MOEURS PARISIENNES
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Ittatt fitiiittinM.
Quand vous n'avez rien à faire, que vous, vous promenez sans but déterminé, que vous voudriez vous distraire, et que vous n'avez pas le courage de rien entreprendre pour cela, je vais vous indiquer un amu*
sèment bien facile à se procurer à Paris : il n'a rien que d'innocent; il n'est point coûteux et ne fatigue que vos jambes.
Allez voir des logements : vous ne ferez point trente pas dans une rue ou sur les boulevarts, sans apercevoir des écrileauz ; il y en a dont la rédaction est fort drôle ; je ne parle pas de l'ortographe ; sur les enseignes on ne s'arrête pas à cette bagatelle, peu importe aux peintres de lettres l'opinion que les étrangers doivent prendre de notre ignorance ; ces messieurs qui s'intitulent artistes, savent mouler des lettres en ronde ou en bâtarde sur la porte d'une boutique, mais ne sont pas aussi savants sur la grammaire. Bienheureux quand ils ne font pas comme ce barbouil-
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letir, qui se faisait payer à tant la * lettre, et écrivait épicier avec deux p, deux s et ua t & la fin, le. tout pour grossir son jméujoire. ,
Revenons eux logements s vous me dire* peut-être : je n'ai pas envie de, démena* g§rj eh qu'importe ! ni moi non plus, je neveux pas changer de domicile; mais cela n'empêche pas d'aller regarder les logements; on voit tant de choses en croyant ne voir qu'un appartement! des tableaux d'intérieur, des scènes de famille, des daines en négligé^ quelquefois mieux encore; puis, le monsieur qui a de Mlu* meur d'être dérangé lorsqu'il travaHta;
ta dame qui en a bien plus, qu'elle a cr*
que optait son mari qui rentrait j la eaidinière qiii murmure de quitter son. fourneau ; ta Vieille rentière qui craint qéè léd chercheurs de logement ne soient dés filous, qui les suit sans les perdre de vue une minute dans toutes les chambres, et, qwtfrdile sopl pm&i va eppore s apurer ai sa montré est sur sa cheminée; et les) pauvres honteux (jui aident avec un plat et èé sortent de couverts d'étaih. Obi ceux-là on est bien fâché dé les avoir trouvés à tablé, on a soin de ne pas regarder leurs couverts, qu'ils cachent presque sous leur serviette, et on passe sans avoir l'air d'a~ percevoir le plat de pommes de terre, qu'ils se dépêchant de manger, en criant bien haut', c Le poulet a^st pas encore
»tuit»..; <*n Apportera le poulet tout à i l'heure, ii
Voyez que de choses vous promettent un écrit eau, et je ne wusen ai paa site la centième partie. Dernièrement je disais tout cela à un jeune homme qui trouvait Paris triste; îçhti répétai * * C\ett que » vous ne slvèfc p*d VtfUS aitittfter. > Et comme je voulais lui prouver que pour se procurer de la distraction, il n'est pas toujours nécessaire de dépenser de argent; je me misa regarder au-dessus des portes déniaisons: nous étions alors dans la rue Montmartre, à peu près vers le milieu, où ç\\ç u'a poktt encore la saleté