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Gazette de Leyde, du 18 octobre

2. Observations sur la ferme générale, 11 septembre 1774, dans Lemoine, Les derniers fermiers généraux.

ensuite les baux relatifs aux domaines engagés, aux hypothèques, aux messageries1, aux poudres, pour constituer des régies nouvelles. Les fermiers généraux et tous les financiers qui vivaient de l’État se rappelaient la campagne organisée jadis contre eux par Quesnay et les économistes ; ils ne se méprenaient point sur les sentiments du ministre et furent au nombre de ses pires ennemis.

La promesse contenue dans la lettre au Roi de ne point emprunter et de ne point augmenter les impôts pouvait être jugée imprudente. lurgot s’y conforma pourtant. Il conserva des taxes qui n avaient ete établies que provisoirement, mais n’en établit pas de nouvelles ; il emprunta, mais pour rembourser d autres emprunts et à un taux avantageux. Le crédit s’améliora au point que le clergé d un côté, les États de Bourgogne, de Languedoc et de Provence de l’autre, purent, comme )e trésor, faire des conversions de leurs dettes.

Quant aux économies, son procédé consista

i. Le public eut désormais des diligences légères, commodes, bien suspendues, à huit places, partant et arrivant à heure fixe. On fit, avec les Turgotines, en deux jours et demie, le trajet de Paris à Angers, au lieu de mettre cinq jours.

à faire prendre successivement par le Roi des engagements de principe destinés à empêcher dans l’avenir le renouvellement des abus qu’il n’était pas possible de supprimer immédiatement. C’est ainsi qu’il avait fait décider qu’il n’y aurait plus désormais de croupes; c’est ainsi que, lors du mariage deMllede Guébriant, il fit admettre qu’il ne serait plus constitué de dots par le Roi.

On a reproché à Turgot d’avoir mis trop de raideur dans la défense du trésor public. 11 est incontestable qu’en plusieurs circonstances, il se montra intraitable.

Il mord, il rue, il heurte, il casse,

Est-ce un mulet, est-ce un cheval ?

a dit un chansonnier1. Cependant, au début de son ministère, il fit plus d’une concession. Mercy a raconté ce qui se passa pour l’augmentation de la cassette de la Reine et pour la dot de Mlle de Guébriant, a fille d’une dame de compagnie de la duchesse de Lamballe ».

i. Un apologiste de Turgot dans la fable : Le berger, le chien et les loups, a fait dire à ces derniers :

Il avait l’œil sauvage et le poil hérissé,

Sa démarche était gauche et son zèle insensé.

Mercy s’étail concerté avec l’abbé de Vermond pour signaler à Turgot l’insuffisance de la dotation de Marie- Antoinette, plus mal traitée pécuniairement que les princes du sang. « Au premier mot. le Contrôleur général se chargea de proposer au Roi de porter ce traitement de 96.000 livres à 200.000 livres ; la Reine ignora cette négociation. » En outre, pour ne pas mettre Marie-Antoinette dans l’embarras visà-vis de Mme de Lamballe, Turgot fit donner un effet rétroactif à la décision du Roi, de sorte que la Reine toucha 5o. 000 livres, qu elle put donner à Mlle de Guébriant.

De même pour faire plaisir à M. de Maurepas, Turgot tailla, dans les Intendances des finances, une place pour Amelot, dont la nullité n'était pas discutée. C’est plus tard qu’il se montra inflexible, ayant constaté sans doute l’inutilité des concessions. Malesherbes eut une conduite contraire, notamment lors de la fixation du traitement de Mme de Lamballe, nommée surintendante1; il ne semble pas qu’on lui en ait su plus de gré.

Dès son arrivée au contrôle général, Tur-

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