‹ Turcs et MonténégrinsChapitre 97 sur 163 · Chopin et Ubicini, Provinces Danubiennes, p · texte numérisé non relu

Chopin et Ubicini, Provinces Danubiennes, p

cachait plus ses desseins d’invasion prochaine en Crimée, désireuse de se créer parmi les populations chrétiennes des appuis qui la missent en état de parer aux éventualités assez probables d’une destruction de l’empire ottoman, fit proposer aux Monténégrins de conclure avec l’Autriche un traité d'alliance offensive et défensive. Le régent civil Jean Radonitj fut envoyé à Vienne pour traiter des conditions de cette alliance. Il remit au Conseil aulique un projet de traité qui consacrait la pleine indépendance du Tsernogore, établissait les conditions respectives d’amitié, fixait la part qui reviendrait au vladika dans le cas d’un démembrement de la Turquie, c’est-à-dire la Zêta, les trois forteresses de Podogoritsa, Spouje, et Jabliak, la côte depuis Antivari jusqu’à l’embouchure de la Boïana, le Pipéri, les Berdas et l’IIerzegovine, enfin faisait prendre par le gouvernemeut autrichien l’engagement de réclamer la participation du Tsernogore aux traités de paix qu’il signerait avec la Turquie '. Tous ces articles furent approuvés parle Conseil et par l’Impératrice, et, letraité signé, Radonitj revint comblé de présents dans son pays*.

Malgré l’alliance qu’il avait conclue avec l’Autriche, Pierre pensa qu’il ne serait parfaitement assuré contre les entreprises turques que lorsqu’il aurait reconquis la bienveillance de la Russie. Aussi, dès l’année suivante, en 1779, se rendit-il une fois de plus à la cour

1. Voyez le texte de ces conditions au n° XVlll des Pièces justificatives.

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