‹ Type gaulois ou celtiqueChapitre 24 sur 113 · Race de chevaux , symbolique, aodrocéphale · texte numérisé non relu

Race de chevaux , symbolique, aodrocéphale

Les chevaux symboliques de la monnaie au char, ne sont pas de la même espèee que le cheval symbolique qui , dans la période précédente, a arrêté notreattealion. Ce premier i|ymbple< dievalet, naquit d'un cheval accroché, les autres d'un dieval courant ou galopant. Il y en a donc deux.

L'un inséparable de la monnaie uniface et de la composition de la tète qui s'est opérée en Belgique, se distingue par la dislocation des parties de son corps , et spécialement par sa gorge fourchue en poitrail et garrot, privée de crinière tenant ses oreilles hautes et élevées à l'instar de deux cornes«

L'aatre constitue la race androcéphale , très -nombreuse, qui perd la nature du cheval par la tête humaine attachée au quadrupède. Cette race est plus nombreuse qu'on ne le pense, car tout le potin armorikain est harassé de ses courses, à ce qui me semble, sans aucune exception. Gomme cette race en a trouvé assez grand nombre d'harcourts et d'harasslers dans rArmorik et dans le centre (1S7), par conséquent elle offre maintes variétés, tant locales que de Tépoque , et elle se subdi* vise essentiellement en formes plus naturelles au quadrupède, et en formes plus bizarres du symbolisme.

Cet être mystérieux étranger à toute autre monnaie de Fantiquité ne se manifestant que sur la seule monnaie de Gaule , est indubitablement de création celtique (i38) ; il ne se révèle ordinairement que sur l'or et le potin , et c'est à peine si on le retrouve sur quelques pièces en argent (pi. II, 3S) (iSg);]! conserve mieux sa configuration , plus conforme à la nature, sur l'or et l'argent , que sur le potin : la raison en est qu'il prend sa naissance sur l'or , au moment où l'art avança et se perfectionna, que l'or est forgé dans des cantons plus civilisés ; qu'au contraire , le potin est fabriqué dans des pays moins policés, qu'il y prolonge son existence jusqu'à l'époque où les anciennes fantaisies symboliques , succombent sous le poids de la déconsidération.

Comme il est de création gauloise , il n'a pu paraître à la naissance de la monnaie, mais bien plus tard, quand les inventions nationales prirent leur force ; comme il se présente sur les pièces en or sous la figure bien formée (et je ne l'ai jamais vu difforme , à l'exception des médailles armorikaines, où successivement il se déprave par des raisons que nous exposerons en leur lieu ) , il est de l'invention d'un art avancé. Sa création est donc postérieure , nonnseulement au premier symbole du cheval-ensdgne , mais aussi au second de la monnaie belgue uniface, et elle précéda Fapparition du potin armorikain. Le cheval androcéphale, sur certaines pièces en or , est casqué (pi. II, 22) à la manière du Vulcain étrusque ; ordînai^

(13;) Conbr. Or, 27-39, 50, Ar. 99, 102, 178 (142, 146, 149?) ; Pot. 214 , 215,216,218.

(i38} Les roooaments étrusques offreut des centaures, mais autant qqc je sache , ïla n^ont pas d^androeéphales.

(i3g} Pèse 125 grains, la même monnaie dans Ruding, p). H, 22, est en or.

90 TirP£ GAULOIS.

reaieat il porte une cfaevdiire gauloise repeignée on relevée en forme d'une crête (pi. II, S2, SS) et c*est la progéniture de celui-ci qui est multipliée sur le potin de Tarmorik et qui y dégénéra. La tête y est crétée partout ( pi. n,S4, Sf; YI, 47, 51 ), et la dissolution de différentes parties du corps , s'aecomlaissait dans les derniers temps de Fezistence de ces espèces.

Ces considérations font remonter la race des cheyaux b^gs et leur monnaie vers Fan 200 , et le progrès manifeste de Tart et la création du cheval androcéphale vers 100 ou 170, la fabrication du potin armorikain en est la suite. Le casque étrusque et la main (pi. n, 2S) ne précèdent point l'an 180 ; la chevelure rebroussée (pi. II, 81), aussi n'est pas plus ancienne ; et celle feuillue ou papillotée (pi. II, 85) encore moins; ainsi que les festons et différents accessoires qui garnirent oonaéeutivemCTit la monnaie au cheval androcéphale.

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