‹ Turgot et ses doctrinesChapitre 15 sur 56 · I.A COUVÉE — LES RÉQUISITIONS MILlTAinnS · texte numérisé non relu

I.A COUVÉE — LES RÉQUISITIONS MILlTAinnS

que la province éparj;nât ces 10,000 livres, tout en retrouvant l'équivalent de sa dépense dans la consommation d(!s vivres et des fourrages des troupes stationnées dans la ville.

A côté de ces avantages pécuniaires, la ville devait y trouver la tranquillité de ses habitants; les troupes, de leur côté, seraient mieux logées, et la discipline ne pourrait qu'y gagner, elle aussi.

Pour suppléer à la pierre de taille, qui était fort Turpiot s-occupe chère à Limoges, Turgot fit établir des fours à bri- i<^s détails. ques, et, comme les ouvriers du pays ne savaient pas en faire de bonne qualité, il lit venir des ouvriers étrangers qui s'occupèrent de ce travail sous la direction d'un ingénieur (1). Il fit amener les eaux nécessaires pour approvisionner les casernes et former des abreuvoirs, et s'occupa de tous les achats de bois de bonne qualité, voulant éviter d'employer du bois vert qui nuirait à la solidité de l'édiMcc (2).

Dans le courant de 1768, les plans et devis étaient approuvés; les travaux furent mis en adjudication, les dépenses furent couvertes par imc imposition annuelle qui, sans grever considérablement le budget de la province, assurait à la ville de Limoges le maintien de sa garnison, lui laissait un débouché avantageux pour ses fourrages, en l'anVaucbissant des inconvénients « qui, paiiout ailleui's, faisaient redouter comme un iiéau le Idgcmciit des gens de guerre (3) s .

(1) Archives de l'intendance.

(2) Arcliines de l'iiilendance.

(S) IJ'Hu};ucs, Ensiii sur rndminislralion de Tiiniiil. p. 1.S8.

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