‹ Type gaulois ou celtiqueChapitre 6 sur 113 · Négligence de dessins \ figures de mes planches · texte numérisé non relu

Négligence de dessins \ figures de mes planches

La mimisiiiatique, morte par la privationdes Ggures, est infirme et caduque ayant les figures inexactes. L'inexactitude des fig^ures part de plusieurs causes. D'abord , lorsque le dessinateur a une mauvaise conception de la monnaie , il la falsifie selon sa manière de voir, il fait du quadrupède dUlatos un monocéros bœuf, comme les dessinateurs de Petau et de Camden Tout fait. On tombe aussi dans rinexaclitude par Tincapacité de copier scrupuleusement, ou par négligence. Comme la monnaie gauloise était un objet de mépris pour beaucoup d'écrivains, aussi les dessinateurs la traîtèrent-ils lestement. Cette négligence est si générale, que même la revue numismatique n'est pas tout-à-fait exempte de ce reproche. Cependant ces monuments monétaires,, par la raison même qu'ils sont encore obscurs pour les connaisseurs , méritent une exécution plus scrupuleuse , un dessin plus soigné, plus fini, et bien ombré. Surtout en France, où les médailles antiques ont trouvé tant d'excellents dessinateurs ou graveurs , où la méthode de la machine de Colas perfectionnée à un haut point , pourrait s'appliquer merveilleusement à un grand nombre de médailles gauloises ; il est inexcusable que jusqu'à ce moment on n'a pas rendu ce service à la science, à l'histoire et aux antiquités (5). Pour ma part j'ai peu de motifs de me plaindre de l'inexactitude des dessins, puisque j'avais d'abord très-peu de figures qui concourussent à mes investigations ; j'étudiais les médailles en nature et j'explorais le catalogue. De plusieurs centaines de médailles - qui passèrent par mes mains, j'en choisis 190 que j'ai gravées presque totalement au burin. Je ne suis pas artiste, mais seulementun un ouvrier graveur qui mérite de l'indulgence, s'il ne sait rendre ces monuments monétaires avec toute la finesse nécessaire.

Les figures de 190 médailles sont donc faites sur les originaux, et j'en rends compte dans les tables de cet opuscule, en spécifiant combien j'avais d'exemplaires de chacune, et de qui je les tenais. Ce sont les riches collections de Bucas , de de la Fontaine, de Serrure, de Voillemîer, de Meynaerts, qui furent

(5) Il est vrai que la machine de Colas, élargit les fiauteurs et rend les élévations plus crosses; qu'elle ombre trop noir quelques pentes et crevasses; cependant elle est un eirellcnt moyen pour épargner des peines aux dessinateurs.

les mines de mon exploitation. A peu près 350 communiquées par Bueas de son cabinet (6) ; plus ou moins 80 du trésor de Meynaert de Louvain ; autant de celui de Voillemier de Senlis, 140 de celui de la Fontaine de Luxembourg, 50 de celui de Serrure, 30 de la collection de Leclercqz de Mons, et séparément différentes pièces de plusieurs personnes qui sont nommées dans ladite spécification. Norblîn de Paris , Guyoth , de Goster , Dumortier, Maurice Robiano , Ghalon , Bart de Louvain , Westermann de Bielefeld , Desains de S' Quentin , Dinaux et Royer de Yalenclennes, qui tous m*ont communiqué certaine quotité de pièces avec cette complaisance qui caractérise le vrai amateur ; enfin de la Saussaye s'est prêté avec empressement, à mes demandes, et a enrichi mes planches , bien qu'il prépare des matériaux pour sa propre publication qui est du même genre que la mienne. Celte généreuse assitence m'a imposé l'agréable obligation d'en témoigner ici hautement et avec la plus vive reconnaissance, mes gratitudes les plus sincères. On ne prendra pas en mauvaise part si, outre mes propres dessins , j'ai copié certain nombre de médailles gauloises de quelques ouvrages, notamment de Mionnet , de Taylor Combe , de de Lagoy , de Ruding , du journal numismatique d'Akerman , et de la revue numismatique. Ces copies se trouvent réunies ensemble, sur deux planches particulières. On me pardonnera ce pillage de la revue numismatique , et de quelques autres ouvrages. Je l'ai fait pour que les lecteurs ne soient pas forcés de feuilleter plusieurs volumes, en cherchant , à chaque instant , ces figures citées qui y sont dispersées. C'est donc pour la commodité de mes lecteurs , que j'ai réuni une centaine des plus nécessaires , afin de les mettre sous leurs yeux dans un seul cadre.

(6) M. Dacas o encore renda d^autres services à mes études : il me comniiiniqoa plusieurs ouvrages de sa bibliothèque, delà plus haute importance; il me donna des renseigoemenis , des notes très-utiles, il courut et fouilla les cabinets de ses amis, pour me procurer de nouvelles notices, et il se montra prodigue dans son empressement : ainsi , on peut le nommer à juste titre , fondateur de mon opuscule.

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AGE 1>*0E DE 70 A.VS, VEPVÏS 260 JUSQU'a 330.

Le copier du coin macêdoniqfte : char, ehenalier, cheval.

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