‹ Type gaulois ou celtiqueChapitre 25 sur 113 · Conducteur, entourage des têtes · texte numérisé non relu

Conducteur, entourage des têtes

Le conducteur ne nous arrêtera pas longtemps. Avec des chevaux qui ne sont pas synd)olisés , il est dans son attitude ordinaire conmie sur la monnaie grecque (pi. II, 10-13 , 14, 15, 20, SI. 80; III, 27). Il y a des pièces en or où il est ailé (pi. III, 28) (i4o), ou bien c'est une espèce de génie , de divinité qui dirige le cheval (pi. m, 29). Sur certaines , il se métamorphose en courbures indéterminées qu'on appelle figures fantastiques (pi. n, 25, 26, 28 ; III, 20 ; V, 4). U laisse aller et abandonne le cheval qui prend sa forme symbolique en Belguique (pLII, 12, 18).

Avec des chevaux androcéphales il prend nne attitude plus mystérieuse qu'ailleurs, et subit la transfiguration synïbolique. Il y tient une branche (14^)9 deux massues ( 14^)9 une couronne (i43); il y tient élevée, une rondelle à queue, espèce de patère à queue (pi. II, 22), et le plus souvent il tient un croissant (pi. H, 22, 88, 85) ou une espèce de guidon carré, orné de franges, suspendu par des laisses au bout du fouet ou sur une

(i4o) Conbr.20, 21 et 22.

(i4i) Conbr. 31.

(i^a) Conbr. 34.

(143) Conbr, 33, 34, 35 et 36.

corde avec laquelle U Télanee par-devaal le cheval (pi. Il , tt, Si, 34; III, 42; Vil, 49; YIU, 26, 28). Sur le potin ce conduoteur se défigure avec le temps et quelquefois cède sa place à un corbeau, à un oiseau (pi. VI, 51 ). C'est ainsi qu'il est enveloppé et noyé dans le S3rHibolisme , qui entoure toutes les races de chevaux et les tètes de l'avers.

Quant aux tètes, plus elles sont anciennes plus elles sont libres de ces accessoires. Depuis qu'on conunence à tresser leur cheveliire' à la manière gauloise, elles reçoivent aussi l'entourage de bandeaux, de fils perlés, de serpents, et l'on remarque mainte fois des serpents androcéphales , des plantes , des festons; on leur mettait dans la bouche, ces bandeaux , ces fes* tons, ces fils perlés, quelques ornements en forme de boucle ou dedauphin(pl.il, SI, g4, Sô; YI, 48,50 ), ainsi dles semblent tirer la langue comme le contrefaisait l'écu-cimbrique à Rome. C'est surtout dans les temps postérieurs, sur le potin armorikain, qu'on voit cet entourage enlacer la tète et même le cheval androcéphale.

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