CHAPITRE TROISIÈME
De l'Imprimerie Royale , de V Académie Royale de Peinture et de Sculpture , du Congrès des Édiles , de V Académie Royale des Sciences et de la Société Royale d’ Agriculture.
La contrée qui a yû 'naître Bodoni avait été l'un» des premières à se montrer dans l’art de l’Imprimerie; on connaît des éditions faites en Piémont entre le 1470 , et le 1480. Dans les tems postérieurs , et sous le Duc Emmanuel Philibert , les Bevilacqua et les Torrentini quittèrent Vénise et Florenca pour venir se fixer à Turin et au Mondovi j et les livres sortis de leurs presses ont rivalisé avec ceux des Giunti et des Aides. Mais le Gouvernement n’a songé que tard à se donner une presse particulière pour les objets de son ressort. C’est en 1740 que le Comte Favetti de Bosses fit l’oflre au Roi
d’établir une Imprimerie Royale : avant cette époque , les Sinibaldo , Pizzamiglio , Faletta , Z.avnlta , Tarino et Chays avoient été les éditeurs des actes publics.
L'Imprimerie Royale , administrée par une société d'Actionnaires appartenans à des familles opulentes, a un superbe établissement au-rez-de-chaussée du palais de l'Académie des Sciences , et déjà avant le départ du Roi elle se faisait remarquer par un assortiment complet de matrices de toute sorte de caractères et par les travaux de sa fonderie ; après le retour de Sa-Majesté , son fond a pris un accroissement considérable. Sous la direction de 3M. Appiani toutes ses parties ont paru s’améliorer et un Artiste de mérite a été attaché à l’établissement pour la gravure des poinçons. Le sieur Farina de Milan s’occupe de ce travail avec autant d’intelligence que de goût, et les beaux modèles de Boduni devant les yeux, il parvient à donner à ses lettres cette netteté de trait et cette élégance de forme qui font le charme de l’impression.
Depuis le 1678 , la Duchesse Marie-Jeanne-Baptiste de Nemours, Régente de Savoie, avait approuvée l’établissement d’une société de Peintres , de Sculpteurs et d’ Architectes fondée par les Artistes Signola et Caravaglla , et qui avait été agrégée à l’Académie de saint-Luc de Rome. Les guerres survenues en Piémont avoient fait abandoner les travaux de cette compagnie , dont le but était de donner à 1 école Piémontaise le relief qu’elle pouvait mériter : \m siècle après , en 1778. Cette so~
ciété fut restaurée par la munificence du Roi Victor Amédée III , sous le nom d’AcADF.MiE Royale de Peinture et de Sculpture. Cette Académie fut chargée, entr’autres, choses de surveiller les deux écoles de dessin et d’art statuaire fondées par le Roi Charles Emmanuel. III. Les talens des deux Professeurs qui dévoient les diriger, Laurent Pecheux pour le Dessin et Ignace Collini pour la Sculpture , joints au zèle et à l’intelligence de quelques Académiciens , parmi lesquels on distinguait le Comte Saint-Martin de la Motte et feu le Comte Durando Villa , avoient ajouté à l’intérêt de cette institution. L’espèce de mouvement qu’elle recevait du penchant que la jeunesse de Turin montrait pour les beaux arts ; la tendance générale en Europe pour tout ce qui paraissait faire revivre le goàt des compositions Grecques et Romaines et le concours des élèves donnoient de belles espérances ; et l’on devait se promettre de voir enfin s’établir la célébrité d’uneécole Piémontaise sous le Règne d’un Monarque Protecteur, et sous la discipline d’un artiste connaissant parfaitement les principes du dessin et de la composition. Les événemens militaires ont de nouveau troublé ces espérances ; rarement les pays soulevés par les guerres conservent de l’enthousiasme pour les arts ; il faut des années pour y ramener l’opinion et reveiller le premier essor.
Dès les premières années de son règne, ce même Roi Victor Amédée III s’était occupé de la création d’un Magistrat chargé de surveiller les embellisse* ment de la capitale j ce Magistrat composé d’Archi-
tectcs a été nommé le Congrès des Ediles. Nul bâtiment , d’après son inspection , ne peut être entrepris ni restauré dans Turin, sans que les plans en soient examinés et approuvés. .
Comme dans l’histoire des différens peuples il est des momens favorables au développement des facultés de l’esprit, c’est vers le 1757 qu’il faut rapporter la première origine à Turin de I’Académib royale des Sciences. L’amour de l’étude qui animait dans leur jeunesse le Docteur Cigna , le Comte de Saluces et l’illustre La-Grange , les avait portés à se reunir pour conférer sur l’objet de leurs travaux : ces premières conférences donnèrent lieu à quelques mémoires qui leurs associèrent d’autres savans , tels que Gaber , Allione, Bertrandi , Caréna et Foncenel. Les recherches de ces jeunes adeptes ont paru en 1709 dans des volumes qui prirent le titre de Mélanges de la Société privée de Turin et se suivirent jusqu’au nombre de cinq. Victor Amédée 111, alors Duc de Savoie , protégeait cette reunion , c’est pourquoi elle avait pris le titre de Société Royale , et lorsque ce Prince fut parvenu au Trône il l’érigea en Académie Royale des Sciences , fondation mémorable qui date de 1783. Mais il est à remarquer qu’avant cette époque l’Académie de Turin avait fixées ses destinées. Les travaux de La- Grange , de Cigna et de Saluces lui avaient acquis «ne telle réputation, que les premiers savans de l’Europe avaient marqué le désir de lui appartenir : on s’était étonné de trouver dans ses mémoires de» recherches faites de main de maître , 6ur le calcul
intégral , sur les suites récurrentes, sur les questions des maximis et m ininus , sur la nature et la propagation du son etc. ; c’étoient les premiers débuts de La-Grange qui l’avoient déjà mis de pair avec les plus grands géomètres de l’Europe: à l’age de vingtcinq ans il maniait l'analyse la plus profonde avec une facilité et une élégance dont les plus célèbres Académiciens se seraient fait honneur , et il rélévait leurs méprises avec une modestie rare.
L’Académie Royale des Sciences depuis le 1783* jusqu’en 1800 , publia six volumes de ses mémoires: ' elle avait appelé dans son sein tout ce qu’il y avait d’hommes dé mérite en Piémont, et la Chimie , la Physique et l’Histoire naturelle , qui ont fait tant de progrès depuis trent’ans , ont trouvé de puissant secours dans les travaux des Académiciens de Turin* Durant le régime des Français, cette compagnie fut constituée en deux classes et sa dotation fut augmentée. Comme dès sa première institution elle avait embrassé les sciences et la Philologie , on crut de la ramener à son principe en la partageant en classe des sciences exactes et en classe de littérature et de beaux arts. Cette distribution a été maintenue après le retour du Roi , avec ce changement , enlr’autres , que la classe de littérature et de beaux arts a pris le nom de classe d’Histoire et de Philologie : de manière que l’Académie de Turin se trouve aujourd’hui distribuée sur le même plan qui avaient conçu ses fondateurs. D’une part, «lie se propose d’agrandir le domaine de la science par des travaux de recherche et d’analyse ; de
i’autre , elle s’efforce d’assurer et de conserver le goût par la critique et de recueillir les souvenirs de l’antiquité.
Depuis le 1801 jusqu’en i8i3, les deux classes de l’Académie des sciences , littérature et beaux arts ont publié cinq volumes chacune , qui , joints aux cinq premiers de la société privée , et aux six de l’Académie Royale, font monter à vingt et un volumes le nombrè total de la collection. Ce nombre a été augmenté de deux volumes par la publication des mémoires sur les travaux dont la compagnie s’est occupée depuis trois ans. Les douze derniers volumes renferment d’excellens mémoires sur les mathématiques èt une suite de recherches importantes sur la Physique animale et la Physiologie, comme la notice de beaucoup de découvertes faites en Zoologie , en botanique et en Minéralogie j et parmi les travaux des historiens et des littérateurs on note l’illustration de quelques points intéressons de l’histoire ancienne et moderne.
Le palais de l’Académie est dans la maison du ei-devant collège des Nobles , appartenant jadis aux Jésuites. C’est un édifice bâti par Guanni , qui a de grandes dimensions, mais dont l’Architecture , comme les morceaux de poésie du 17. e siècle est •remplie de pointes et d’hyperboles. Sa façade ex*, térieure est surchargée d’ornemens : l’intérieu» ne présente pas moins de beaux emplacemens qui «ont propres aux besoins de l’Académie. La salle destinée aux séances publiques a été peinte par Galliari. On, y remarque le» deux bustes du Comte
La-Grange et du Comte Saluces. L’Académie avait manifesté le désir d’avoir le portrait de ses fondateurs , et comme un effet de modestie naturelle retenait le célèbre La-Grange de se laisser dessiner, on s’avisa d’envoyer pour cet objet le sculpteur Lavj à Paris , où placé dans la salle de l’Institut, à l’insu du modeste Géomètre , il parvint à en crayonner les traits d’une manière si exacte que le buste en réussit très-ressemblant. Les connaisseurs s’arrêtent devant ces deux ouvrages de M* Lavy , dont l’exécution se ressent de la bonne manière j sans rien emprunter du beau idéal et avec des traits fidellement copiés sur la nature , l’artiste a réussi à donner une expression héroique à l’image des deux hommes que les sciences ont portés à l’immortalité.
Les deux classes de l’Académie tiennent leurs séances ordinaires dans la salle de la bibliothèque, qui est bien fournie en livres anciens et modernes. Sur une hertne en marbre de Suse on voit le buste du Roi Victor Amédée III , sculptée par Ignace Collini.
En sortant des salles de l’Académie des sciences on trouve en face les salles du Cabinet d’histoire naturelle, qui prend le titre de rerum naturalwm Musæüm. La décoration de la porte d’entrée, ainsi que l’intérieur des salles, a été peint par f 'ea élève de Galliari. C’est un peintre architecte , qui a le mérite de joindre la correction du dessin à l’art du coloris , et qui se fait remarquer surtout par l’harmonie et la suavité de ses couleurs. Le Musacum
doit renfermer les échantillons des corps qui appartiennent aux trois règnes de la nature ; noms , qui indiquent un cadre immense. Cette collection déjà bien riche provient soit de l’ancien Cabinet de l’Université , soit de celui formé par les membres de l’Académie des sciences. Plusieurs naturalistes, dont les noms méritent d’ètre conservés avaient travaillés à ces deux collections et on leur doit les progrès que les recherches d’histoire naturelle ont faits depuis en Piémont.
Les voyages de Donati et de Carburi ont établi le premier fond du Cabinet de l’Université , dont la principale richesse consistait en objets de Zoologie n’ayant presque point de minéraux , si l’on excepte quelques agathes et autres pierres dures , et les articles de deux collections particulières qu’on lui avait incorporées; la première faite par le Comte Billin , et qui consistait presqu’uniquement en pierres de la vallée de Vraita, outre l'albâtre de Busca et les noix fossiles de la Morra ; et l’autre un peu plus riche , rassemblée par le Docteur Giavelli. Que l’on ajoute à ces objets les coquilles naturelles qui furent cédées à l’Université par un riche particulier , moyennant une rente viagère , et l’on aura une idée complété du Cabinet de l’Université à l’époque où la direction en fut confiée au Docteur Allione. Ce Cabinet était sur la place de saint-Charles au palais du Marquis Caraglio , et grâce aux soins du célèbre Allione , il prit dès-lors Un accroissement considérable (c).
En même tems que le Docteur Allions enrichissait le Cabinet de l’Université , quelques membres de l’Académie des sciences travaillaient à une autre collection non moins intéressante , et leur zèle avait d’autant plus de succès , que de grands personnages concouraient dans leur entreprise. Le Commandeur Graneri , premier Secrétaire d’État et Ministre des affaires internes , avait légué à l’Académie des sciences les minéraux qu’il avait apportés de ses Ambassades de Vienne et d’Espagne. De son vivant le Bailli de saint-Germain lui donna sa belle collection qui était riche eu pétrifications. En attendant, les travaux de Morozzo , Bonvoisin et Napiune éclairoient l’étude de la science , faisaient connaître les rapports qui se passent entre la minéralogie, la physique et la chimie, et introduis saient la bonne méthode dans la distribution des minéraux.
En 1801 le Cabinet de l’Université fut reuni â celui de l’Académie des sciences, d’où est résulté le Musaeum d’histoire naturelle, et dès-lors il fut ouvert à la curiosité du public. En i8o5, lorsque M. le Comte Balbe était Recteur de l’Université ( sous le nom d’Académie ) le Musaeum , tout en restant dans le palais de l’Academie des sciences fut déclaré comm’appartenant à l’Université : pour celà il ne cessa point d’être public , au contraire, il se trouva plus particulièrement consacré à l’instruction de la jeunesse , et cette époque est la plus remarquable de son accroissement. M. le Comte Balbe , qui présidait toutes les parties de l’ensei-
gnement avait une grande part dans les délibérations de l’Académie des sciences, et portait sur* ces objets un zèle très-actif. Dès le 1798 l’abbë Borson avait été invité par le Comte Morozzo et le Chevalier INapione a prendre soin de la collection minéralogique de l’Académie , et avait été chargé du classement des pétrifications ; les volumes de l’Académie avaient publiés ses travaux j M. le Comte Bulbe s’empressa de fournir à M. Borson des moyens plus étendus pour la continuation de ses travaux, et soit par les nouvelles richesses que ce Minéralogiste se procura de l’étranger , soit par la nouvelle distribution qui fut adoptée dans l’ordre intérieur du Musaeum , la ville de Turin, qui dès le 1801 avait commencé à compter parmi ses curiosités un Cabinet public d’histoire naturelle , se trouva, en 1810, pouvoir offrir aux regards de l’étranger une collection à être mise au nombre des plus belles d’Italie.
Il est vrai que le Docteur Bonvoisin l’enrichissait tous les jours de ses importantes découvertes, et qu’un jeune-homme, formé par lui dans la recherche des minéraux, Dominique Perotti , courait continuellement les alpes pour y trouver des choses nouvelles. Un autre avantage se faisait sentir de l’école de minéralogie que l’abbé Borson avaifr ouverte dès le x8or. Ce cours , qui avait lieu pendant quelques mois de l’année , dans une salle attenant à celle du Musaeum , avait attiré beaucoup d’écoliers et dans le nombre il s’en était trouvé de ceux portés par leur goût à scruter les secrets
de la science, et dont les travaux devenoient déjà utiles à l’établissement. En 1810 M. Borson s’occupa de la rédaction du catalogue raisonné de la partie minéralogique , en suivant la méthode de Werner : il en publia le premier volume , qui contient l’indication d’environ 4°°° articles j on attend la publication du second volume , qui en contiendra au-delà de 43oo.
L’observateur doit porter l’attention sur la manière avec laquelle les minéraux sont disposés. Outre que toutes les pièces sont soigneusement étique ttées et qu’elles se trouvent placées dans des armoires d’une belle menuiserie , on a fait choix des articles qui peuvent intéresser de plus près la curiosité de l’étudiant , pour les étaler dans des caisses de verres posées sur quinze tables d’une construction aussi commode qu’élegante. Cet arrangement est dû à M. Borson , et a été applaudi par les connaisseurs.
La partie Zoologique n’est pas aussi riche que la minéralogique , bien qu’elle soit antérieure en date , quant à sa première origine. Elle doit ses accroisscmens au zèle du Professeur Giorno. , mort en 1809. M. Bonelli , qui occupe actuellement la chaire de Zoologie, l’enrichit tous les jours d’objets provenant de ses découvertes. La partie des oiseaux y est très-nombreuse ; elle comprend à peu-près tous les oiseaux de l’Europe , outre un grand nombre de ceux des régions éloignées. La collection des poissons est presqu’entièrement l’ouvrage du célèbre Giorna , qui y a consacré les dernières années
de sa vie. Lorsque l’arrangement des mammifères f des oiseaux , des poissons et des insectes sera achevé , on rendra plus intéressante encore la distribution des mollusques des crustacées et des zoophites dont le nombre est très-considérable.
Parmi les oiseaux on trouve la Demoiselle de IVumidie , ( Ardea Virgo ) la Spatule , ( Platalea Leucor ulia ) le Flamand ( Poenicopterus ruber ) pris aux environs de Turin. On y voit le Vautour Barbu ( Vultur barbatus ) et la Gorge-bleue ( Motacilla Succica ) pris aussi en Piémont. Parmi les poissons on note la Raja Giorna découverte par le naturaliste de ce nom dans le mar de Nice ; le Cjprinus Ida avec ses épines passagères et le Caprisques, Balista Caper. Parmi les amphibies, on Temarque un beau Phoque , pris dans un antre sur les côtes de Barbarie et mort à Turin, où par ses jeux il fournissait les moyens de subsistance à une famille nombreuse. Le préparateur de l’Académie a pris soin de le disséquer, et on voit d’un «oté le corps de l’animal et de l’autre son squelette. Son projet était d’en conserver les organes intérieurs si les progrès de la gangrène ne les eut endommagés ; on se proposait de faire voir comment dans le Phoque le nouveau né conserve ouvert le trou ovalaire du coeur , qui dans le foetus donne le passage au sang de la cave à l’aorte sans avoir à traverser le poumon , ce qui fait que cet amphibie peut plonger dans l’eau et suspendre la respiration. On remarque sur le squelette la projection singulière de son corps, qui a les pieds
et les mains , tenant à des espèces de bras et de jambes , avec les phalanges assez distinctes : mais qui, recouvertes par une membrane épaisse , ressemblent à des nageoires : de manière que le Phoque vû dans l’extérieur de son corps ressemble à un poisson, et son squelette retrace l’organisation d’un quadrupède. Parmi les crustacées on remarque une suite de Crocodiiles, pris à diverses époques de leur croissance depuis la sortie de l’oeuf; série qui est utile pour observer la mâchoire , le nombre et la forme des dents de ce reptile. Parmi les zoophites on remarque une branche de corail noir. Anlhipater spiralis de Pallas.
La Société Royale d’Agriculture , fondée par le Roi Victor Amédée III , tient ses séances au palais de l’Académie. Elle a une ferme expérimentale , formée des jardins appartenant au couvent des Pères de la Mercy , dits de la Crocetta , supprimés avant l’entrée des Français en Piémont. Cette Société , outre de plusieurs volumes de mémoires concernant la science et l’art de cultiver les terres, a publié , depuis le 1791 jusqu’en i8i3, un Calendrier d’agriculture qui a été regardée comme très# utile pour les progrès de cette branche d’industrie.
Au-dessus du palais de l’Académie des sciences •n trouve l’Observatoire , bâti sur les dessins de l’architecte Feroggio le fils. Cet établissement est confié aux soins du Professeur Plana , et doit à la munificence du Roi Victor Emmanuel d’ètre enrichi de plusieurs instrumens nécessaires pour les •bservations astronomiques. <