‹ Turcs et MonténégrinsChapitre 79 sur 163 · DA NI KL · texte numérisé non relu

DA NI KL

à 40 hommes, qui furent cernés dansTchévo, avec leur voïvode Nicolas Tomasche, par 2,000 Turcs que commandaient un beg bosniaque, nommé Loubovitj, et le gouverneur du fort de Klobouk. Cette poignée de braves soutint pendant plusieurs jours les assauts des musulmans, et donna le temps à l’armée tsernogortse de venir la délivrer.

« Pendant que la mêlée avait lieu dans la plaine, dit le poète populaire, que le feu des fusils remplissait l’air de fumée de la terre au ciel, Tomasche et ses compagnons, du haut du rocher de Tchévo, priaient Dieu d’écarter d'un coup de vent ces nuages de fumée, pour qu’ils pussent découvrir laquelle des deux armées l’emportait. Enfin, ils voient monter vers eux leurs frères tsernogortses, qui venaient de couper la tête à plus de mille Turcs, et qui amenaient un nombre non moins grand de prisonniers enchaînés. « O Dieu! s’écria To- « masche, grâces te soient rendues de ce que nous ven- « geons si bien nos pères et nos frères massacrés par « Keuprilu ! Puisses-tu donner dans ton ciel, à ceux qui « meurent pour défendre le Tsernogore, les joies d’un « triomphe sans fin 1 ! »

Aussitôt après la délivrance de Corfou, les Vénitiens prirent l’offensive sur la côte turque de l’Adriatique. Schulembourg débarqua en Epire et s’empara de Prévésa, défendue par 1,800 janissaires et 400 spahis. En même temps, l’amiral Aloïsio Mocenigo se rendit maître d’Antivari. Mais à la fin de 1717,

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