‹ Tyler le couvreurChapitre 4 sur 11 · TO · texte numérisé non relu

TO

ouvreuses; ils sont seuls encore devant le bureau, et, malgré cela, ils ne cessent pas de se dire : « Pourvu que nouf ayons delà € place! »

Ne nous moquonà pas de ces gens-là!

ils auront au spectacle un plaisir que nous ne comprenons pas et que nous ne goûterons plus, nous , blasés sur les illusions de la scène ; nous qui, les trois quarts dii temps, n'écoutons pas, et qui voyons l'acteur tandis que ces bonnes gens ne voient que le personnage.

jVïais le jour baisse, les cafés s'éclairent brillent, resplendissent de gaz!.., les boutiques deviennent aussi plus belles, et il est

rare que les marchandises étalée* ne gagnent pas à être vues aux lumières. C'est le véritable moment de la promenade ; le soir on ne sort plus guère pour ses affaires maison sort pour son plaisir.

Ces! le tuaient où te marigalael mène sa femme choisir le châle en bourrade soie tant il veut lui faire cadeau ; aussi voyw comme ces dames ont l'air aimable en se penchant eu f>ras de leur cavalier, et en lui déeigaaotf dans un magasin, une étoffe de Fftbe qu de spaateau qui est cUarmanteà le luwtàre.

IUVoyez au^i les employés qui vont au café faire leur partie de billard ou de do-»

mino, et ceux qui s'asseyent dans la barrière, sur le boulevart , pour y prendre de la bière que le garçon a soin de faire mousser, de manière à ce qu'un tiers de la bouteille se répande sur la table.

Comme tout le monde a l'air gai, satisfait j content ! en vérité, les habitants de Paris» vus au gaz, semblent bien heureux, et un étranger qui se promène le soir sur nos boulevarts , si brillants par les boutiques elles cafés , si animés par las théâtres, les promeneurs et les marchands ambulants, un étranger doit prendre une idée bien favorable de notre ville et de ses habitants.

Mais l'apparence es t souvent trompeuse*

Ces hommes qui sont entrés au café pour se divertir, s'échaufferont avec du punch, se querelleront, et sortiront peut-être pour se battre ; ces deux époux qui semblaient si bien d'accord rentreront chez eux en se faisant la moue , parce que monsieur n'a pas voulu satisfaire toutes les envies de madame. Les marchands fermeront leur boutique en se plaignant , parce qu'ils n'auront rien vendu dans la journée, et les pompiers reviendront en jurant contre les spectacles qui finissent trop tard.

Puis , derrière ces jeunes gens qui se promènent en chantant , en riant , à la suite du dîner qu'ils viennent de faire apx Vendanges de Bourgogne, un pauvre père de famille ne sait comment rentrer chez

lui , parce qu'il n'a pas de pain à porter & ses enfants , ou un vieillard honteux et tremblant s'approchera de vous sans oser mendier» mais en murmurant quelques mots que vous comprendrez bien vite si vous êtes compatissant. Alors vous sentit rf z que tout, n'est pas joie dans ce qui est devant vos yeux, qu'il y a plus de mouvewejU que de bonheur dans ce tableau { que les uns veulent afficher un luxe audessus de leurs moyens, tandis que les autres se disent gênés pour r(£ pas être obligeants; qu'il y a plus d'ostentation que d'aisance dans ces magasins si bien éclairés ; qu'il y a plus d'ennui que de plaisir cnez ces gens qui veulent avoir l'air de s'amuser, et qu'enfin le naturel est ce qu'on rencontre lé moins dans une grande ville, ou il semble que Ton craigne même de

marcher et de se promener naturellement.

Mais le* spectacles finissent : c'est en* cpre un moment de vente pour les pâti*sjers ; presque tous les habitués du paradis vont se faire servir de la galette ; on fait un moment queue pour ^oir ^e U mai>* chandise toute chaude. La cmutnerce de la galette a pris depuis quelques années beaucoup d'extension; on y fait ^ fortune en peu dç temps. Vous pouvez voir tous le$ soirs > à ^orchestre de rQpéra-^Comique 9 parmi les abonnés fidèles de ce thé^^, ire , un ç^rdevaut marchand de galette, , Cela prouye gpç, tout eu faisant ççtte p^te ferme, ce monsieur avait du goût pour la

musique; je suis féché , seulement, qu'il ne soit pas abonné aux Bouffes.

Le monde devient rare, les boutiques se fetwéirt; te gaz s'éteint; quelques cafés brillent encore, iftais bientôt ils s'éteignbnt qussi, et, de tous ces feux qui éclairaient les: boule varts, il ne reste plus que le» réverbère» qui brillent fort peu et qui éclairent fort mal. *

■t. ••! ■ ... / » j ; il » • ! »' ^ * # ' ' f ï

' Àtant de quitter la cVolséeV attendez un moment, ïè crois que nous àltdhs Vbir encore 1 ^rièïqàe chose, car des' b'omittes s^ promènent là-ba& , devant celte graficté maison, et ce n'est pas sans intention*

' Vous pensez peut-être que je vais vous faire assister à une scène de voleurs? Rassurez-vous , cela n'aurait rien de piquant et fféf rièâf dans une grande ville ; vous allez voir quelque chose dé plus original.

Tenez : on ouvre une fenêtre au troisième dans là grande maison, un monsieur y paraît et regarde sor les boulevarts; les hommes en bas lui crient : « Va ! dépéche- « toit... *

Pif!.... pan! poufU*..ep quelques

secondes , trois matelas sont jetés par la fenêtre , puis une coucheite , puis une commode , puis deux chaises et deux paquets sont jetés sur tes matelas. Tant pis

m les meubles se brisent , on préfère les y^ir cassés a ce qu'ils soient vendus par le propriétaire. Vous comprenez à présent que tous assistez au déménagement d'un pauvre diable qui n'a pas pu payer son terme , et auquel le propriétaire a signifié qu'il n'emporterait pas ses meubles. Le malheureux locataire^ répondu en soupirafat : Je né les' emporterai pat.

En effet, il se contente de les jeter par les fenêtres , et ce sont deux de set amis qui Ife» fmportenti

En qqelques secondes le déménagement s'est effectué , et le lendemain le locataire sortira de grand matin, mais par la porte ,

pour aller rejoindre ses meubles qui sont sortis par la fenêtre.

Vous ne vous doutiez pas peut-être qu'à Paris il se fit des déménagements aussi tard. Mais il s'y fait encore bien des choses que nous n'avons pas vues, el si ces tableaux vous ont amusé, vous pourrez une autre fois en voir la suite en vous mettant à ma fenêtre depuis minuit jusqu'à sept heures du matin .

Mtttt (W 11 «MCDI.

Un «rirte ehes un médecin.

Il était huit heures du soir ; c'était en hiver; le temps était humide , l'air chargé dé brouillards; on avait plus froid que quand il gèle; ou ne pouvait pas marcher vite, parce qu'il faisait glissant; on ne

voulait pas aller doucement parce qu'on respirait le brouillard. C'était un de ces temps tristes , contrariants , par lesquels on a la tête lourde , les nerfs agacés, irritables, l'humeur querelleuse et le caractère très mal fait; c'était un temps à spleen, un temps anglais.

A Paris, tel temps qu'il fasse, il y a toujours mille moyens de se procurer des distractions; à huit heures du soir, vous n'avez que l'embarras du choix. Dix-huit salles de spectacle vous sont ouvertes, qui sont bien éclairées, bien chauffées, et dans lesquelles vous ne vous apercevez pas du brouillard qui règne dehors ; et dans ces dix -huit salles je ne comprends pas les petits théâtres de troisième ordre, tel

que les Lazary, Saqui,Debureau, etc., etc.

Dans ces derniers, à Jà vérité, il fait souvent du brouillard; il est chaud au lieu d'<étre froid , mais n'en est pas plus agréable.

Vous avez ensuite Jea cafés.,... Je n'en ai. pas fait le compte, ce serait trop long, • mais vous n'irez pas loin sans en trouver un... à moins que vous ne vous amusiez à vous promener, sur les boulevarts neufs ou sur les bords du canal ; mais par un temps de brouillard je ne suppose que vbus quittiez le centre de Paris.

Vous avez encore les conéerls,.... Aimeg-vous la musique ? on en a mis par- *

tout ! les concerts où Von n'estante que des contredanses ; ceux où l'oit m joue que de la musique sayaate; ceux où lo»

fait tout autre choçe que de la igfti&que; ceux où il y a deux cents musiciens qui {ont du bruit comme quatre ; ceux où il y a des chanteurs qui ne chantent jamais ou des instrumentistes qui s'accordent toujours? ceux où les jolies fenlmes se donnent rende*» voftfi.,. ces derniers Méritent certainement la préférence , quelle que soit la musique que fon y exécute.

Vous avez ensuite la réunion de société, d'amis, de connaissances, car enfin, à moins que vous soyez un paria, un ours t un sauvage t vous devez avoir des amis et des connaissances chez lesquels vous p***

vez passer votre soirée , soit à jouer, soit à causer, soit à observer; vous avez même le droit de n'y rien faire du tout.

Et les cabinets de lecture cpte j'allais oublier ; le* cabinets de lecture! cette providence de» çeoftiefs r des gobe-mouches, de% politiques, des &<M*veUistes t des inais y des geu$ gui ne savent (joe faire de teufl temps ; où vous poqvez , pour dix centitnes (dans beaucoup de cabinets de lecture la séance ne coule pas davantage) ; où, dis-je , vous pouvez , pour deux sous, lire une vingtaine de journaux , et peutêtre pïus; savoir ce que Ton fait en Tur* <fftie, en Russie, en Angleterre, en Autriche, en Prusse; avoir des détails sur la dernière représentation donnée à l'Opérât

et des nouvelles du grand serpent de mer dont on n'a jamais pu voir ensemble la tête et la queue; lire les débats de la Chambre des communes en Angleterre, et savoir quelle sera la couleur des manteaux de dames pour cet hiver; apprendre où en est la question d'Orient , et de quelle manière on peut obtenir un résultat avec le Daguerréotype; savoir combien d'argent on a déposé k la Caisse d'épargnes, et où se vend la dernière pommade du lion , faite avec un des acteurs du théâtre de la Porte-Saint-Martin. Que de choses vous pouvez savoir pour deux sous! en vérité, il faudrait ne pas avoir deux sous dans sa poche pour se priver de connaître ton cela.

— 8» — Vous voyez donc bien que, même par un temps triste et nébuleux, on peut toujours s amuser, se distraire à Paris , à moins d'y mettre de la mauvaise volonté.

Mais c'est ce qui arrive lorsqu'on est mal disposé ; on ne sait ce qu'on veut, on ne se décide à rien ; on fait cinquante pas d'un côté , puis on rebrousse chemin , jusqu\ ce que la rencontre imprévue d'une personne de connaissance vous fasse enfin

prendre un parti ; alors la rencontre est

reçue à bras ouverts.

C'est ce qui m'arrive; au coin d'un boulevart, je suis arrêté par un avocat de mes amis.

« — Où aflrz-vous comme cela?

« — Ma foi, je n'en sais rien. Je ne sais « ce que je veux faire... Vous savez qu'il « y a des jours où l'on est triste sans sav € voir pourquoi... où tous tes comiques « de Paris ne réussiraient pas'à vous faire « t*e.

«— Venez avec moi chez le docteur B... t t cela vous distraira... vous y verrez plu- « sieurs médecins de ses amis... c'est sans c façon , sans toilette , il n'y a pas de da- € mes... on fait une partie de bouillotte « très douce.

« r-Mois... «lier chez le docteur B.,,

« — Il vous a déjà engagé plusieurs t fois, vous lui ferez «plaisir,.,.. Allons, c venez. »

Je me laisse conduire.

Cependant tme usitée avec 4és médecins m'effrayait un peu; detofs latiisposilion d'esprit où j'étais , il me semblait qu'on devait peu s'amuser dans une réunion d'hommes que je me figurais devoir être graves , toujours préoccupés de leurs malades , dissertant sans cesse sur toutes les infirmités qui affligent la pauvre espèce humaine.

Mous arrivons chez le docleur, qui me

fait un accueil fort aimable. Il y avait huit messieurs 'dont quatre faisaient déjà une bouillotte.

Je demande à mon introducteur quel* ques détails sur les personnes que je vois .pour la première fois ; car il faut toujours .tâcher de savoir à qui l'on a affaire*

Mon avocat ne demande pas mieux que de me mettre au courant; les avocats aiment à parler. C'est fort naturel , c'est .leur état, , ;

Le mien commence ainsi

% A, la bouillotte, ce monsieur qui vous

c tourne le dos est le vieux docteur.,. Il r c est fprt savant 9 très renommé pour Us

t maladies de peau , les affections chrome niques. Il aime beaucoup la bouillotte

a et la littérature, il est aimable ; mais il

« joue serré.

c Le premier à sa droite , ce grand bel * homme, beau garçon , est un fournis- » seur des armées. Bon enfant, beau « joueur ; mais un peu douillet de sa perc sonne; quand il tousse deux fois dans « la soirée, il se croit perdu.

« Après lui, ce monsieur entre deux *« âges, d'une figure agréable, c'est le

« docteur Y... il demeure dans le quar-

« tièr. C'est un gaillard qui a eu lien dès

* bonnes fortunes ! Je le connais depuis

« longtemps , moi , et je le rencontrais

c souvent dans des rues solitaires, caiï-

« sant avec de jolies femmes... mainte-

€ nant il est marié, père de famille et fort

c sage , et je n'en doute pas : du reste ses

* {apeptures galantes d esau raient, lui çtre

« nuisibles; les succès près des dames nf

« font jmmis tort.

€ Le dernier des joueurs , ce monsieur c grand, gras , au teint rose , à la figure « riante, est un [marchand de chevaux; « c'est un homme fout rond}, toxk sans « façons. Ah! comme il conduit bien une

« calèche on «un tilbury I Mais, à la bouiU « lotte, il a un jeu diabolique : tttfaÂt*on m tout avec un flux; il me <lécave tou- € jours*

« Maintenant, ce jeune homme que « vous voyez assis sur le divan , c'est un c élève en chirurgie. .. il est attaché à un € hôpital 9 je ne sais plus lequel... il aime « passionnément le théâtre , les actrices « surtout, oe qui ne l'empêche pas, ce?

« pendant de s'occuper de sa profession « et de travailler beaucoup.

. « Près de la table de bouillotte.*... ce « f>etit monsieur, joli tgarçon, les cheveux

c rasés à la malcontent . . à l'œil vif, à l'ao € cent méridional, c'est un pharmacien..* t fort gai, bon vivant, bon viveur, qui se € plaint toujours de ce que Ton joue trop c cher et qui est celui qui pousse le jeu c le plus haut.

c Enfin là , près du maître de la liaison, « ce jeune homme à la figure douce , aux « manières si polies, si distinguées , c'est c le docteur T..., l'élève et le suppléant c de monsieur B..., lorsque celui-ci est « obligé de faire quelque absence. C'est € un garçon rempli de talent , de savoir « et de modestie. Mais il a vingt-cinq ans « et n'en parait pas plus de dix-huit.

« Maintenant, pour sa profession , cela

t lui fait du tort; plus tard çà lui fera du t bien;

c II ne me reste plus à vous parler que « c du maître de la maison. Mais vous le « connaissez déjà, vous savez que c'est un « homme d'un grand mérite, qui a donné « des preuves de son savoir et, 4e sa phi- * lanthropie, lorsque le choléra épou« c vantait la France. C'est de plus un c homme aimable , obligeant , et ne faic sant aucun embarras. Par exemple , il t çst mo^ns aimable quand il joue que c quand il cause* Vous voilà au fait , j'ai c fini; s'il vient d'autres personnes, je c continuerai mon métier de cicérone; c mais il n'est pas probable maintenait

« 4«e la réunion devienne p\q& nonv»

c braise. »

A peine mon avocat avait-il fini de parle»*, que le maître de la maison , qui avait fait disposer une autre table de jeu, dît :

4 Nowalkwjs faire une seraode boait»

« lotte; nous sommes plus qu'il ne 1 fa ut « matnteûant.

« — Attendez que nous ayons fifoî, % dit le fournisseur, « nous nous mêlerons, « çà vaudra mieux... nous n'avons plus « plus que cinq minutes de notre demic heure.

« — Soit , mais à neuf heures juste , % vous tirerez.

c — Ce diable de Léonard qui ne tient c pasi... je lui fiais eeirt souael itfile!*., et tnft tout à L'teurojrfoiraUeaiLSOn»

# tto*aveo vingt, dernier !„. »

C'était le monsieur que Ton m'avait désigné comme marchand de chevaux qui s'appelait Léonard; il répond en souriant au fournisseur :

« Mais, mon bon:, je ne pouvais pas • vous tenir. .. comment, j'avais deux as,- « dernier, et je portais k la retourne...

c — Ah ! c'est égal , vous êtes un fi-

« leur! ou un filard , les deux se

« disent.

« — - À la bouillotte il faut savoir fuir, € dit le vieux docteur X.. . Il y a de belles», « retraites , messieurs 1 au jeu coauae à> c la guerre! si parva licet componere « magnis.

« — Ah ! si le docteur nous parle latin, c je n'en suis plus 1 » dit le marchand de chevaux.

* — Messieurs, qu'est-ce qui a vu la « salie des Variétés? » dit le jeune élève en chirurgie... « elle est j>içn jolie, n'est*

« ce pas?... une élégance... un conforc table... et la dernière pièce du théâtre «f du Palais-Royal, Déjazet joue-t-elle de- «dans?..... poi., Je déclare que jjadore * Déjazgt.

''''*:*'• ' ...', *. '. '. • ••* , > c — Oh f vous, Saint-Elme, vous ado-

c rez toutes les actrices, » dit le docteur B... en souriant; « et ce jeune ou- « vrier que je vous ai envoyé qui s'était « cassé le bras en deux endroits , corn-»

t mentva-t-il?

fr — Il a fallu couper le bras.!... iînè « pièce qui m'a bien amusé, cesl Paûe- « Minuit!... À h bien ! ai-je n'en voyant «r c ette piece-ln.

c — Gomment a-t-il supporté l'opération?

c — Très bien... beaucoup dé J cou-

« rage c'est surtout au moment où

« Arnal voit qu'on a jeté sa montre c par la fenêtre... il y a de quoi se tor-

€ — Croyes-vous qu'il en revienne?. ..

€ — Hum!... je ne sais pas trop... et * quand l'autre met sa redingote , lors- « qu'il lui dit : Surtout, monsieur, ne «r croisez pas vos bras... Ah I ah t j en ris « encore!...

« — ftfesftjetiis , • cirt le uteiix doo teur X..., c je vais fort peu a* apaetad»

« maintenant, mais autrefois les Jocrisses c me faisaient bien rire! Ah! que Brunet « était bon , qu'il était naturel dans les « Jocrisses ; je doute que l'on fasse mieux

« que cela à présent! et les Cadet-

t Roussît! c'était enco*ef fort dtfôre! un « acteur naturel ; ce n est pas si com- « mun ! . . . apparent rari na*f*r ift gurgite « vasto...

« — Messieurs , voilà neuf tafti** qui « sonnent; vous avez fini votre demi-»

t heure.

« — Cest juste.,.,, faisons le tour d<

« roi. Qui est-ce qui avait le roi? c'est le « docteur D...

c — Eh bien ! je donne et je ne donne- « rai plus.

« — a vous à partir, Léonard.

« ~ Je vois.

« — Je vois aussi.

•« —-Parole.

« —Tout.

€ Non , mon bon ça ne se peut

« pas.

*> a -j Quand je vous disais que j'étais « sur de le faire filer.

c — C'est fini moi je perds quinze

francs.

c — Moi, vingt.

« — Moi , je perds peu de chose.

c — Moi , je ne gagné pas !

« —Il paraît que tout le monde perd, • dit en riant 1er maître de la maison. € C'est « toujours comme cela ! il n'y a jamais c de gagnants. Allons, messieurs, tirez

« vos cartes... en voilà huft... les rouges « seront là... et les poirpg ici... T.;,, vpus < ne jouez pas?

« — Non , merci , docteur, je ne suis « pas encore de force. J'ai une dame...

c — Moi, un ai... Je suis rouge...

« — Moi aussi.

fc m- Ah! je suie aves pe scélérat de f J^jpCfigffDdC 1 » dit le fotirnîsefevr en frappft&t *ur Piaule de l'avocat, c Eh bien!

f cher *ipv*tttiiip0iti?6nilc# procès!

t —Pas mal, pas mal... ça donne, çà « t'embrouille assez biep.

< — Et les amours... hein... on dit que c vous allez tous marier?

« ^Mii* mien f*rle dans fefaànëaiit Eh! eh!

« — Est-«e un bon parti T

« ... On vous dira çà en temps et lieu.

« «•- Ah ça f j 'espère que vous nous fit- « m aller à h noce, que nous danserons, « que bous nous en donnerons?

« — Soyez tranquille, quand je me V marierai, je veux m'amuser. Cest bien « le moins de se divertir le premier « jour!

« — Vous avez raison; d'ailleurs, il n'y

« a rien de plus sain qu'un bon repas !...

« Ma foi , messieurs , il faut avouer que

!«* Itarisiteéee est une «chose bien- a gréa -

« ble! . , '..'■* • .

c — Placez-vous donc, messieurs; le « temps se passe pendant que vous bavarc dez!

c — C'est juste ! » répond le vieux docteur X;.., « et le temps est 'une chose si •« précieuse... c'est l'étoffe dont on fait la

V vie; J'aime beaucoup les vers de laan* « Baptiste Rousseau sur le temps... •

t Ce vieillard qui, d'un vol agile,

t Fuit, sans jamais être arrêté, '" ]

t Le temps, cette image mobile

t De l'immobile éternité !

"'■ « Pour être rococo, ce n'est pas trop

V mauvais cela, messieurs;. ui. J'ai une <r damé.. .Éh bien!... B.,., vous ne jouez t pas?- .••■-' * ;-..,.',..;>»

c — Non, non. j'ai le temps, je jouerai ' k plus tard. » • ■'

J'ai pris une car.te et je me trouye, à la

partit du pharmacien , du marchand de chevaux et du jeûne chirurgien ; l'autre table est occupée par les deux docteurs X... et Y... le maître de la maison ne joue

pas.

Le jeune élève en chirurgie m'adresse souvent la parole pour avoir des rensei* gntmeqts^ùr Fintériew de divers théâtres, ce qui fait murmurer nos deu* btwiHotèeurs, qiâi ljjidw^t*ipr^:«Soy#3B « donc à votre jeu, Saint-Elme. ( .,votpH£ c parlez jamais à votre tour.

c — Parbleu ! Messieurs, il n'est pais « défendu de causer.. . Oh ! je voudrais c bien avoir mes entrées sur un théâtre..»

4 J'yttrttitôiisïeâ soirs !

« — Vous croyer oelà! vou* iri« peut- < être très rarement. Du moment qu'on a c la liberté défaire une chose, vous savez c bien qu'on en a moins envie.

< — Oh ! c'est égal : voir les actrices de « près, dans leur costume.... ce doit être « bien amusant!

« — Parlez donc, Saint- Elmet....

« C'est à vous I » dit le pharma-

i ' fcifeti.

. « — Eh bien, je vois...

"* —Ensuite. ..je voua aUeudi, poisse « je suis carré.,.

— H9 ~ * — Je triple le carré.

« — Reste.

h —-Je tiens.

> ri

Le jeune chirurgien gagne le va*toot du pharmacien, qui remet de l'argent en disant :

« — Je ne peux plus jouer ce jeu-là t

« je n'y gagne pas une seule fois

« L'hiver dernier, j'y ai perdu constam- « ment : je finirai par y renoncer. Et puis, a nous jouons trop cher; on se réunit pour « s'amuser, il ne faudrait pas jouer si gros « jeu.

« — Je vois.

c —Moi aussi.

« —Parole?

« —Cent sous!

* <— Reste..;

t —Tenu;

. Ç'çst le marchand de chevaux quj. a reçu le tout du pharmacien; ar> abattant $oi^ jeu. il dit:

« — Ah! j'ai perdu I.. Je n'en

« trouve pas,., ah! si... j'ai quarante; j'ai € gagné.

c — C'est cela! il commence toujours « par dire qu'il a perdu et il se trouve enc suite qu'il a gagné.

c — Mais, mon bon, je-rfé Vdysris pas « votre neuf.... je croyais rester avec mes « trois cartes...

« — Enfin, me voilà encore décavé;

< quandje vousdis que je ue puis pas tenir

< un coup U

t -**. C'est rôtis qui avefc fait votre «r reste!

< ... parbleu!. • il me semble crue j'avais € assez beau jeu pour cela...

« —Messieurs, une tasse die thé ?

« — Merci; je n'en prendrai pas.

« — - Allons donc ! Une tasse de thé, cela « ne fait jamais de mal.

« — Moi , j'en veux bien , * dit le % fournisseur, en prenant du thé et de la

« brioche, «ma foi, messieurs, il faut « avouer que l'existence est une chose Jriei} « agréable!

« — Oui , quand on a un bon es- « tomac.

€ — Et des brelans carrés.

En ce moment , on entend sonner.

« — Voilà encore un entrant, * dit le c docteur B...; messieurs, vous n'avez plus « que cinq minutes,

Mais ce to'est point un 1 rentrant, c'est là

domestique du maître de la maison qui entrouvre la porte, et dit :

« -«-;On demande monsieur le~ dqc- « teur V... pour aller chez madame Monte cérand. ( . . - f ■• ..,

Le docteur V. .. fait une moue très prononcée, puis s'écrie :

« — Dites que je n'y suis pas.

« — Ah ! il faut dire que monsieur. . .

« — Oui, dites que je suis parti depuis « longtemps.

La bonne se 'retire, et le docteur V...

continue déjouer en disant

€ t- Je ne peux pas m'en aUer : je suit « en perte.

* « -^ Et madame de Moncérandî

« — Ahl elle n a rien du tout! je Pai « vue ce matin; elle se figure qu'elle est « malade... si on [écoutait, on irait la voir «c quatre fois par jour.

« — Docteur V... , je vous fais votre c tout?

« — Je veux bien. . . J'ai perdu. . . tenez, « prenez.

« — Comment ! vous étiez au tapis ? je « suis volé t

— Ht —

« — Mon cher ami, Nemo dat <fni non kabet.

« — Messieurs, l'heure est passée; faites « votre tour du roi.

c — Et que faites- vous de Raymond ? * « dit le jeune docteur T... en s'asseyant c près du chirurgien, c est-il toujours mé- « decin d'un théâtre?

« — Raymond?,., Oh ! il lui est arrivé <c une aventure bien plaisante! ........ Je

« passe Vous savez qu'il était très

« amoureux d'une dame, soi-disant « épouse d'un soi-disant négociant , un « je ne sus pas quoi?.... Je crois que c'est te un homme qui faisait le commerce de

. « fourrures Peut-être vendait-il tout

« bonnement des peaux de lapins !

c Bref; le négociant était en voyage.... Je

« passe Il ne devait revenir qu'à la

« fin du mois , et Raymond se trouvait c chez cette dame, k une heure assez

a avancée de la soirée tout à Coup, on

« frappe, on sonne à la porte : c'était « l'industriel^. .... Jl entre et trouve chez « lui.... Raymond, qu'il ne connaît pas, « qu'il n'a jamais vu.,*.. Mais la dame ne c perd pas la tête : il y avait justement a une noce dans la maison... Elle dit à son <( mari :

« — Monsieur 'est de la noce qui a lieu t chez nos voisins du quatrième.; il est

isi

« envoyé pour me prier de me rendre au

«c bal : mais je le remerciais je n'ai

« pas envie de danser.. ,.!... D'ailleurs^ il « est trop tard : je ne peux pas m'ha- * biller....

«' te négociant se confond eti remer- « ciernents, en sâluts, et Raymond se hâte *

« de sortir Vous pensez bien qu'au *

c lieu de grimper au quatrième, il descend a l'escalier, et quitte bien vite la maison : «'mais le marchand de fourrures, après « s'être reposé un moment/ dit à sa « femme :

c — Pourquoi donc n'irions-nous pas" ci cette noce? Cest dans la maison, c'est* «' uiàe politesse de nos voisins : il faut y c aller. %

c La damé change de couleur....... Elle

<i prétend qu'elle a des crampes d'es- « .touaac, qu'elle souffre beaucoup, qu'elle « vept se coucher.

« — En ce cas., j'irai sans toi, dit l'in- «r «Justrielj j'aime Jes noces, moi, et je ne « auis pas fâché de prendre pji peu d'à- « liment.

« La feiçme veut retenir son mari :

« pas moyen de le faire changer d'idée... .

« Voilà c^onc notre homme qui monte « chez ses voisins , qu'il ne connaît que c de vue, entre dans un salon rempli de « moj}4f,et Êfdue, tout en cherchant (Je c l'ojil le #u>n$ieur qu'il a trouvé chez , «/hjit** im ^ m f°*t surpm de ne pas , € apercevoir ; puis, remarquant 1 eU>0-

« «émut <jue *»i*se son arrivée, il «'an*.

« presse d'aller remercier aok roiaip de « la politesse qu'il lui a faite, et lui pré- « sente la* excuses de sa femme, <jui n'a vpwf» monter parce <|u eUepstindit- * posée* „

€ Lç voisin éçpjjtele n^pciapt^VaJF » tout surpris et lui répond : u

« — Je suis fort aise de v<ous avoir $

« ma noce Mais, cependant, je dois

ft vous avouer que je n>i en^vçyi pçr- * sonne jcUç» vpus ipfcur yjpjus engage 4 f «nouter..... C'est pftu4-étr£M9epteiAani « terie ,qu ,un de dq$ ij^w* gsns ,^ra « voulu faire Voyez, chercl»qt t ffcp&.

-* nia réunion, et dites-moi quel est celui c qui a été chez tous.

,;',:« Le négociant examine tous les hotitci mes qui son t chez son voisin; tt va dans « toutes les pièces, regarde partout* et <c ne trouve pas le jeune homme qui était <c chez lui.... Il pousse une exclamation et V âuvtè de grands yeùtf/èn disaiït'à'son « voisin : ' . " J j ' ' ' ' •

« — Il n'y est pas ! . . . qu'est-ce que cela k veut dire?

« Le voisin regarde sa fëmtne, cellé-d <t regarde d'autres dames; quelqùes-iine* « sourient malignement en détourna»* la «c tête. Cependant la voisine èiî mrtlégo^ c ciaiH ; •.....!..»

'« — Puisque madame votre épquss ne»

« connaissait pas ce monsieur... il faut « que ce soit un voleur!..

« ■ — C'était un voleur! » 's'écrie le fté-* <r gociant; « il avait pris un prétexte pour» ce s'introduire chez moi , sachant sâïitf> «r dôutejque j'étais absent, et si je n'étais* c pas arrivé inopinément, il est probable 1 c qn'il aurait assassiné mon épouse'!:..»

« Pauvre chère* amie ! je suis vend k temps* « pour la sauver. Messieurs et mesdames, « je, voua demande un million <to pardons a de vous avo^ dérangé* : je. vais appren-%, «.. 4re à ma femme qu'elle a couru les plus » «-grands dangers, . »

<t 'El* le monsieur redescend qûatfè à'

« quatre près de sa moitié, et lui crie du d p\uti loin qu'il l'aperçoit s

« — Ma chère amie, cet homme qui est « veflu ici n'était pas envoyé par nos.voi- « s in s t ils ne le connaissent point» il n'est c pas cher, eux. C'était bien certainement « un valeur, et si je n'étais pas revenu si « à propos, Dieu sait ce qui serait arrivé I € Désormais* 4e soir, quand tu serasseule, c n'ouvre plus sans savoir qui sonne.

* La (hritoe ptomet de suivre lés coâ-> « éeils de son époux, et l'affaire Semblait J ic heureusement terminée. Mais trois se- « maines après cette aventure, kolre né- ' « gociant, étant au spectacle avec son « éppufje, 9 perçoit, dap* une loge eji face

c de lasiçnne, un monsieur qu'il rccp^ « naît parfaitement pour être celui jgu'il, c a trouvé un soir chez lui. Aussitôt il le « montre à sa femme, en lui disant :

»> « — Voilà notre voleur 1

« La dame pftlit, 6e iroubltf, et ré-% « pond :

c — Tu te trompes ; ce n'est pas lui.

« — Si, je le reconnais parfaitement, c — Je le reconnaîtrais bien mieux,

«r moi,Ç3f il me parlait depuis di? pin utes

t quand tu es arrivé.

« — Je suis sûr que c'est lui,*, je vais

«~lé "désigner au commissaire de po-'' « lice ! ' ' '• ' '« "

« Notre homme n'écoute pas sa femme; « il quitte sa place, demande le commisce saire, le trouve, le conduit près de la « loge où est le monsieur qu'il a reconnu, r'et, le loi' montrant, lui dit : * '

c — Monsieur le commissaire, voulez- « vous me faire le plaisir d'arrêter ce « beau jeune homme qui est dans cette « loge? **.''.

- ' « — Que j"arrète ce monsieur!.... et a pourquoi ?

« — Parce qut c'est un voleur.

« — Ah! ah ! la plaisanterie est bonne!

« c'est le médecin du théâtre. . . .,. ^ â v

« — C'est le médecin du théâtre, . . vous a en êtes certain ?

« — Comment , si j'en suis certain ! je c suis fort lié avec lai.... je le quitte à V l'instant.,. Si 'vous voulez, je vais Papc peler?

c — Non , c'est inutile , » répond le « négociant 9 dont la figure s'est singuliè-

« rement alongée: c j'en sais assez. ... Si

<r ce monsieur est le médecin du théâtre,

* je vois cjue j'avais grand tort de le prent dre pour un voleur.

« Le négociant Mrtua te cof»missaite; il c rejoignit sa femme, doM Rfiqtriétude c était extrême, et se contenta de lui « dire :

c — Ta avais raison, ce n'est pas notre « voleur.

f Et depuis cette époque, il a pris un « commis-voyageur, afin de n'être plus « obligé de s'absenter. *

L'histoire racontée par le jeune chirurgien avait assez amusé la société pour que la bouillotte fût peAiîa ht quelques instants suspendue. C'était un grand succès : l'avocat en fait la remarque comme d'un accident extraordinaire «

— ui —

Le vieux docteur X... se retire en npus souhaitant à tpu* de beaux jeupç. On a Reformé les tables. Cette fois, jp fais Ja patyie, du maître de la maison, du fournisseur et de l'avocat .

c — Messieurs, » nous crie le pharmacien qui est à l'autre table, « je vous prête viens qu'à onze heures et demi je m'en < v^is ! .. Oh l d'abord, je ne reste pas cinq c minutes de plus; je ne veux plus veiller « jusqu'à des deux heures, trois heures c du matin!.. Après cela, le lendemain c on est fatigué, on a mal aux yeux, et c on n'est pas en train de travailler..; et « ma femme me gronde.

« —Je me retirerai en même temps que « vous, » dit le docteur V,., »

« — Sont-ils étonnants! est-ce qu'on f lefc retient de force ! * dit Raffignac. « Â t vous à parler, docteur.

€ — Mon argent!

c —Je file! ,.v

t — Oh! vous êtes aussi un filèur! Je « vous déclare que je rie tiendrai plus jac mais avec vous. »

, L'avocat rit en regardant le fournisseur. En ce moment, on sonne avçc violence.

* € Qu'est-ce qui vienilsi tardl.,* >» dit

le docteur B... « Ah! c'est peut-être mon « 'voisin le compositeur.. .. Avez-vous vu

"c son dernier opéra?.. Il est très bien.. 1 . J € charmante musique! bien appropriée au

VpoemeT

Jl\ — r > .,\ ,,i'' < i " • •'• ' ■■- ,î '"'fc

La domestique ouvre la porte et s'a

dresse cette fois à son maître :

« — On demande monsieur chez ma- « dame Desgraqges, qui est en mal d'en- « fant '

« —Ah ! elle prend bien son temps, > répond le docteur. « C'est bon ; dites .que je « vais y aller.

La bonne, referme la porte > et nous continuons notre partie.

A la table voisine, j'entendais à chaque instant le pharmacien dire : reste ! en appuyant sur les r d'une manière toute méridionale. Puis le marchand de chevaux abattre son jeu , en s'écriant : c — J'ai « perdu!.. .. Ah! ma foi non, j'ai gac gné!..« Je n'avais pas vu toutes les c cartes. »

A Celle où j'étais, le maître de la maison était en hiàlheur; l'àf oéài perdait aussi, et le fournisseur jouait avec un bonheur constant, puis, tout en ramassant l'argent, il riait et se frottait lés mains, en disant :

c -** Menteurs, il faut avouer que

k reti«MMlè« «il tthe tffltt&é Wëti agtfe- € blet »

C^MdÉit^; il défait étxmlé phis d'u*

les places, parée que, de chaque eâtéj le jeu était plus animé. Moi, je pensais à cette dame qui avait fait envoyer chercher lé docteur, et qui était eu mal aentant.

Bientôt la sonnette se Eût entendre avec un redoublement de violence.

c —C'est insupportable! on ne nous c laissera pas tranquilles, ce soir, » dit le « docteur II»**

tes, le jeune médecin revient , et dit en riant t

€ —Trop jeune!

« — Comment? » demande le docteur.

€ — Oui : je n'ai pas encone assez de « barbe; enfin, on m'a trouvé trop jeune, « on n'a pas voulu de moi : le mari en « voulait bien, c'est la femme qui n f a pas « voulu»

« — Allons!... je vais m'y rendre, € alors. ••

« -+pkt vous avtcle tempe : c'était une

« fausse alerte, les douleurs ont pessé, je « vous garantis que cette dame n'accouc chera pas cette nuit.

« — Oh! parbleu, j'en étais bien sûr!

« c'est une petite maîtresse. .. une femme « qui s'écoute ; son mari m'avait prévenu, c il m'avait dit :

« — Monsieur, voilà, je crois, neuf « mois que ma fçmm$ çst çqççyite, et il « y en a six qu'elle prétend toujours être « sur Je poigt 4'#ÇSQy$er. ? . \% doubje le « jeu...

c *» Pa^ f

« —-Passe.

« — Comme c'est gentil ! trois neufs ; « vous le paierez, messieurs.

Onze heures et demie venaient de sonner, le pharmacien dit :

!• . r: ,!.; .,„.• MO — •

« — Messieurs, il faut que je. m'en

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