‹ Type gaulois ou celtiqueChapitre 54 sur 113 · Orthographie , contractions · texte numérisé non relu

Orthographie , contractions

Il n'y a rien d'étonnant si l'orthographe monétaire ne s'accorde pas avec des copies variables et erronées des anciens écrivains , mais elle offre maintes fois une inconstance bien remarquable en elle-même, quand on compare les mêmes coins et les mêmes noms. Lç nom d'un chef est inscrit, tantôt Firos, tantôt Firoos; Jfilkovesi ou Iflikovèsl; le nom du peuple Vocontien, tantôt Vocuniy tantôt Fooc; le nom d'un chef ou d'un lieu, Busu ou Busm. Le nom de Séquanais , une fois Sequanos , une autre fois Soocvanos. Nous avons vu le nom de Tasgetîos , avec le t double Tasgiilios , ce qui peut-être devait rendre l'orthographe grecque Ta(ryj(riQç,. Le redoublement des voyelles et des consonnes, est patent dans SOBBOVOAAI.RV, dans YLLYCCI. dans BRVGC Drucasses,

MassOia M^ssaHa ^^^ dounous CI à oôté, des exemples

Nemautus^ JSaroasat. ^6 déviatious qui sont counues par

Beurra, Betarrat. l'histoirc et la géographiç , en disUn-

Remos ou Rimos. guaut les noms dcs manuscrits, par

AteuTa^u^A^iu'i^^ l'italique, et ceux de la monnaie par le

Cunobeiiu ou Cunohiiin. Caractère romain ; et de déviations de

lfS"MuHnr*'^*"°'' ^^ derniers sur différentes pièces , ou

BoiomagMSj Ratnmocoa même parfois sur la même, quand elle

Ibt^xwii j LixoTio. a l'insertion double du même nom. Ou

Voocontii ou VoGttnt, y voit qu'uu a cst remplacé par u;

tZZ ^'dÛ^„«.. q"'«» « «st «"»Pla«é par a, i, o, « , Turnacum, Durnacum. qu^uu 0 change en a, t/; qu'un u enfin

Orgetoris, Orcitirix. ncs , les échanges réciproques entre I

1aoi!!^^tf»ohroh»io,. «t ^ *«°* remarquables. Si l'on retrouve Hex ou reix; rix ou rixs. un6 àla place dev,ou fit. Cela n'aura rien

d'extraordinaire. J'attribue l'échange de c pour g, à l'incurie du graveur, ou à la confusion, à cause qu'on désignait également les deux lettres par c. U serait peut-être mieux de réfléchir sur l'échange de A; et de 8 , surtout dans les désinences , ce qui résulte , à ce qu'il me semble , de la nature de l'idiome : ANDEC y/wffes ou Anddc (6i i).

(5i i) Nous ferons observer ce changement de *, en A, dans le chajp. 109 ; cl la permutation de iw, f^ b, danslechap. MO.

Uomissîon, la suppression des lettres, des syllabes, et la contraction des noms est encore plus remarquable ; d'autant plus , que d'autres monnaies étrangères ne donnaient point d'exemple de cette invention. C'est ainsi , qu'on a remarqué que Cambotre (pi. y, 11) supprime une syllabe lec du nom de Gambolectres. Solima est constamment privée des dernières syllabes,na ou mca.

On a le nom d'Ossuticos, quelquefois sans la première syllabe, Suticos (pi. VII, 5). ELIOCA0I Eltocasi, donne le nom de Veliocasses (pi. VU, 5) sans l'initiale, et les ss sous une forme spéciale ou mal exécutée. On suppose que MAYC est une fraction de l'appellalion de Nemausus. Nous avons hasardé d'admettre dans AVRO la contraction ^Avaricum.

La monnaie en bronze, ayant d'un côté une tète IIRATOS Eratos, de l'autre un sanglier VBS ou Y. D. S (5ia) offre indubitablement la contraction de Fadicasses ou f^iducasseSy comme en est garant l'inscription du marbre de Torigni où l'on a : civitatis YDSSLBR Viducassium liberae (5i3>.

liCS noms des chefs, déterminés avec quelque certitude sur la monnaie gauloise , sont généralement inscrits dans leur entier, à peine voit-on un Ahudos répéter au revers ses initiales AB (5 1 4) ; un Biaîec donner le même exemple par la répétition de BIA (pi. III, 15). Aussi on ne peut pas formuler de règle générale qui n'admettrait point des exceptions donnant les premières syllabes des noms; par exemple de YËRGAstY/aunus , chef des Arvernes , de BOBYOCnofw« , chef des Nerviens , de CATTI mlcus, chef des Eburons (pi. 17, 18, 19)(5i5). TOC. TOGIR. T0GIRIX(5i6.)

(5i2) Conbr.,488.

(5i3) Le marbre, avec oeUe inscription , fut trouvé en 1580, & Torigni , près de Cacn ; il a été transféré depuis , dans la viUe de Saint-Lo.— Spon , miicell. erud. antiq., p. 283; Maffei, Galliœ ant. selecl., 1733, in^», p. 6; Mnratori, thés, inscr., t: I, p. 10; Bimard, dissert. I, 3 ; Mém. de TAcad. des inscr., t. XXI, p. 495, t. XXXI , hisl., p. 250 ; Mém. de la société des antiquaires de France, t. VII, p. 278.

(5i4) Kevue num., t. lïl, pi. XVI, 8.

(5i5) On n*a pas de répugnance à admettre que EPAD est le commencement du nom de Epasnactus, chef des Arvernes (revue num., t. II, pi. VII, 14; Conbr., 471) : il est donc plus conséquent d'accepter le nEHGA ou VEREA (Conbr., 602), pour VergasUlaunus, comme Bouterouc (p. 64), et Havercamp (ad Oros, p. 403), Pont avancé depuis plus d'un siècle. Aussi BODVOC 9 BODVOG ( Conbr., 390; Camden, n« 8; Taylor Combe, n» 17 ; Rudiof^ ,

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