‹ Tunisie et TunisiensChapitre 5 sur 48 · A TUNIS · texte numérisé non relu

A TUNIS

Il faul peu de temps pour aller de Marseille à Tunis sur un bateau de la Compagnie générale Iransallanliijue. Deux nuits et un jour suffisent. Dans le jour, on longe une partie des côtes de la Sardaigne et, sur la fin de la seconde nuit, le paquebot pénètre dans le golfe de Tunis, à la Goulelte.

Au milieu d'un cbarmant panorama, Tunis apparaît toute blancbe aux yeux du voyageur émerveillé.

A l'époque où nous faisions ce voyage, le p^MS^^ lo^s n'existait pas encore. Après avoir subi, pendant ^èut^re-Jit minutes, la visite insignifiante des douanie4^on"^rend^Je chemin de fer qui contourne le lac Bahira, k^« petite^ nirf » comme disent les Tunisiens, un charmant la^-t(mt -^couvert d'oiseaux, de beaux flamants roses, aux ailes de feu. On

3i TUNISIK ET TUNISIENS

rcsic une donii-heuro en chemin de fer, et alors on aperçoit (le la portière du wagon comme une carrière de marbre blanc : (■ csl Tunis <c la Blanche, » que les Arabes appellenl aussi « la Glorieuse, la Sainte. »

Tunis.

Tunis est la capitale de la Régence et le siège du gouvernement.

Elle est située par 30^ 40' de latitude nord et par 7*^ 50' de longitude est , entre deux lacs : le Schkha-es-Seldjoam au sud-ouest et le Bah ira au nord-est, qui communique avec la mer par le canal de la Goulelte.

Elle est à environ 38 lieues (1,222 kilomètres) (1), de Marseille.

Tunis est à 4 lieues de la Goulette, à laquelle elle est reliée par un chemin de fer.

Sa population est de 135,500 habitants : 20,500 Européens; 25,000 Israéhtes; 90,000 Indigènes musulmans. La ville est divisée en quatre parties : La ville proprement dite ; Les deux faubourgs ; Le quartier franc.

C'est au \if siècle que Tunis a commencé à prendre une certaine importance, après la destruction de Carthagc par les Arabes.

Une des plus curieuses descriptions de la ville de Tunis

(1) 6GÛ milles.

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