MARCHE DE TURENNE DERRIÈRE LES VOSGES
<du 13 au 23 décembre) dans cette situation, et, durant cette période, il prépare la deuxième partie de son mouvement. Il avait jusqu'alors tiré ses vivres de Nancy, il faut maintenant créer de nouveaux centres d'approvisionnements. Dans ce but, il fait établir des boulangeries à Neufchâteau, Mirecourt, Ëpinal et Remiremont ; cette dernière ville renfermait des approvisionnements laissés par les Lorrains. Il s'abouche avec le maréchal de Duras pour tirer des ressources de Bourgogne et de Franche-Comté. Il noue des relations avec le prince de Montbéliard pour obtenir de lui ■des vivres. Il jalonne ainsi sa future ligne d'opération par ■des dépôts et il prépare en outre le ravitaillement par l'arriére en faisant rassembler des chariots.
On verra plus loin le résultat de tous ces soins; mais il faut maintenant retourner au camp ennemi pour y suivre les opérations.
faire un crochet vers le nord, d'une bonne lieue, après avoir atteint Remiremont; on n'en saisit pas l'utilité. Faudrait-il, pour justifier rétablissement d'un camp au Longuet, admettre en ce point l'existence d'un gué sur la Moselle que les aménagements du fleuve auraient fait disparaître? L'état actuel des lieux paraît assez bien justifier cette hypothèse sans cependant la confirmer absolument. Il existe un chemin empierré partant du Longuet et aboutissant à la Moselle, mais on n'en voit pas la continuation sur l'autre rive. Toutefois, en face du point où se termine le chemin se trouve une maison.
M. de Kortzfleisch supprime le problème en plaçant sur sa carte Le Longuet sur la rive droite du fleuve, indication qui ne correspond ni à l'état de choses actuel, ni à l'ancien état, tel qu'il ressort de la carte de Beaurain dressée au <lix-huitième siècle.