Nommé Dé.mir-Pacha
DANIEL l«.
on le mit à la question en Je suspendant avec des cordes par les aisselles pour le forcer à offrir une somme plus forte pour son rachat.
Le chant populaire continue :
« A cette nouvelle, toute la Zêta, plaine et montagne, se leva et vint dans la sanglante cité de Scutari implorer Démir-Pacha, qui fixa la rançon de l’évéque à 3,000 ducats d'or. •
Sur cette rançon, énorme pour le pays, 2,000 ducats furent fournis par les Monténégrins et \ ,000 par les rayas de la Zêta.
« Pour compléter une telle somme, de concert avec les tribus de la Zêta, les Tsernogortses durent vendre les vases sacrés de Tsettinié.
* Le vladika est mis en liberté. En voyant revenir leur éclatant soleil, les guerriers de la montagne ne purent contenir leurs transports de joie. Mais Daniel, qu’affligeaient depuis longtemps les conquêtes religieuses des Turcs cantonnés dans le Tsernogore et qui craignait de voir un jour apostasier son peuple, demande en ce moment aux tribus rassemblées de convenir entre elles d'un jour où les Turcs seront, dans tout le pays, attaqués et massacrés. A cette proposition, la plupart des guerriers se taisent ; les cinq frères Martinovilj 1 s’offrent seuls pour exécuter le projet. La nuit de Noël est choisie pour être la nuit du massacre, qui aura lieu en souvenir des victimes de Kossuvo.
■ L’époque fixée pour la sainte veille arrive. Les frères