ACTE IV, SCÈNE II
Frontin. Il faut meubler cette maison de campagne ; (| elle ne savait comment engager à cela M. Turcaret ; mais le génie supérieur qu'elle a placé auprès de lui s'est chargé de ce soin-là.
Le Chevalier. De quelle manière t'y prendras-tu .^ 5
Frontin. Je vais chercher un vieux coquin de ma . connaissance qui nous aidera à tirer dix mille francs j fy dont nous avons besoin pour(^ous)meubler.
Le Chevalier. As-tu bien fait attention à ton stratagème ? 10
Frontin. Oh! que oui, monsieur! C'est mon fort que l'attention: j'ai tout cela dans ma tête; ne vous mettez pas en peine. Un petit acte supposé. . . un faux [ exploit.^
Le Chevalier, ri7iterrompant. Mais prends-y garde, 15I Frontin ; M. Turcaret sait les affaires. '!
Frontin. Mon vieux coquin les sait encore mieux que lui : c'est le plus habile, le plus intelligent écrivain. . .
Le Chevalier. C'est une autre chose. 20
Frontin. Il a presque toujours eu son logement dans les maisons du roi,^ à cause de ses écritures. "^ piA^-^^
Le Chevalier. Je n'ai plus rien à te dire.
Frontin. Je sais où le trouver à coup sûr, et nos machines seront bientôt prêtes ; adieu. Voilà M. le 25 marquis qui vous cherche.
{Il sort.)