‹ Turcs et MonténégrinsChapitre 98 sur 163 · Srbski Lietopis, 1826, part, n, p. 19. — Andritj, p · texte numérisé non relu

Srbski Lietopis, 1826, part, n, p. 19. — Andritj, p

de Catherine, accompagné de Jean Radonitj. Sur sa route, dans la petite ville de Scheklof, il eut la bonne fortune de rencontrer un général serbe au service de Russie, nommé Zoritj, qui était fort bien vu du prince Potemkin, alors en possession de la faveur de l’Impératrice. Grâce à la recommandation du général et à l’appui du favori, le coadjuteur du vladika Sa va dissipa toutes les préventions qu’avait fait naître son premier séjour et reçut un si favorable accueil qu’il fut nommé membre du Grand-Synode de Russie et qu’on lui décerna les cordons des ordres de Sainte- Anne etde Saint-Alexandre-Newsky '.

En 1780, Marie-Thérèse mourut, et l’avénement de son fils Joseph II fit entrer la politique de l’Autriche en Orient dans une voie plus ouvertement hostile aux Turcs et plus favorable à la Russie. Le vladika Sava suivit l’Impératrice dans la tombe à deux années d’intervalle et son petit-neveu Pierre lui succéda dans la dignité épiscopale, dont il remplissait déjà les devoirs temporels. Pierre se rendit alors en Autriche, où il se fit sacrer avec l’autorisation de Joseph II, le 14 octobre 1782, par l’archevêque de Carlo vitz, Moyse Poutnik2. La cérémonie accomplie, il vint de Carlovitz à Vienne demander au gouvernement autrichien de fournir à ses montagnards de la poudre et du plomb pour repousser les attaques dont menaçait le vizir de Scutari, Kara-Mahmoud-Pacha Bouschatli. Après d’assez

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