Classification des symboles et des sigoes accessoires
I!lous avons déjàplusd'une fois parlé des symboles parsemant la monnaie gauloise, et nous avons déjà remarqué qu'ils se sont donné une espèce de rendez-vous singulier sur les médaillons concaves que j'aime à appeler camntes (pi. II, 8, 9), où l'on voit huit figures bien différentes de celles qui se trouvent snr la monnaie macédonienne ou grecque et dont quelques-unes se dispersent à droite et à gauche du pays des Carnutes pour signaler quelques coins locaux; les autres se dissipent dans presque toute la Gaule, et il n'y a pas un de ces huit symboles qui ne soit reproduit quelque part.
La monnaie macédonienne est ornée de marques secondaires attachées au type principal : comme toute la monnaie grecque, aussi celles de la Gaule à sa manière est assez riche sous ce rapport.
On peut les diviser en deux classes , celle de signes inanimés et de signes animés. La première en partie est plus ancienne, la seconde en entier est plus récente parce qu'elle abonde dans les derniers temps du monnayage et ne se trouve pas dans ses commencements .
Si nous comparons la classe des inanimés qui parurent à diverses époques sur le type du char et de sa descendance , nous
9i TYPE GAULOIS.
retrouvons : torche (144)9 foudre (146)9 vase (i46), massue, corbeille (147)9 astre (i48), soleil (pi. IV, 18), épi (149)9 branche, rameau, fleur ou feuille (pi. II, 16, 83) (i&o), tout aussi bien sur la monnaie gréco-macédonienne que sur la gauloise au coin du char ; peut-être les Gaulois ont-ils vu aussi, comme signe accessoire, une lyre (pi. II, 21) (i5i), un croissant, une roue ou un anneau, un cercle (i6a)etoe qu'on nomme disque (i5S); mais on peut douter qu'ils y aient trouvé le faisceau lyre ou pistil (pi. II, 20, 25, 26, 28; III, 24, 26; YIII, 26), les festons, le piédouche ou dppe (pi. II, 20; III, 25), la croix (pi. II, 16; III, 27; VI, 51) (i&4), le guidon carré, l'esse, les fourchons, le billot, le billot-double , le poignard eu l'épée , parce qu'en général on ne les retrouve pas sur la monnaie grecque connue , et cependant on les trouve ensemble sur des médaillons carnutes. Or, Us sont de Finvention gauloise.
Be la classe animée ou vivante, les poissons, le dauphin, le serpent , la tête humaine, objets connus parmi les accessoires de la monnaie macédonienne , ne se rattachent pas en Gaule au char, ils assistent quelquefois la tête. Mais l'oiseau (i55), le sanglier (pi. II, 29, 80) (i56), le cheval marin (pi. VII, 6; VIll, 28) (167), l'homme oulegénie renversé (pi. 11,82, 88; III, 27; VUi, 27) (i58), la main (pi. II, 22, 25) (159), sont étrangères aux signes secondaires de la Macédoine. Or , ils sont de rinvention gauloise. Certes, le coin macédonien a donné l'impulsion aux signes secondaires du coin gaulois; plus tard un autre coin étranger étrusque pouvait le diriger vers les nouveautés qui re-
(144) CoDbr. 52.
(14Ô) Conbr.48,53.
(f46) Conbr. 46.
(147) Conbr. 52.
(i/jS) Conbr. 98.
(149) Conbr. 48, 53.
(i5o) Conbr. 31 , 41 , 55.
(i5i)r Conbr. 45.
(i5a) Conbr. 46, 218. ' '^
(i53) Conbr. 105,219.
(i54) Conbr. 27.
{i55) Conbr. 98, 27, 178.
(i56) Conbr. 215, 216 ; Ruding, 32, 46-51.
(157) Conbr. 31 ; Ruding, pi. 26.
(i58) Conbr. 50, 102, 565 ; Ruding 24, 31, 32, 53.
(159) Conbr. 38, 304 Rucling, 28, 29.
DEUXIÈME PÉRIODE, AGE D'ARGENT. 9i
paraissent consécutivement : mais le monnayage gaulois puise aussi ses inventions de ce genre dans la source nationale, il est dirigé dans ses inventions par l'idée nationale , religieuse , sociale ou politique , qui disposait du choix et de la multiplication,taussi nombreuse que variée. Ces signes ne sont pas tous des symboles : les uns le sont, les autres ne sont que de simples ornements , quelques autres, des signes monétaires pour distinguer le coin ; mais tous , dans le développement du type gaulois, sont le produit national.