anciens, d'après E. Desjardins) que lors d'événements considérables, comme la naissance d'un enfant, la célébration d'un mariage, l'arrivée d'un hôte respecté.
IIS llKUnS KT LES FRlIls Îf9
s'agira do la ronslnirllon ilos rli(Miiins dr fer. rnr il dorjrif de S()li(l«\s li;i\(,T5>i\s. On lue iiiKSM df .sijii ixuitr lia Un c.\ri.'lii:nl.
Ia) thuiid, (|ui so reiiconlnî dans l(;s fonHs do Timisie, est l(* thiuja dit il'Oririit, (|iii pousse droit cl alti'int jiis(|ir:i ID moires do Iiautoiir sur I moire de cirooMlorcuce. Son l»uis osl 1res hoaii et rochorchc^ par rôhônislorie. Il y a là une sniiîvo de richesses [xnir \o commorro fr:u)r:iis. M on osl de moiiK» du pin d'Alei) (jui croit très rommiiiiomcnt ot (|ui peut produire aniuiollemonl do (i à 7 kilos de lêréhenihino et dont on oblienl du goudron par l:i distillalioii des tiges, des souches et des racines.
L'industrie française pourra aussi trouver un grand débouché et un grand profil dans le pin maritime, très propagé sur le sol tunisien, et dont les produits en gomme sont : le barras, la résine molle et le galipot, qui sont composés de colophane et de racine de térébenthine, et que l'industrie change en poix noire, en essence de térébenthine et en brai sec.
L'acacia gommier, dont une seule plaine, la plaine de Thala, contient plus de 30,000 pieds, est aussi très estimé pour sa gomme qui sert en la médecine et dans l'induslrie.
Le châtaignier croît très bien et dépasse souvent une hauteur de 30 mètres. Il pourrait faire au besoin la base de l'alimentation des populations pauvres.
Une des plus grandes richesses de la flore tunisienne, c'est Volivier, qui est bien supérieur à celui cultivé dans le midi de la France. Le sol lui convient si bien, que son tronc mesure souvent jusqu'à 10 mètres de circonférence. On le rencontre partout; mais il se plaît de préférence sur les ver-
sanls exposés au midi, dont le sol est sec. Il croit nalurcUeinenl dans les ravins, sur le flanc d(;s montagnes (Ij.
La cueillette des olives se fait d'une faron tout à fait patriarcale. Les hommes entrent les trois doigts du milieu de la main droite dans des cornes de mouton; ainsi armés, ils montent sur les oliviers et saisissent alors les branches l'une après l'autre, comme en une sorte de râteau, puis les suivent depuis leur naissance jusqu'à leur extrémité. Les feuilles et les fruits tombent à terre, où les femmes s'empressent de recueillir les olives dans de grands paniers. L'âne, le compagnon inséparable de la famille est toujours près de là avec son petit panier double, nommé zcnnbil , qui pend de chaque côté de ses flancs; peu à peu la récolte des olives s'amasse dans le panier, et quand le soleil se couche à l'horizon, on reprend tranquillement le chemin du village. Si la récolte a été très abondante et que l'âne ne peut porter tout, les femmes chargent le reste sur leur dos, et les hommes conduisent le troupeau devant eux. La cueillette commence ordinairement en octobre et se prolonge jusqu'en hiver. L'huile qu'on en retire est très grasse. Celle qu'on emploie pour l'alimentation est traitée par l'eau, et s'appelle en langage indigène Darb-el-md (2). L'huile commune est nommée masri, c'est-à-dire pressée, et l'huile produite au commencement de
(1) Les oliviers de l'île Djerbah sont renommés. Les cultivateurs, qui forment la majorité, sont plus laborieux que ne le sont d'ordinaire les Maures et les Arabes; leurs terres, entretenues partout avec soin, produisent les plus beaux oliviers de la Régence; dans la partie méridionale de l'île, on en rencontre qui atteignent des proportions véritablement phénoménales; on en extrait une huile très recherchée à Tunis, et même préférée à celles de Sousse et de Sfax.
(2) Frappée d'eau.
LES II.KlinS HT LKS IHUITS S31
la |)n'ssi(iii ijn'uiI le nom ilc friltlh. l/hiiilr ('\|)oili'x de Sousse DU (le Tunis, (MMilrcs principaux dr l'cxporlalion, s'élève ;i urir* valriM' (le 7 à S, 01111,000 (|<» francs et passe surlout dans rindiislric pour la lalnicilion du savon.
Les nuMiIcMircs dr i'v^ liuiles |)rovi(MiiH'nt de l'ile diî (icrhi , d'Ilcriïla d d'Oiidiana.
Le (unnthii'i' (1) ou arhn' des loloplia^^cs est riin d«'s plus ulilos et des plus heaiix arhres de la llore tunisienne.
Les Heurs rouges et |)urpunnes sur la partie nue des hranrhes et rameaux, et même sur le tronr son! disposées en ;^M-app(.'s; les feuilles ailées sont dures, luisantes, d'un vert inlense ; elles renferment une substance astringente cpii [)ermet de les utiliser dans l'industrie.
Le fruit appelé caroube (2) est une siliiiuc ou gousse longue, épaisse, courbe, ressemblant à la fève ordinaire.
Les usages de ce fruit sont innombrables; moulu et pilé, on le mélange à de la farine pour en faire une espèce de pain. Sa pulpe sert pour la préparation des confitures, des sorbets; on Tulilise même en pharmacie (looch de rhubarbe).
On retire aussi de ce fruit une eau-de-vie sucrée, d'un goût agréable.
Il fournit une gomme analogue à celle de l'acacia.
De la graine, les indigènes extraient une couleur d'un jaune éclatant, qui est employée pour la teinture des étoffes de prix.
Le ricin croit également très bien, donnant une huile qui
(1) Ceratonia Siliqua.
(2) Kharrouha, en Arabe Kharrab.
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ne se fige pas ii une température voisine de 0" et rpii conserve sa colirsion h 30". (lelliî huile est susceptille de (liv(!rs emplois, lestpiels feraient de la culture en grand du ricin une ahundante source de prolit.
La |)laiile maîtresse de la Tunisie c'est Ydlfu. (|ui sert à tous les usages pratiques depuis les cordages, que Gênçs prise tant, et les tapis de passage si consistants, jus(|u'au papier.
Regardez une toulîc de petits joncs près d'une mare, et vous avez vu une toulle d'alfa (Ij; seulement les feuilles, au lieu d'être naturellement rondes, sont simplement des feuilles plates enroulées sur elles-mêmes. Si l'on ne les arrache pas, elles retombent autour de la souche et forment ce que les colons appellent piltoresquement un l)onnet à poil ; les feuilles nouvelles passent au travers, et les débris de chaque saison, en s'enlassant, finissent par faire des mottes assez considérables pour rendre les secousses d'une voiture difficiles à supporter.
La récolte de l'alfa se fait de juin en décembre. On recrute pour cette besogne des Maures et des indigènes. Un ouvrier peut se charger de ^0 à 25 hectares dans une saison; ceux qui ne se soucient pas de l'avenir arrachent les feuilles en enroulant une touffe autour d'un bâtonnet et en donnent un coup sec; ce procédé ébranle la racine, et la plante meurt au bout de deux ou trois ans ; les autres choisissent parmi les feuilles celles qui ont une valeur marchande et les cueillent sans causer de préjudice à la vie de la plante. Les colons demandent qu'une réglementation sévère impose à tous les glaneurs d alfa ce dernier procédé, sans quoi les peuplements
(1) Mawochloa tenacissima.