Décembre 1779 . Lettres inédites à Du Pont de Nemours
Et six mois plus tard :
« J ai vu une de nos amies que j’ai trouvée en assez mauvais état. Sa tranquillité a encore été troublée et toujours d'après les mêmes errements. Je vous conterai tout cela quand je vous verrai. Elle prend le parti d’aller passer l’été à Tours chez une parente ; elle y mène sa fille aînée b . . Je trouve ce parti très raisonnable et très propre, non seulement à sa propre tranquillité, mais encore à la rétablir dans l’autre tête qui s’est agitée si mal à propos. Je tâcherai de les aller voir tous deux après-demain1 2. »
Un an ne s’était pas écoulé que la mort séparait les deux amis. M. Guillois a publié une lettre de Cabanis à Roucher, qui permet de juger du chagrin de Mme Helvétius :
« Parlons de la perte que nous venons de faire l’un et l'autre. Vous avez sûrement pleuré M. T urgot, c’était votre bienfaiteur; c’était votre ami ; c’était un des hommes les plus distingués du siècle. Mme Helvétius a été surprise et affligée que vous ne lui ayez pas écrit au sujet de ce funeste événement 3. »