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semblait oublier ses alliances. Depuis soii^ante ans elles existaient et perdaient ses effets : au contraire, Rome accordait ses amitiés à leurs adversaires ; dix ans de revers (72-62} , n'avaient pas encore réveiHé l'insouciance du Capitole , qui se montrait tout absorbé dans lui-même , et indifférent pour un ami éloigné (68g).
135. Effet sur le moimayage de la Gelti^e libre, par suite des malheurs de la Narbonnaise et des opérations mercantiles.
Cependant le génie gaulois ne cessait de désapprouver ces alliances, et durant le cours de soixante ans , il reprocha aux Éduens leur fraternisation avec Rome. Malgré l'abandon politique, il devait donc exister quelque chose par suite de cette alliance , qui inquiétait , qui menaçait le génie gaulois. Et comment ne se serait-il pas troublé et fâché en voyant des réfugiés Tectosags (en 105), chercher un asyle; des Gaulois sertoriens expulsés (en 65) de leur pays , d'autres encore dépouillés de leurs fortunes, fugitif et réduit à un excès de misère ^ les Allôbrogs vaincus (en 62) venaient , après les autres , sauver leur vie et assurer leur existence dans la Celtique libre.
Ouverte aux émigrés de sa race, elle était aussi ouverte aux étrangers. Des voyageurs curieux parcouraient son pays sans exciter sa méfiance, leurs courses passagères ne pouvaient causer aucun danger. Quand l'astronome et géographe Tosidomm d'Apamée, des frontières des Gallo-Grecs, arrivait du fond de FAsie pour observer les mœurs des Gaulois , plutôt que les astres et le climat; quand il entrait dans leurs toitures sauvages, pour partager leurs banquets somptueux et leur conversation animée , la science s'en réjouissait , et la Gaule n'avait rien à craindre de ce qu'il rendait gloire à son opulence , aux brillants métaux qu'elle produisait, et à ses fabrications artistiques.
Mais quand des spéculateurs et trafiqueurs débordaient sur la Transalpine ultérieure, l'esprit belliqueux et avare du butin se vit surpris et trompé par l'artifice et la finesse du petit négoce, par l'appas du gain : il laissa circuler et se domicilier les marchands tant massiliens que romains, en les considérant comme des espions dangereux , agents du Capitole , qui visitaient de
(689) Neque in his contentionibus quas Aedui secum (cum Ariovisto), et cum Seqiianis habuissent auxilio popiili romani uioi esse. Cntar, 1, 45.
temps en temps le pays, et s'ingéraient dans ses affaires (690). L'hospitalité, les petits avantages du plaisir favorisaient les opérations mercantiles ; Talliance des Éduens , renouvelée plusieurs fois (entre 123 et 72), existant ininterrompue depuis tant d'années; ralliance plus récente de (l'an 78), des Séquanaîs donnaient de la sécurité au commerce et aux trames. C'était peut-être le premier pays au monde, sur lequel Rome, avant de faire entrer ses légionnaires^ déversa ses trafiqueurs, ses agents, ses deniers, sous la sauve-garde spéciale du traité éduen. Ils inondèrent toute la Gaule ultérieure, frayant les chemins aux armées conquérantes.
L'affluence simultanée des réfugiés de la Narbonnaise , et des marchands et spéculateurs romains , ou massiliens , donna en même temps line double impression an coin de la monnaie. Des chevelures pliquées , des chevauxjrabougris faisaient leur tour par l'ouest de la Gaule jusqu'aux possessions des Belgs. Les manières cruciformes , les trois croissants adossés , quelques emblèmes familières au midi, des coiffures enflées se mêlaient dans le coin du nord (6gi). Les épigraphiques encadrées dans le champ de la monnaie , sont communiquées aux Belgs du^nord par des Bolgs du midi (692); le lion et le taureau massiliensprenaientleur place (6g3}. Des disques et pentagones accompagnaient cette invasion ; Fépigraphique latine (694)9 et la monnaie blanche s'empressent de jeter la lumière sur le monnayage énigmatique. Le mystérieux coursier androcéphale décora sa gorge du collier ( pL II, 82 ; III, 25-27), qu'il aperçut (vers 100 ), dans certains biges de la monnaie romaine ( pi. XI , 16) (695 ). L'aigle romain
(690) IloXXfti 78f *t7aAix9r ifwrapwr , A« '7ir ffvtn^n ÇjX»p>«pi«r i/s/Ainif i-ieti/lciiliflir TttXaîUf 9t)(9itUf, Diod. Sicul., V, 26.
(691) Voye» chap. 72, 75, 80, 82.
(69a) Télé imberbe laurée )( VOLC encadré (Conbr., 614 c). — Coursier )( COMI enca^é (notre pi. YIIl, 9).
(693) Voyez, chap. 73.
(694) Voyez, chap. 121.
(695) Je yoia cette singulière décoration du harnais sur le denier de M,Opimiu3 (pi. }(I,16).— Caput Komae galoatum, inter tripodis X et notas K M. OP£1MI. ApoUo citîs bigis arcum tendens, dependente ab humeris pharclra , infra UOMA. — iH. Gessner, fig. 90; Glock, p. 43; Gusseme, V, p. 299, n»5; Ludovic, p. 85; Molan, p. 60; Morell, famil., p. 302, fig.3; Schulz, liumopb., I, p. 222, 223, ejusd. Mûnz Cab., I, p. 55; muséum Theup, p. 73 ; Voillanf, faro.IT,tab. 104, p. 192; Ursin à Patino, p. 194, 6g. 3; Wîse ,
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et la tête casquée de deniers romains attirent Fattention imitatrice de la monnaie gauloise (vers 70). Ce concours n'arriva et Q*eut de suite que dans la seconde moitié de la longue ^période de l'insouciance de la politique du Gapitole ( entre 90 et 69 ) ; encore ne s'affectua-t-il pas plus tôt qu'à la veille de l'agression césarienne.
Dans ce moment, malgré les irruptions des sauvages Gennalos qui peuplaient les déserts des Ardennes et campaient sur le territoire séquanais , effrayant la Gaule ultérieure , le trafic animé par l'activité massilienne et italique , cherchait des routes jusqu'à ces jours impraticables, pour pénétrer dans la Germanie, traversant le Danube et le Rhin. La Meuse et la Moselle siDonnant le continent vers le Rhin , traçaient la direction terrestre et aquatique aux marchands (6g6), le commerce remuant l'esprit local , mit en mouvement le monnayage , et les ateliers sont institués (avant 60), chez les Mandobiens, chez les Leuks, à Solimariaca, chez les Yéroduniens et les Médiomatriks^ bientôt (avant S5),les Nerviens, les Éburons et lesTrevères ^ont eu simultanément leur monnaie ouverte. Ce nouveau monnayage fabriqua d'abord l'or et le cuivre , et il admit l'épigraphique. S'il est probable que dans les parties méridionales , l'épigraphique , depuis Gongentiac (vers 100), traversa les Cévennes sur l'argent pour décorer quelques médaillons , on ne risque rien , quand on hasarde l'assurance que l'épigraphique latine entra décidément sur le cuivre , par le pays des Leuks et des Médiomatriks, vingt ou trente ans plus tard (vers 80 ou 70). Bientôt elle fit de grands progrés et l'écriture grecque s'en mêla. Le progrés de l'épigraphique fut d'abord manifeste , spécialement par le cuivre du côté de l'est jusqu'au centre. Mais tout à coup il a un champ plus clair sur l'argent.
catal. num.bodlei, p. 18, 170, 265, tab. 8, fig. 18; (Rasche, Iwc). -* Les fastes et les histoires de Rome ne nous parlent que d\in seul M. Opimitiit commandant de la cavalerie, contemporain de Jules César (de beUo civili lU. ) On connaît deux noms consulaires de cette famille plébéienne, Q. et L. Opimius (154 et 121), dont on a au3si des monnaies. La pièce de M. Opimiut peul être plus ancienne, mais elle ne peut pas être antérieure à la seconde gasrre punique, étant marquée de la valeur de seize aa.
(6g6) Meroatoribusestad Germanos aditus... Ciesar , IV, 2^ multiimqu« ad Dbios, mercatores Tentttant, IV, 4; nullum adiium esse ad Nervioa idc catoribus, IT, 15. ^ Dio Gass., XLIV, 22.
Du moment que les Ëduens et les Séquanais commencèrent à former leur coin à la romaine, et fabriquant les^pëces blanches se conformèrent au système denarial : dès ce moment , le changement du coin, la multiplication de la monnaie blanche , et la généralisation du système denarial, marchent rapidement. Cette grande révolution dans le monnayage arriva presque au moment de l'agression de César. A partir de ce moment , depuis 60 jusqu'à la fin de la monnaie gauloise en 27, il s'écoula à peine S3 ans. Dans un laps de temps aussi bref, on peut observer et notifier encore quelques changements qui se succèdent rapidement et par intervalles.
Il est rare que la numismatique , dans une période d'aussi courte durée, ait tant de monuments à étudier, jusqu'à ce point variés et nombreux. Ces monuments se séparent des grandes pièces bbnches et de For. Quand on exhume en masse la monnaie de cette dernière période , on n'y trouve guère, ni didrachme, ni tétradrachme , et à peine arrive-t-on à y rencontrer quelques pièces en or. Par conséquent]onne frappait plus que trèspeu de ce dernier, et on ne fabriquait rien de ces autres. Quand on exhume en masse, on remarque dans toute la France, toute sorte de monnaie blanche et quelquefois de bronze , dépaysées en grande quantité, mdées ensemble , et il n'y a rien d'ettraordinsdre si Ton trouve ensemble , le numéraire de l'époque de César avec celui de l'époque d'Auguste ^ mais le plus souvent les trouvailles découvrent le numéraire de l'époque de César, sans mélange de la monnaie postérieure , ayant quelquefois quelque peu de la monnaie antérieure.
126. Monnayage au moment de rétablissement du système denarial.
Au moment même de l'invasion de César, et de l'introduction du système denarial dans les Gaules, la Narbonnaise n'avait plus de monnaie autonome ; quelques colonies romaines la remplaçaient faiblement (pi. VIII , U , 15 , 16 , î28-bis) : mais le monnayage de la Celtique indépendante était très-florissant , il était à son apogée. Le nombre des hôtels de monnaie ne pouvait plus que diminuer. L'habileté des graveurs était à même de se mesurer avec la perfection romaine. Ils évitaient les bizarreries anciennes : quand il fallait les observer sérieusement ils éludaient ses effets (pi. III, 26, 27, 43 , 51), et ordinairement ils les abandonnaient aux praticiens , souvent tout à fait ignorants et inca-
pables. Par conséquent le coin de la péninsule armorikaine , persistant dans ses antiques manières, va se détériorer (pi. ¥11,4850).
Dans le reste du parage maritime armorik et belg, un mélange de vétusté et du progrès, se manifeste et va créer des contrastes singuliers. On y frappait les espèces en or fin ou altéré , pâle par le mélange , ou électrum , billon de l'or. Les anciens coins furent en vigueur. On peut attribuer à quelques cantons plus rapprochés de la péninsule, les androcéphales, ayant au-dessous un cheval marin (pi. VUI, â8); ou avec un sanglier ou un cheval marin placé au-dessus de la tète (VII , 6 ; VUI , âO^ 27). Bans la partie belgue , le cheval belg conservait sa race pure , inaltérable sur des monnaies unifaces (pi. III, 86), ou marquées de parcelles de la tète hachée (pi. III, 88; IV, 18, 15). Un autre cheval, sorti de la race armorikaine, qui accompagnait la rondelle enfourchue , subit peut-être quelques mélanges ( pi. IV , 19 , 2â; VII , 55 ) ; un troisième , oblong , engendré directement de la symbolique camutoise , accompagnait les tètes à la coiffure enflée (pi. VIII, S8 , 82) , quand le cheval conduit placé au-dessus d*une crotte sur un bâton-enseigne , perfectionnait sa race par le concours de Fart (pi. II , 25, 26 , 28 ; IX , 81 }. L'affluenoe de nouveaux coins se concentrait chez les peuples belgs des frontières; on y frappaitdes pièces d'or empreintes du gui (pi. 111,85; IV, 6; IX, 80) (697), d'un vase (pi. 111, S4) de croissants. H semble que les coins fantastiques allaient être abandonnés. On fabriquait déjà une grande quantité de bronze, de cuivre, pour la plupart coulés à des coins différents de celui de l'or. Différents animaux, différents quadrupèdes s'y bardaient ; et ce bronze était analogue et conforme au bronze qui circulait dans toute la partie orientale de la Celtique , jusque dans le pays des Éduens. Les rouelles en faisaient partie (pi. VII, 52 , 54). Le coin armoriko-' belg , de For en général , ne se mélange pas avec le cuivre , à
(697) L*explication donnée dans notre chapitre 34, à cette empreinle da gui , a été devancée par M. Rigollot (revue numism., t. III, p. 240) , qui le premier fit connaître les pièces de cette empreinte (pi. Vllï,4, 5). Depuis peu il a eu la complaisance de me communiquer le dessin d'une pièce empreinte de deux côtés, mieux conservée que celle qu'on voit sur notre pi. III, 35. Mais quelles sont les figures de l'autre côté du gui ? il est difficile de les distinguer ; certainement elles se relatent à la cérémonie de la coupe. —Cette note appartient à notre chapitre 34,
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Vexo^tiOB de celui du gui qui se forme mieux sur du cuivre (pi. IV , 7 , 8). Il est bon d'obserter que la circulation de toute cette monnaie d'or et en partie du bronze , se renferme dans les limites de la Parokéanite ou Armorik, depuis le point occidental jusqu'au Rbin. Elle est peu connue au centre de la Gaule : maïs elle passait au delà de la mer, et allait ouvrir son cours chez les BreUms. Les espèces Manches n'occupaient point les ateliers monétaires de la Parokéanite. Au moins on n'a que des exemples excessivement rares , de la reproduction du coin appartenant à For^ empreint sur de l'argent pesant 67 grains ( pi. lY, 14 ) ; ou 40 grains (pi. VI, 9).
La Gaule centrale , depuis les frontières de FArmorik jusqu'à l'Aquitaine, monnayait tous les métaux dans une plus juste proportion : mais l'or pouvait encore avoir de la prépondérance. L'art y était avancé , cependant il se négligeait quelquefois. Le coin varié et reparti entre différents métaux et peuples ; celui de Taigent , consistant spécialement en coursier ou cavalier , se commumquaSent au cuivre chez lesÉduens,et à Tor chez lesArvames, FeuVètre quelque atelier fabriquait parfois des didrachmesou tétradrachmes, mais c'étaient plutôt des drachmes ou demidrachmes à 8S, 64, 41 grains qui étaient fabriquées. Les pièces du pays des Biturigs , à doubles coursiers superposés , pèsent 64 grains (pi. II, 17, 18, 19). La tétepapillolée, cherchait par prédilectionf l'argent. Cet argent , en variant le coin, fut quelquefois empreint d'un cheval conduit ( 698 ). Il semble cependant que c'était par abus qu'il a touché ce métal, étant spécialement réservé à l'or. Peut-être qu'on ne cessait pas quelque part ( chez les Biturigs ? ) d'observer dans le cheval conduit , les formes du modèle macédonien (pi. II, SO) ; maïs il est certain que les imitations de ror-phîMppe , ne pouvaient plus avoir lieu , c'était
(698) J'ai hasardé la conjecture, qu'à la veille de l'invasion de César , on ne fabriquait au centre de la Gaule que des demi-drachmes , au poids de 64 grains. Cependant je n^ai pas eu le bonheur d'avoir sons les yeux des monuments monétaires qui puissent me servir de preuves. Il faut les chercher non-seulement dans Pandroeéphale au poids de 41 grains (Gonbr., 179), oudana le cheval guidé pesant 77 grains (Conbr., 135) : mais aussi dans des cavaliers pesant 83 gr. (136) ; dans des génies ailés à cheval, pesant 47 à 58 (147, 148) ' dans des chevaux accompagnés de rouelle, de Voiseau , ayant un loup sur sa croupe et pesant 41-62, 75 ou 84 grains (Conbr., 153, 154, 184 , 186) • ou dans le cheval, qui a au revers des figures assises, pesant 47 ou 61 grains (Conbr., 130, 159, 160). Il faudrait les voir, les apprécier.
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une réminiscence surannée de l'origine du type. On s'attachait particulièrement à randrocéphale conduit , qui s'associait aux tètes laurées (pi. II, M; ni, 46, 27, M); qu'on a essayé de remplacer quelque part par un sphynx (pi. 111,25). n seraîtinfiniment désirable qu'on pût s'assurer des localités dans lesquelles on les frappait- Les Senons , les Camutes , les Biturigs et quelques peuples de la basse Loire, devaient partager Thonneur de ce coin antique et national. Les Pictaviens plaçaient dansles accessoires de leur androcéphale, une main.
Il y avait d'autres coins du type qui ne remontaient pas à une si haute antiquité, dont plusieurs n'avaient été établis , que tout récemment , et qui se montraient productifs en se communiquant indifféremment à l'or et au cuivre. C'était d'abord J'oiseau-aigle dans la pose latérale , ayant quelquefois un jeune oisillon à côté (pi. VII, 57) ; c'était aussi un pégase ( pi. ffl ,88 ; IV 54 • VI, 8 ; VII , 6A ) , dont le mérite artistique semblé être inférieur. L'aigle dans l'attitudelatéralè, avait aussi ses aires dans des ateliers monétaires vers l'embouchure de la Seine et an delà de la Seine (chez lesLixoviens, les Bellovaks, et peut-être chezles Suessions? ) L'émanation de ce coin se manifestait sur l'or et le bronze, en oiseau supervolant des coursiers , dans son attitude latérale Elle se faisait remarquer chez les Corisopites ou Yenétes d'un côté (pi. VII, 51) (699) ; de l'autre chez les Mandubiens (pi VI 48), et sur plusieurs points indéterminés (pi. VI, 4, 81 ; ci-dessus, p. 295). Le pégasevolait déjà sur l'or des Médlomafriks (pi. IV, 54), et dans quelques autres cantons.
Le coin du bronze forgé ou coulé dans cette époque , peut se distinguer avec beaucoup de probabilité en trois différentes classes ; l'une méridionale , santone par excellence , empreinte d'un bouc ( macédonien) (pLI, 18;V,7;IX, 16); l'autre marquée de l'oiseau ou aigle, et de pégase ( pi. VI, â9j VII, 57, 64 ; la troisième, du nord, est belgo-éduenne , où prédominaient le cheval et le sanglier , entre les bardes de différents animaux (pi. I, 17;II, 18; IV, 29-82, 84; V, 6, 14; VI, 54, 55); et le lion y trouvait son gîte. Les variations et les complications de ces coins en bronze , étaient dans leur train. Ils étaient en général , très-indifférents pour le symbolisme druidique , privés de ses emblèmes, et ils frappaient de refroidissement pour les antiques
(699) Revue numism. , t. I, p. l.
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formes, les. coins des autres métaux, surtout ceux deTor, quand ils étaient empreints sur du bronze : aussi l'empreinte à Voiseau, est spécialement destinée à la profanation.
La masse de tous les coins , de tous les métaux restait ton- )oars muette. Mais depuis quelques années le goût pour Fépigraphique, et pour les manières romaines , commençait à poindre. Ce changement se manifesta sur le point, où la monnaie était en dehors des règles druidiques , symboliques , là , où le séjour des marchands romains , et leurs opérations mercantiles , suivant les sentiers préparés par les Massiliens, inquiétaient les Gaulois , où les spéculations des trafîqueurs et des changeurs romains, tourmentaient les indigènes, où des traités des Éduens avec Rome , effarouchaient et épouvantaient le génie celtique. Les tètes monétaires des Maudubiens et des Médiomatriks, se couvrant du casque national, inscrivaient leur caivre(pl. VI; 414S). L'épigraphe de Remos-Misios , pro&na le coin symbolique du bronze (pi. VU, 10); Solima parut sur lor (pi Ili, 29 , dO, 31 ), et le mystère du coursier et de l'oiseau se vit trahi. Orgétorix, chez les Helvètes , frappant à son propre nom , les espèces blanches denariales (pi. YIII , 7) ; le vergobret éduen Lise y s'armant de casque et marquant le petit cuivre de son nom (pi. 1, 16) , désignent le point de la transmutation. Sur ce poiiit-ci , chez les Éduens, Séquanais, Helvètes, le système denarial fut mis en vigueur. Le monnayage atteste l'ébranlement de l'esprit gaulois.