‹ Turcs et MonténégrinsChapitre 84 sur 163 · Vassili, p. 22. — Railj, t. IV, p. 204. — Andritj, p · texte numérisé non relu

Vassili, p. 22. — Railj, t. IV, p. 204. — Andritj, p

liant traité de Belgrade, qui rendait à la Porte tout le territoire conquis à la suite de la paix de Passarovitz, la Servie et la Petite Valachie, et que les Vénitiens, épouvantés de cette renaissance inattendue des forces de l’empire ottoman, craignant une rupture, avaient défendu sous peine de mort, comme pouvant servir de prétexte à une guerre, l'exportation de la poudre sur le territoire du Tsernogore Toutefois, par de courageuses sorties contre les nombreux camps retranchés qui bloquaient toutes les issues de leur pays, les Monténégrins affaiblirent peu à peu leurs ennemis et les mirent enfin en pleine déroute. Exaltés par l’ivresse sauvage d’un triomphe acheté au prix de tant d’efforts, ils brûlèrent vifs dans une écurie soixante-dix de leurs prisonniers les plus importants1 2. Gomme le remarque justement M. Cyprien Robert, « ce triste exploit n’a inspiré aucune chanson. »

Nous avons raconté dans le chapitre précédent comment s’étaient nouées les premières relations entre la Russie et le Monténégro. Depuis 1712 elles n’avaient pas été entretenues, mais la nouvelle attitude prise par l’Autriche et par Venise força les montagnards à se tourner vers le Nord et à réclamer un protectorat que Pierre le Grand avait jadis offert et que les incidents de la guerre sur le Pruth avaient seuls empêché de devenir effectif. Le vladika se rendit en Russie, où il fut reçu avec la plus haute distinction par l’impé-

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