SCÈNE PREMIÈRE
Le Chevalier, Frgntin
Le Chevalier. Que fais-tu ici ? Ne m'avais-tu pas dit que tu retournerais chez ton agent de change ? Estce que tu ne l'aurais pas encore trouvé au logis? K Frontin. Pardonnez-moi, monsieur ; mais il n'était p pas en fonds ; il n'avait pas chez lui toute la somme ; il m'a dit de retourner ce soir. Je vais vous rendre le billet, si vous le voulez.
Le Chevalier. Eh ! garde-le ; que veux-tu que j'en o fasse ? La baronne est là-dedans ; que fait-elle ?
Frontin. Elle s'entretient avec Lisette d'un carrosse que je vais ordonner pour elle, et d'une certaine maison de campagne qui lui plaît, et qu'elle veut louer, en attendant que je lui en fasse faire l'acquisition. S Le Chevalier. Un carrosse, une maison de campagne ! quelle folie !
Frontin. Oui ; mais tout cela se doit faire aux dépens de M. Turcaret. Quelle sagesse ! Le Chevalier. Cela change la thèse, o Frontin. Il n'y a qu'une chose qui l'embarrassait. Le Chevalier. Eh ! quoi ?
Frontin. Une petite bagatelle.
Le Chevalier. Dis-moi donc ce que c'est ?