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séparalioii, ni même de culte : il esl queslion (l<; la France ellc-inêine.
» (i'esl iiiMi iKMCssité absolue |)(Kir elle, dans des colonies (|ui se forment et où elle n'est représentée (|ue par ini petit nonihre de ses (ils, (pie celle d un clergé nalidiial. (Jr elle ne peut l'avoir ipie si elle le soutient comme le fonl. |)Our leurs colonies, toutes les autres nations, même protestantes.
» Une question ainsi posée doit être aisémcfit résolue. Quelles que soient les passions (jui nous divisent, je me refuse à croire qu'il se trouve un Français qui ne les sacrifie au bien de la France ! »
Jamais cri sorti d'une âme ne fut [)lus vrai; car l'influence du clergé français de la Tunisie se trouvant détruite, adieu notre colonie. Les mesures prises contre le clergé auraient une influence fatale forcément. Un peuple sans Dieu et sans culte apparent n'est pas un peuple pour les musulmans « dont la religion est encore la passion vivante. » Leur fanatisme et leurs colères pourraient bien se réveiller encore contre nous; et pour nous coml)attre, il est certain qu'ils demanderaient ra[)pui des catholiques étrangers établis en Tunisie.
C'est de l'expédition française en Tunisie, après les déprédations des Kroumirs que datent les progrès du catholicisme en Tunisie et cela grâce à la haute intelligence et au dévouement de Mgr Lavigerie, alors archevêque d'Alger.
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u IjH ïuiiKsir, a\ail alors |MMir virairc a|M)r»lolii|iir M^\ >iiUri . à;4r (le (|iialr('-viii'çl-si\ ans. Plusieurs fois <|j'j;i, nî vriirrahlr vioillanl avail (Icinainlr' à rliv icli'vr dr >a rliar^c Le Souverain l\>iitil(^ allait lui iionini<>r nn surci^sseiir dr naliniiuliti' ilalicniH*, loisinie survint l'cxinMliticm. Le i^'onvniuMncnt franrais «Icniunda un rV(M|U(' de. nalionalil»' franraise. Mj^r Lavi-^crir rlail riioinnie \v plus capable de faire arcepler son antoril»' [»ar les ôlênitMits liélérogènes ([ui (•()rn[)osent l;i Tunisie. Son raradêre ferme et roneiliant, sa liauli^ dignité, son expérience en faisaient riioinine de la situation. Un hrcf, en date du t2<S juin IS.Sl , l'établit administrateur apostolique d(^ la Tunisie, à charge, par le gouvernement on par lui, de servir une rente convenable au vieil évoque italien.
» C'était une bien lourde tàclie : six pauvres églises, ciiKj écoles chrétiennes étaient les seules ressources du vicariat apostolique. Tout était donc à créer, et l'archevêque ne disposait d'aucune ressource. Il s'adressa à ses collègues de France, les priant d'ordonner une quéle dans leurs églises. Comme le parti conservateur était fâché que ce succès fut dû à la République, on donna très peu. Le gouvernement était bien intentionné; mais les Chambres étaient hostiles. Il s'en fallut peu que le ministère ne tombât sur une futilité de 50,000 francs, destinés aux premiers besoins. De guerre lasse et ne pouvant mieux faire, le gouvernement autorisa une loterie qui échoua également en partie, et rapporta néanmoins la somme de 850,000 francs. L'archevêque avait déjà dépensé trois millions et demi.