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(le l;i Tiiiiisi(; S(M';u('iil un jdiir (|f''lniil>- rofimn' rcii\ -l- '(' |);i;^'iu', cl l;i richesse |miIiIii|iic ;^i*;i\enn'iil alli'iiilc.
L'alf.'i cueilli, on le fait sccIkm', on U\ lie; par petites hottes, et il allcnd, cin|)il('', la voilure qui le inèfïci'.'i au cliemifi <le fer, |)our (i(^ là être cotKhnt au porl le |)his voisin.
Aujounlhui on en lire une excellente pâle à papier, et la colonie en exporlt; ré|i;ulièrenienl par an liO à (ir»,00() tonnes, valanl une dizaine (U\ millions de francs.
(lelle ex|)orlalion ira loujours en croissant, car les hesoins auxquels elle répond grandisseni ciKupie jour. C'est TAn'^lc- Icrre à peu près seule (pii ahsorhe toute la production pour la fabrication du papier.
Val fit croit en très grande abondance surtout dans la ré^'ion des hauts plateaux, qui n'est guère propre d'ailleurs qu'à sa production (^t aux pâturages.
On trouve en abondance aussi dans les plaines salées des environs de Kairouan et aux alentours de Soussc et Monastir des plantes qui, par l'incinération, produisent une soude employée à la fabrication d'un excellent savon.
Les pommiers, malheureusement très peu cultivés donnent de très bons fruits (1).
La culture de la vigne commence à se développer comme une passion, aussi bien en Tunisie qu'en Algérie.
L'abstinence du vin, prescrite à tous les musulmans par la politique de Mahomet, n'avait point porté un aussi grand préjudice qu'on pourrait le croire à la culture de la vigne ; le
(t) El-Beckri. Tliistorien, raconte que les pommiers de Djerba étaient sans rivaux pour l'excellence de leurs fruits. Une légende raconte même que l'on détruisit les pommiers de Djerba parce que les chrétiens prenaient ces pommes.
géographe Kilrisy nous a|)|)reri(l (jirelle était très répandue et très llorissaiil(; dans 1 Afri(|ue septentrionale au commencement du xin® siècle. Les meilleurs vignobles se trouvaient, en ce leiii|)s-là, sur le bord du ScliélilT (l).
Les iMaures ont toujours eu une prédilection marquée pour cette cullure; la plu[)art des arbres fruitiers avaient dégénéré par leur négligence. Le capitaine Uozet, dans son Voijcufc dans la liè(fcncr iVAlijer, nous apprend que, malgré cela, la vigne, objet constant de leurs soins, avait, avant notre conquête, conservé ses qualités primitives; c'est donc avec raison que ses fruits étaient préférés à tous ceux de la Régence; mais jusqu'à l'occupation française, ils n'entraient dans la consommation et le commerce, au moins pour la plus grande partie, qu'à l'état de raisins secs.
Comme l'olivier, cet arbre se complaît sur la terre d'Afrique et y puise une vigueur extraordinaire.
« De quelque côté que l'on porte les regards, disait M. Aristide Guilbert, en 1838, on voit étaler sa végétation luxuriante, ses larges ceps et ses grappes surchargées de fruits ; il croît à l'état sauvage dans les haies, dans les bois et môme dans les broussailles ; il produit aussi sans culture des raisins noirs et blancs plus gros que ceux de beaucoup de nos vignobles français ; cela ne rappelle-t-il pas les fameuses grappes rapportées par les Israélites de la terre de Chanaan?
» Au sud et au nord du Petit-Atlas, les Français trou-
(1) Remarquons que, selon Pline, la vigne africaine était grosse et se soutenait sans appui, et qu'on était obligé de tempérer avec du gypse l'âpreté naturelle du vin fabriqué avec ses fruits. On voit que le plâtrage, qui est souvent une nécessité, n'a pas été inventé par la viticulture du xixe siècle.