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sais rien de positif au sujet de son origine, à Texcei^ion que 1*€ , sous cette forme , est éli'angër à l'alphabet grec du midi de la Gaule, de la Narbonnaise, et qu'il est commun à récriture grecque et latine dans le reste de la Celtique , dans le centre et dans le nord.
Je ne puis indiquer aucun exemple assez certain , pour pouvoir affirmer que Récriture grecque des Gaulois se servait de R, àVinstar des Syracusains. Cependant on peut citer quelques exemples (Ascurs du mélange des formes latines de L et de R dans le caractère grec , dans^ HPOMILAOS tfpojxiXaog , dans SOBBOYOAAI RV, HRATO ATniLOS. Quelques exemples des légendes grecques , de celles que nous venons de réunir , sont avérés par les inscriptions correspondantes en écriture latine : les mêmes pièces offrent au revers les noms de £P£NOC de SOLIMA, de ROVECA en latin. Comme on Ht sur les unes PIPA TAINOC, on trouve sur les autres RICA. CANOC. DOUAO. COINOD. CONI.... (4B6): ces inscriptions conformes entre elles, ont des coins conformes. On trouve ATPII jétpilos avec Fempreînte analogue , à celle de ATTIILOS et ATEPILOS avec le lype différent (487).
L'admission des lettres moins usitées dans l'alphabet grec n'a rien d'extraordinaire, quand ce caractère allait se dépraver et céder au latin. Aussi voit-on maintes fois dans des inscriptions évidemment latines, des lettres sous la forme grecque, que rhabitude ou la confusion faiaait introduire dans le caractère mis en usage plus récemment. Ainsi on a SOTIOTA ou GOTT... BELINOC où il faut certainement lire Belinos ; on a CRICIRO ou KRICIRV (488). RIKO. KRACCVS où on ne sait aucunement s'il faut lire Krakkus ou Krassus , CORIAISSOS Corilissos ou Coriaissos ; nXTlL. VIirOTALO. TAVLOIB. Ainsi qu'on voit dans répigrapbique latine C. K. A. F. à la place de S. C. L. P. Cependant il est bon de remarquer que le f p , de Pixtil et de Vipotalo ( pi. VI, 60, 20; VII, ) n'est qu'une production de fantaisie ; comme un P^ dans Togirix (pi. IV, 48, 49) dans Virosdumno (pi. VIII ,. 41 ), aussi avec une très-petite tête, la jambe
(486) Mion., 53, 34, 35; Conbr. 428, 429 ; revue numism., t. Il, p. 84- (4^7) Conbr., 374, 375 ; Muséum pembrok.; Kckel. (48S) Mion.,112, Conbr., 450.
par-devant est excessivement longue , ou sans tète A réduit à ses deux jambes comme dans Cricir (pi. IV , 56).
Effectivement la formation de différentes lettres , tant dans les légendes grecques que dans les latines embarrasse les seralateurs. On rencontre des a , A \ > dans les légendes grecques, et des a, A A dans les légendes latines : mais quand un a a des jambes trop courtes , sa figure ressentie au delta A. On a des T. V. T. sous des formes où il est facile de se méprendre P. X. T. L*habileté seule peut résoudre ces énigmatiques défauts , ces bizarreries.
Personne aussi ne se douterait qu'il y a des lettres couchées , renversées tète en bas ^OLIMA. 0/V\« ^-NBIIO (4Bg), cependant ce sont aussi des exemples extrêmement rares.
On connaît de même des ligatures de lettre 0?A- >R. n\dOIB. SW. COrTOVIOS. A^BIORIX. EB \;Ç0. MTVBIINOS. Ces ligatures sont praticables dans les inscriptions latines : je ne sais si elles se rencontrent dans les inscriptions grecques. On retrouverait peut-être plus facilement les monogrammes grecs ; mais ce serait toujours sur des pièces primitives copiées (pi. Il , 8) ou sur celles des Gallo-Grecs en Asie (pL VIII, 6). Nous ne nous arrêterons pas particulièrement sur ces aberrations rétrogrades , inverses , culbutantes ; sur ces ligatures, monogrammes trop vulgaires dans toute la numismatique , il suffit de les notifier (490). Au reste abstraction faite des difformités capricieuses, des difformités quelquefois monstrueuses , il est
(489) Contr., 470.
(490) L*écriture rétrograde cependant est i peine trouvablë dana la monnaie (gauloise. Les exemples de NONNOS. SONNON; de GANOC 00NV3 , ne sont quMlIusoires. Tournez la pièce et faites lecture de SONNON , de 30NVD, etTOUs trouves les désirés Nonnos et Caooc. — Des cas extraordinaires peuvent faire illusion aux investigateurs; en voici un exemple : si Ton lit GIÀMILOS, en rétrograde on trouve SoHma-ig, (pi. VII, S ; Mionnet,69 ; Gonbrouse, 478; Akerman, 20, 51, 53, 144; Montfaucon, t. III, pi. LU). Cette lecture parait en apparence d'autant plus raisonnable , qu'on connaît une pièce inscrite Auloib-Solima (pi. 111,31), à Tempreinte de l*oiseau à la pose latérale, comme Test Giamilos. En Admettant cette lecture , Yilycci serait la monnaie des Leuksoù était située Sotimariaca. Mais toutes ces combinaisons s'évanouissent par une trouvaille toute récente faite k Grand (ville des Leuks) d'une inscription portant GIAM1LVS FEC. Elle sufBt pour prouver que Giamilos était un nom de chef, dit M. de Saulcy, qui vient de me donner la nouvelle de cette trouvaille.
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ïcertain que les deux caractères grec et latin, avaient entre eux une ligne de séparation , qui devait être observé par le coin ; et des exemples de mélanges commis par l'incurie ou l'ignorance.
103. Difficultés dans la lecture deâ légendes incomplètes , on mal copiées
Les légendes fragmentaires qui ne donnent point de noms entiers par défaut des pièces n'offrant pas de coin total , suscitent une grande confusion dans les explications de pièces épigraphîques. Bien des médailles inscrites, seront encore découvertes , mais d'un autre côté le nombre qu'on assigne aujourd'hui , diminuera , si l'on réussit à confronter ces pièces aux coins fracturés , parcelles estropiées , qui encombrent les médaîllers et les catalogues. Combien n'y en a-t-il pas de Togirix, de SoUma qui font supposer différents chefs ou localités. Par exemple IICI ( Conbr. 583 ) n'est que Fogirix (491).
On a déjà reconnu, que ...ICOS n'est que Litavicos. Bien que Havercamp ait depuis un siècle, assuré que le musée britannique possède un LITAVI et qu'il en ait donné la figure (49a), on a cependant réchauffé les doutes , oubliant ses assurances et ne se rapportant qu'à des pièces estropiées qui menaient les investigations égarées dans les forêts Litanobriga, avant qu'une autre pièce mieux conservée , fixât l'esprit scrutateur, sans réplique, sur Litavicus (493).
. . . VANOS (494) n'est que Sequanos . . . OIOT V. . . T VO . . . certes, ne sera que Sequanoiotuo ... TICOS Ossuticos ... OCIS Vs (Conbr. , 528) Doci Sant (496) ... EINOS (Conbr. 464, Mionnet. 62) n'est que la terminaison d'un nom peut-être connu.
...ATINOet ... TATINO (Conbr. 370, 382), sont assurément les mêmes... INA.... TINA.... OTINA..OTTINA(pl. IV, 23) (Conbr. 68, 532 a), sont en effet les mêmes et ne donnent pas de nom en entier. J'ai vu une huitaine de pièces de ce coin et toujours il manquait d'initiale. Mionnet (n"" 130 ) avait raison d'observer qu'il en
(491) TOnr dans Monifaucon, t. HT, pi. LU. Voyez , legends on Gaulith coina, réunies par Akermau , dans numismatic chronicle, vol. II, n°» 97 98, 99, 100, 145, 176.
(/19a) Haverc. ad Oros, p. 402.
(493) Revue numism., t. Il,- p. 300.
(49^) Camdeni, Britannia (Lond., anno 1607), n» 14; Conbr., 596.
(^95) ReTue numism., t. III , p. l et suiv., pi. I.
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manquait. M. Geelhand à Anvers , possède une pièce qui offre GOTTINA et donne enfin la lumière à toutes les autres.
...YICRITYRIX ...immr (4g6) n*offrepas de légendes entières et demande la confrontation avec la pièce inédite AOIIBIAG. .. HIRIH... (497)) ®^ '^ confrontant avec la pièce de notre planche où Ton trouveCORIAk... IGNOG... A.HIRING (pl,yi, S6) qui est évidemment Corilissos de Mionnet et de Gonbrouse (498) et qui a exactement la même empreinte que celle de Ficriturix. A.HIRIMT du revers les rapproche toutes les trois et constitue en chefs, les YIGRITVRIX. AOIIBIAG. et GORIAI... Coriaims;le lion semble être conforme à celui de BIARILOS (pi. YII , U) et de la famille du lion plus symbolique de Bemos (pi. YII, 10). Je signale ces rapprochements sans en tirer aucune conséquence. J'avoue que j*ai échoué dans toutes mes conjectures , je les rétracte et ne veux rien avancer. Je ne sais pas plus quelles sont les raisons qu'on a de rapprocher BIARILOS à BIAOYLOS (pi. YII, 18, 14) et de considérer Biarilos pour chef des Diablintes (499)9 si ce n'est la ressemblance des noms qui donnerait peutêtre dans Biarilos, BIAPV^LOS. Il faut cependant remarquer que le lion de Biarilos, et le collier du buste de Biaoulos, correspondent avec le lion et le collier du buste de Remos.
G'est la confrontation de l'original et des dessins , qui me fît douter de l'existence des inscriptions OYIKY. SYI, où je ne vois que KAIAO. AIKYS. AYRO (5oo). Qui aurait cru que CAICIA (pi. lY, 56) est GRIGIR, sans le rapprochement avec Tanlre pièce qui donne Gricir (pi. YI, 40) ? Il est très-probable que CRIEIIRI (5oi) est ORGITIRIX illisible ou mal lu.
Le nom d'un chef donné par Ghaudruc de Grazannes, CON- TOYTOS (5oa) se présente différent sur Texemplaire de la monnaie, possédé par Bucas : j'y vois GONTOYIOS(pl. Y, IS) et il me semble que c'est mieux.
(496; Revue num., t. I, pi. X, 7.
(497) Gonbr., 396, 480, 606.
(498) MioD., 38 ; Conbr., 433. La pièce de notre pi. IIl, 36, fui dVbord publiée par Desainf à S. Quentin.
(499) Conbr., 448, 449.
(500) Voyea ci-desius, chap. 80, notei 406, 407; Coiibrottae,537, 57«. (5oi) Gonbr, 378.
(5oa) Revue numism., t. Iir, p. 157,
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Je ne serais aucunement étonné d'apprendre qu*un nouvel examen de la pièce annotée comme EIKILIAen or, ne donnât un nouveau nXTLIO Pixtil et dans l'exergue SVfTO (pi. VII, 58 , 62) (5o3) : ce qui motiverait de lire sunou san dans C AN. . . du coin de la chienne regardant un lézard. Ce nombreux PixtU fatiguait singulièrement les scrutateurs, quand ils déchiffraient son nom,TIXTILOS. riXTILOS.NXTILOS (6o4). Aussi w^cILIX. . .(6o5) offre le nom de Pixtil à rebours.
Qu'on se rappelle toujours combien d'incertitudes engendraient les codes des ouvrages de Jules-César, qui donnaient le nom du roidesSotiates, varîablement; Adiatuanus, Adiatunnus, Adcantuunnus, Adcantuanus , et la lecture différente qu'on faisait de la légende de sa monnaie AALETVriNVS, ADIDVAA, ADIETVAA, avant qu'on eût pu décider que c'est ADIETVA- NVS (5o6). Qu'on ne perde pas de vue l'incertitude où l'on se trouvait dans la lecture des noms du chef carnute. Petau (607) donnaitles nomsCAKESOOTIS.TAC;yNN..TI ; Pellerin, Mionnet, Vergnaud Romagnesi, avaient lu eAKGSOOYiX. TASSIITIOS, TASIIITIOS (5o8), avant que de Lagoy eût fixé la lecture, d'un côté, grecque EAxf (Toou/f, de l'autre, latine, TASÇIITIOS (509), dont les éditions de César donnaient Tasgetitis (pi. IV, 57) (5 10).
(5o3) Conbr. 414. J'ai trouvé la 6giire(qui est sur ma pi. VII, n9 53} , dans le volume d^étudesde Pauteur du catalogue. <5o4) Pelau, p. 1038.
(505) CoDl»r.,56l.
(506) Revue numism., t. III, p. 145 ; Coiibr. 347.
(507) Pet. p. 1038.
(508) Peller., 1. 1. pl.VI, 33j Mion., t. ï, p. 69, 90, n» 59, 6Ô, 73; Vergnauîl Rom., revue num-., t. IT, p. 388.
(509) Revue num., t. IIJ, p. 138.
(5io) Numismatic cbronicle edited by Jobn Yoogo Akerman, vol. II , p. 75 - 79 ; donne 222 inscriptions monétaires , qui offrent plusieurs dates rectifiant ou complétant le catalogue de Conbrouse. Ce nombre de 222, pourrait être augmenté considérablement, si l'on voulait y ajouter toutes les fractions qu''on rencontre çà et là, éparses sur des pièces nombreuses ; et il mériterait à mon avis, d*èû^ diminué d'une trentaine au moins, si Ton en écartait quelques répétitions, et les légendes incomplètes en plus grande quantité. On les trouve nommément : Abucato , 14, 200; Gacmanos, Gomios, 17 , 18 , 125; Carsicios, 19,209; Gisiambos, 151, 169, 196; Com., Eppil , 25, 131 ; Doci, 37, 38, 39, 155, 172 ; Dubno, 42, 43, 44, 152 ; Giamilos, 20, 51 , 52, 144; Lita, 69, 215; Solima, 20, 170, 171 ; Togirix, 97 , 98, 99, 100, 145 , 176; Vadnaio, 103, 178; Udecom, 179, 180, etc., etc.
ns TYPE GAULOIS.