‹ Turcs et MonténégrinsChapitre 109 sur 163 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

autres villages chrétiens du pays de Nikchitj dans la haute vallée de la xWoratcha, où ils avaient formé une tribu d’Ouscoques sous la protection du vladika, était une cause permanente de querelles avec les Turcs de cette province. *'‘~

Ainsi que nous l’avons dit plus harft, le comte Ivelitj, en quittant le Tsernogore, avait promis aux réfugiés de la Moratcha de leur faire trouver un refuge en Russie; mais arrivé à Saint-Pétersbourg, il avait oublié cette promesse. En mars 1794, l’archimandrite du couvent de Stoudenitsa fut envoyé par le prince-évêque auprès de la cour moscovite, pour rappeler les engagements pris par Ivelitj et en demander l’exécution1. Mais après une année presque entière d’hésitations, l’Impératrice Catherine finit par répondre que, si l’on ne pouvait douter de sa bienveillance pour les Monténégrins et les Ouscoques, les circonstances politiques du moment et l’état de paix avec la Turquie ne lui permettaient de rien faire en leur faveur*. Quelques présents pour les chefs du pays étaient joints à cette réponse, comme pour adoucir l’impression défavorable qu’elle devait causer ; c’étaient une croix en brillants pour l’archimandrite, une belle image de la Vierge pour le vladika, et une décoration militaire pour le serdar Mina Boutchitj, commandant des Ouscoques.

Cependant les musulmans de Kolaschin et de Nikchitj

Page 1