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Le ro/o/i osl peu eullivi', pourlaiil \\ est fort lieaii . hlinc. lin et consislanl.
L\un<ni(lii'r esl très répandu aux environs de Sfax, et sa culture [)ourrail être plus étendue car elle n'exige «pie très peu de frais.
On cultive en grand, dans beaucoup de jardins, la rose et le jasmin.
La Tunisie fait d'ailleurs un grand commerce d'essences de roses et de jasmins.
« Le prix de ces essences de rose et de jasmin, disent les docteurs Rebatel et Tirant , vendues surtout à Tunis et à Constantinople, est assez élevé, même sur les lieux de production. Une once d'essence de rose première qualité ne coûte pas moins de IIO à 120 francs. La même quantité d'essence de jasmin vaut 2:25 francs. Il faut, il esl vrai, près de 100 kilos de fleurs de roses et 230 de fleurs de jasmins pour obtenir cette quantité d'huile essentielle (2), »
(1) C'est ainsi que Ton cultive dans Vile Djerhah une espèce de vigne qui donne un vin jaune doré qui rappelle ceux de Santorin ou de Samos.
(2) Les parfums de Tunisie avaient un tel renom , que chaque année le bey de Tunis ajoutait quelques aunes de zeit-ijasiûm (huile de jasmin) et d'aâtar (essence de rose) au tribut qu'il envoyait jadis au sultan de Constantinople.
Oïl cultive beaucoup le rosier à Gahès ainsi (jue le lohcs ce fameux lotus dont le fruit, au dire d'iliunère, faisait oul)li(M" leur patrie à ceux (pii en avaient une fois mangé. Cet arbrisseau sauvage, qui a quelipios rapports avec le jujubier, est très répandu dans le nord de TAfrifpie, principalement le long do la Petite-Syrte et dans l'île de Djerbah; ses baies se récoltent en août et en septembre, de même que les anciens Lotopliages , les Arabes de Gabès en sont très friands.
Comme production minérale de la Tunisie, nous devons mentionner des mines très ricbes de plomb argentifère (l), des carrières de pierre à cbaux et à bâtir, de gypse, des lignites, des argiles de bonne qualité pour la briqueterie, des carrières d'un marbre très beau, dont on se sert pour les constructions de villas de plaisance et les maisons des riches caïds; des minerais de fer. Malheureusement, toutes ces sources de richesses, sont bien négligées et souvent abandonnées.
N'oublions pas non plus de citer le Djebel Ressas , ou montagne de Plomb , près de Tunis et de la mer, mamelon considérable, d'une très grande élévation, que des sondages sérieux et des affleurements peuvent autoriser à considérer comme une véritable masse de galène d'une teneur de CO à 90 °/o, source réelle d'une fortune à exploiter. Le Djebel Hamma renferme des gisements d'oxyde de fer, de galeine, de carbonate de cuivre.
(1) On y trouve souvent des traces d'exploitation romaine et peut-être môme carthaginoise.