LES SAGES-FEMM£S
Un des malheurs de la campagne, c'est de manquer de sages- femmes; un plus grand encore, c'est d'en avoir de mauvaises. Turgot le comprit. Il fit venir à Limoges une maîtresse sage-femme, lui assura un traitement convenable, lui fournit les mannequins nécessaires pour ouvrir des cours d'obstétrique; ilencoura-
LBS SAOES-FEMMES. It3
gea le^fémmes qui se montrèrent disposées à les suivre, et parvint à former un assez grand nombre de sujets. Les accidents occasionnés par le défaut de secours ou parUm^itiede matrones sans connaissances ou sans mission diminuèrent sensiblement. Cette institution, comme beaucoup d autres dont Turgot fut l'auteur , était destinée à grandir ; elle devait donner naissance à Thospice de la Maternité , et servir de modèle à beaucoup d'établissements du même genre.