‹ Type gaulois ou celtiqueChapitre 77 sur 113 · Mort de plusieurs chefs (en · texte numérisé non relu

Mort de plusieurs chefs (en

Les cruautés que César exerçait, en vendant à l'encan des ])opalations entières , en égorgeant de nombreux sénats et magistrats, révoltaient et exaspéraient les esprits les plus doux, les plus dociles. Il feignait de méconnaître la complicité des Gaulois, avec Finvasion des Germains Tenchtères et Usipètes , qui fuyant la poursuite des Suèves, se sauvaient dans la Gaule. Il employa en 88 , des moyens perfides et lâches pour assassiner d*un seul coup, cette horde malheureuse (770). n passa le Rhin (771), imagina la descente en Bretagne, afin de tirer vengeance des habitants de cette lie , qui , dans les précédentes guerres avaient secouru les Belgs et les Armorikains ( 771 ). Et c'était pour jeter partout l'épouvante , pour tenir les Gaulois en haleine et déjouer leurinquiétude pénible. La première descente ( en 88 ) , finit par la délivrance de Gom , roi atrd^ate , qui fut envoyé d'avance pour préparer les insulaires à la soumission , et qui fut arrêté par eux. La seconde se préparait plus sérieusement. En attendant , César courut chez lesTrevères pour décider les suffrages du peuple en faveur de Cingétorix contre Indutiomar (773). Il prit les otages de ce dernier et revenait au port Itius , où l'expédition se préparait , et où à Téquînoxe du printemps (en 84), l'assemblée générale des Gaulois allait siéger sous sa présidence.. A la fin, il choisit et obligea les députés dont il se méfiait à le suivre au delà de la mer. Dumnorix éduen était

(770) Cœsar, IV, 6-15 j Lnii epit., CV; Plut, in Cœs. j DioCass.,XXXIX, 47-49 ; Oroflf, VI, 9 ; Appian., de bell. gall.

(771) Cœsar, IV, 16-19; Flor., ÏIÏ, lOj Liv.,Dio Cass., PIut.,Oros., 11. ce.

(772) Cœsar, IV, 20.

(778) Cœsar, V, 3.

de ce noodbre. N'ayant pu s'excuser m par la.fidMesse de sa santé , ni par des motifs de religion , il quitta le cana^ romaio , et suivit la cavalerie éduenne qui fit défection» César furl^ix, les fit poursuivre , avec ordre de tuer rhonune qui osait lirwer sa volonté sous ses yeux, et^ur lequel il ne pouvait compter en son absence. £n peu d'heures Dumnorîx fut assassiné (774)' avec lui disparut de la seène du monde , le nom de son frère Divitiac. Peut*étre la solitude druidique répétait dans des forêts de chênes, ses erreurs avec amertume: l'histoire, plaigi^uott ses égarements , ne parle plus ni de ses douleurs , ni de son repentir.

Com l'atrebate , fut encore médiateur dans la seconde expédition transmaritime (77Ô). De retour,, César avait à peine congédié l'assemblée générale , tenue à Samarobriva , que la population carnute soulevée tua ( en 54 ) Tasget , qui avait trahi la cause nationale ( 776 } , et avant que César eût pu calmer ce point , Amhriorix éburon , détruisit le camp romain d'Aduatika et en assiégea un autre , aidé par les Belgs du nord , panm' lesquels figurait une poignée de Nerviens. Si le canton deDumac faisait partie du pays des Nerviens , il est probable qu'un des chefs fabriquant la mcmnaie, DontiMS ou Atisero, dumiaes, se trouvaient parmi les assiégeantsXes ateliers monétaires suivaient les chefs dans leurs expéditions. Un accident a voulu confondre et réunir un coin de Dumac avec Eburo d'Ambiorix, sur une même pièce (pi. VI, 30) , qui démontre le rapprochement for^ tuit des ateliers de chefs de deux cantons différents sur un même lieu , et aucune circonstance ne les rapproche plus, que ce siège du camp romain (777). César vient délivrer le camp : mais l'émor

(77^!) Cœsar, V, 6^ 7.

(775) Cœsar, V, 823; Suet.1,^ 47; Vell. P&terc, lï, 46j Dio Cas»., XXXIX, 604S4,- XL, 1-8.

(776) CfiMar, V, 25.

(777) De ce que J*i^niMfim n*eflt pa» aomtté par le |;édgt«pbe nolémée , OM ae peut pat conclare qu^il n*avait pas d^esistence antérieare. Sa première mention se trouve dans Titinéraire (p. 376-378), et sur la carte peutingérienne, où il est désigné comme simple station ou relai de poste , il ne se montre comme ville importante que vers 407 de Tére chrétienne. (St.-Jérome, dans rec. des hist. de France, t. I, p. 704 ; Miltin, mag. encycl. , VI, 4, p. 6^)- Cependant la monnaie prouve que Dumacum, Turnacuvi, existait du temps de Jales César, si ce n'est comme ville ou station , au moins comme canton. D'Anville et beaucoup d'autres écrivains en ont jagé , que TumACwn iai^it

tian n'était guère calmée : partout on tenait dès conciliabules on se concertait ; à Fexception des Éduens et des Rémois , tout était suspect.

La commotion sous le chef ^eeo , éclata chez les Sénons , où en plein conseS on abolit la royauté imposée , et on envoya des dépntés à César chcE lequel Cavarin s'était sauvé. César rece- Tant leur mission très-mal , exigea que le sénat senonaîs se rendit en entier auprès de lui , pour expliquer Tàffaire : le peuplé refcisa ( 778). D'un atitrê côté ch€fz les Trevères , le parti dé Jnduii&mar prenant de Tascenfdant, dédai*a ennemi de la patrie Cingékmx, qui se réfugia dans le camp romain , (779). En m/teie temps chesE les' Ébui«on9 , le vieux CatHvolk adhéra au soHiëvement , lai^ant là direction des affairés à son collègue AnMorix {»}Soy

La monnaie du moment déclara Pélan général. Les l^enonals , réproovèrçtit lé nouveàti typé, créé et dirigé par des chefs usiirpilêurs, et ne vouhir^t point inscrire le nom de leur cheiF influent > ils reprirent le coin symbolique, tombant déjà en désnëtnde; ils y firent inscrire lé titré du sénat smodon^ du fort eakdu, du peupla plein de Vigueur, dur, intraitable (pi. lïl, M ; Yli, 11); Amblorix et Indutibmar, de leur côté, prirent les titres plus scdenneUéfi de chefs, de dynastes, en inscrivant la monhaîe de AnUnlil (pL YI, 17), t'Mmbilily JndutUil^ ce dernier pour évcoUer le courage , y ajouta la qualité de guerrier, germantêê (pL lF,M)(78t).

partie du pay» 4ef Nénriem. Si^yea (lei P«ys-»Ba9^ t. Il, p. 208 ), dit : « Aujoard*Iioi, la qite«lion «st pariiiiteiiMnt ^elaircie, «t on neditiitf ploa que Tournai, située sur le territoire menapLen (la partie de la ^ille à ^uche de l'Escaut, alors la seule bâtie)) ne fit partie de la Menapie, à Tépoque de la do* mination romaine. « Cependant la monnaie DumacEburo , soulève de nouveaux doutes. Il est très-difficile de rapprocher, par Tentremise des Menapiens, TateUer de Dumac à celui d'Eburo-Ambioriz, et cela devient très-facile dans Tannée 54, par Tentremise des Necviens. Les Durnacs-N^ervien» ne pouvaientils bâtir leur Tille aui^ le territoire menape ; si l'on veut absolument séparer les deux peuples par TEscaut ? — Le dessin de la monnaie m'a été communiqué par M. deSaulcy. L^originàl appaitenait au professeur de minéral, et de géol., k la faculté de Strfetburg, et sîest perdu il y a deux ans. v

(798) Gnsàv, V, 54.

(779) GaMàr, V, 66.

(780) CsBsar, VI,3I. ^ (781)' Mioniiet,€onbrou8e.

Les yeux de la Gaule entière étaient tournés sur ces deux hommes intrépides et braves. De toutes parts les dépatatlons arrivaient pour se concerter avec eux (782) , lorsque dans une escarmouche Indutilil périt (783).

L'assemblée générale allait se réunir à cette époque à Samarobriva. César voyant que les députés des Trevëres, des Senons et des Camutes, n'arrivaient point, transféra lases»on à Lùtèce parisienne, séparée récemment de l'ancienne fédération senonaise (784). Malgré le rapprochement, le conseil et le peuple senonais , dirigés toujours par Acoo , refus^^nt d'y envoyer les députés. César, rapide dans ses mouvemtots , entra sans retard sur le territoire senonais, le ravagea, ne s'adoucit qu'à la prière des Ëduens , qui insistèrent en faveur de leurs anciens alliés , et ne se calma, que lorsque Acco lui fut livré. Sans dèlaâ , il menaça de l'invasion les Carnutois, quand les Rémois s'empressèrent de sauver leurs alliés et obtinrent leur grftce (785).

Bientôt les Éburons furent enveloppés, et AmbUil, assailli â l'improviste, se sauva au milieu d'innombrables dangers, pour-* chassé sans relâche , dans des forêts. CatIxwÀk , nônè par les infirmités et le chagrin, ne pouvant supporter les fatigues dans son âge avancé, mit fin à sa vie (en 58), invoquant la vengeance du ciel contre ceux qui avaient troublé ses derniers jours et la patrie (786). La commotion était déjouée et réprimée. César, ne pouvant atteindre Ambiorix, fit régner l'ordre partout. Les âmrons furent presque exterminés ; Com atrebate sorveîUisût les Menapes ; Cingétorix fut rétabli chez les Trevères ; maisCavarinus ne revit plus son royaume : César le retint près de lui, craignant l'exaspération du peuple senonais. Le sénat et le peuple senons, privés du conseil de l'influent Acco , inscrivit la monnaie symbolique vlatos-ateula, et dressa le quadrupède mystique en attitude d'affliction, de doléance (pi. III, 48; Y, 10)(787).

(78a) Cœsar, V, &5.

(788) Cœsar, V, B8 ; Dio Casi., XL, 4 ; Gros., VI, 10.

(784) Cewar, VI, 3.

(785) Cœsar, VI, 4 ; Dio Caii., XL, 4-11.

(786) Cœ«ar, VI, 30, 31 ; Dio Cala., XL, 31, 32.

(787) La revue oumitmatique persiste àfappeler bœaf, le quadrupède lynboUque de Vlatos (t. V, p. 179). J'ai tu une douiaine de ces ptèoes mène à fleur de coin, et je n*ai pu débrouiller le moindre caractère du quadrupède cornu. Une sorte de double panache qui orne la tête du quadrvpéde sur la plupart des pièces, ne peut pas être un motif de qualifier le quadrupède d*an

QUATRIÈME PÉRIODE, AGE DE FER. »â9

César ne réprima pmnt les plaintes , mais il ne craignit pas d'ulcérer' le sentiment par la mort d'Aoeo. H convoqua rassemblée, gauloise sur le territoire rémois à Durocortorum , et y fit jouer la législation nationale, faisant de l'assemblée l'instrument de sa vindicte. Il fit instruire et juger les insurrections senonaise et camutoise. Aet/b fut condamné et subit le supplice capital , les autres en contumace , furent frappés de l'excommunication que Teau et le feu leur seraient interdits (788). — En face de tous ces événements, de tant de commotions, de tant de désastres et de raines, quand de nombreuses populations furent égorgées on vendues dans l'esdavage, des braves périrent par milliers : les Arvemes, à l'antique renommée, restaient spectateurs inaetife y observant religieusement la paix que Fabius leur avait accordéeseptante ans auparavant (lSl-5â); ils restaienttranquilles, suivant plutôt la condescendance humiliante de la Celtique pour l'agres-* seur , que les agitations nationales,

133. Brigandages de César, diminution rapide de la monnaie d'or.

A la perte de tant d'enfants de la Celtique , succéda un calme silencieux : l'esprit gaulois frémît de rage , et saisi d'une tristesse accablante, il se préparait à une secousse plus violente que toutes les commotions précédentes. Sept ans de calamités , ra^ vageant presqu etonte la Gaule, sapaient dans leurs fondements ses éléments vitaux ; énervant les forces morales, épuisaient ses ressources matérielles. Sept ans de revers et de désastres n'étaient que la succession de rapines et de brigandages. Terres alliées ou

cheTal cornu, ou d'y Toir un cheval à iJ^ià bovine. Ma remarque de Tattitude d*affliction du quadrupède, paraîtra certainement ridicule aux archéologues : passe si c''était une médaille grecque , mais distinguer Témotion de la bête, SUT une pièce barbare! — Ce coin possède tous les métaux, ses pièces sont en or, en argent et en cuivre. (Mionnet, méd. rom., t. II, p. 373, 374 ; m éd. antiques grecs, 1. 1, p. 86, n« 13, suppl., t. I, p. 151, n» 6.) On supposait que c^était une monnaie d'Attila, roi des Huns. Beauvais avec plusieurs antiquaires, Eckhel, Mionnet doutent qu'elle lui appartint réellement. C'est juste, mais ce n'est pas as^z. Combien de médaillers romains renferment cette monnaie , comme un monument hunique, à cause qn^elle trouve une place dans l'ouvrage classique de Mionnet. Les doutes n'impriment qu'une incertitude qui peut être leTée. Il est temps de dire tout vertement que l'attribution est fausse. Rien oe motive à une semblable attribution au siècle de l'invasion hunique : coin, inscription, lettres, fabrique, tout s'y oppose. Sous la rubrique d* Attila , Mionnet accouple avec Ateula, un Atil au pégase (p. 374).Voyez, chapitre 149.

(788) Cœsar, VI, 44.

9tO TYPE GAULOIS.

enaeDAiies, lieux sacrés ou profane», trésors prÎTés on pdUics , tout devenait le butfn du procooflul. Çonyenl il OMUsût l» Tilles iuoffensivea au pillage daiU le seul but de aatisfaife son a^a- 7100(789). Criblé de dettes, dissipateur désordonuéy âmbitîeBx eatreprenanty il payait ses créanciers ayee For de la Ganle, dispersait des sommes énonaeSi II fit constrcnf a à J&ome nH ftnmi , dotit l'emplaeemeat seul était èralné à |du8 de vingt miilkHis cinq cent ndille livres (790) ; paya la neutralité d\ui Consul plus de huit millions de francs., la oonnivenee d'untrilmat {dus de douze millions. Avec For gaulois , il rassasiait la vénalité de Rome, organisait ses forces pour l'asservir* fl n'était pas le seul qui exerçât œs rapines ; |Ses lieutenants nvidiNdeat avec leur dbef , et avaient une bonne portion du butin. Mamurra , sanntendant des ingénieurs , piUa la Gaule pour décorer aon pàhis de marbre, et accumula par un vol scandaleux une immense fortune (791). La valeur de l'or éprouva alors une baissQ considérable en Italie (79a). Des sommes incalculables enlevées aux Gaulois furent exportées. Ce que la Celtique avait ramassé, durant plusieurs siècles, au prix du sang et de la sueur de s^ enfants , tout lui fut arraché dans l'espace de quelques années ; elle se vit dépouillée de cette immense quantité d'or qui lui avait valu une si haute renommée en richesses. Cette subite déprédation devait agir immédiatement sur le monnayage.

La Gaule exploitait son argent des mines ; avait son or, tiré des fleuves ou des montagnes : mais U n'y a pas.de doute que son monnayage fut secouru par For et l'argent apportés de l'extérieur. A la veille de l'invasion de César , des cantons belgs forgeaient la monnaie d'br , quoiqu'ils ne l'exploitassent pas

(789) In Gallia, fana templaque deum ddnis referia expilavit : urbesdiruit,

saepius ob praedam quam ob delictum : unde factum ut auro abiindarei

Sueton, I, 54. — Voyez le distique de la soldatesque : « Aurum in GalUa ef... ihid, 51.

(790) Forum de manubiis inhoavit, cuius area super H. S. millies constitit. Suet., I, 26 j Plin. XXXVI, 24.

(791 ) Quis hoc polest videre ? quia potest pati Nisi ixnpudicus, et vorax, et aleo, Mamnrram babere, quod comata Gallia Habebatuncti, et ullima Britannia.

(Catull., epfg. 3o; Cornel.Nep., ap. Plîn., XXXVT, 6.)

(79a) Unde facumut auro abundaret, ternîsque millibus nummum in libres promercale, per Ilaliam provinciasque dîvenderel. Sueton., I, 54.

QUATRIÈME PÉRIODE, AGE DE FER. Ui

ches eux. Cette memiaie cipculiîl lAfnii' les haMtents , eepeA-isM c'était le luxe et restenlatiM, qui ne sortait pas en dehors, (pii passait de nudns ea mains, de générations en générations , sans se perdre. Les pièces une fois mises en course , ne per* daient point de Taleur etperpétuaîent leurs coins, qui ne devenaient pas fflirannés par leur lente et durable circulation. De nouvelles espèces forgées consécutivement, en venaient augmenter le nombie. Le numéridre de toutes les époques précédentes, de tous les coins antérieurs s'accumula dans la circulation jusqu'à l'arrivée de César. Peut-être, avant son irruption , les exploitations gauloises étant taries , et aucun butin n'entrant plus de rextérieur, le monnayage gaulois ne pouvait plus fiibriquer autant d'or qu'anciennement. Hais ce qui est certain et avéré par de nombreux monuments, c'est que le monnayage des chefs conleaiporains n'a pas rempli avec son or , ce vide immense que les taigandages de César ouvraient chaque année.

£a observant l'enlèvement continuel du numéraire , on comprend cette masse énorme des espèces qu'on fabriquait alors , et qui existe jusqu'aujourd'hui en quantité aussi considérable. En effet, leaGadois (iirent obligés de se dépouiller de ces ornements, quidécoraientleui* corps, leurs habitations, leurs montures, leurs chars , pour multiplier ce numéraire qui devenait nécessaire , par la marche de la civilisation , à cause des agitations qui troublaient le pays , et spécialement par suite de l'enlèvement contiluel des andennes espèces. Le.char de Bituit avait une masse plus considérable d'argent, que sa chaîne au col n'avait d'or. Il seiaHe que dans cette proportion , les dépouilles de l'ancienne ostentation fournirent plus d'argent, de façon qu'il était plus facile 4e multq)!ier la monnaie blanche , que celle de l'or.

Cependant on frappait encore For chez les Arvemes,longtCTips i l'abri des déprédations , on le frappait au centre , soit chez les Bîlufîgs , soit chez les Carnotes , à l'épîgraphiqiie de SoKrm (pi. III , 29 , 30, 28) ; chez les Carnutes ou les Senons an coin d'fflMirocéphale (pi. W, 26-27); chez les Carnutes, ou quelque part aux envirotos, au coin de l'aigle en pose latérale (pi. 111, 81); aiBeors, au coin de coursier super-volé d'un aigle, au nom du chef Ahucato (pi. VIÏ, M); enfin chez lesBelgs et Bellovaks (798),

(793) La pièce du n*» 22 a été trouvée près de Senlis ; l'autre du n» 41, près de BeauYQis.

us TYPE GAULOIS.

cbex les difërenles casses (794) 9 et autres peuples maritimes. Gelt^ moimaie d'or se partage en deux sortes de ooîn. L'ancien en partie, est miccwe reproduit, mais sooffirant un certain dérangement (pL III, 32, 41 ), ou Finfiurace de Fart (pLII, 25; III , S9 ; lY , 28; IX , 31 ) ; le nouveau est formé du national dvil (pi. IV, S3}, ou de sa combinaison avec Fétranger 0[il.in, 19; VI, 5, 6 , 7; Vm, 8, 9),

On trouve assez devariétésdescoins qui sont de plages bdgaes, pour les distribuer avec succès à des localités déterminées^ lorsqu'on remarquera quelque analogie pouvant guider l'observateur. £n attendant, remarquons que de nouvelles manières y font des progrès rapides. L'antique race symbolique, cède ses étables à des races biturigues (pi. in, S9 ; IV, 2S), ou laboo^'es venant du sud (pi. IV , 17 , 21 ) , modifiées par le mélange de l*édnenne , et l'art quelquefois fait partir et oublier toutes les anciennes manières (pi. VIII, 8,9). Observons que l'altération du type ancien , se déclare dans presque toutes les pièces de l'or |armoriko-belg ; l'altération de l'aloi est non moins décidée. Par la disette de l'or, l'electrum, ou son billon à la couleur flétrie, va se multiplier. Les pièces de Boduognat (en 57)de Cattivolk ( entre 57 et 54), de Gottina, nro8^lMù(!io{^.TV, 23 , 17 , 21 ) ; enfin de C(m (entre 57 et 52) (pL VUI, 8, 9), en donnent une preuve. On a des pièces en cuivre ( pi. III, 36 ; IV , 23 ; IX, 31 ), qui sont du coin de l'or , et qui ont été dorées, remplaçant la monnaie en or ( 79Ô ). Le type national était la vraie propriété de l'or; avec la monnaie de l'or le type expire. La marche de ces changements fit des progrès dms toute la Celtique, à pas si accélérés qu'au moment de la sujétion des Belgs , il n'y avait plus de type antique qui ne fut altéré, dépravé, dénaturé; avant le départ du proconsul , on avait abandonné Fancien type, et il n'en restait que quelques essais hideux ( pi. m , 40 ) ^ ou quelques marques secondaires , qui ornaient par<ci par-là ,1a monnaie servile.

£n scrutant cette marche rapide ^ plusieurs points sont à examiner. C'est l'entier anéantissement du type national,en fooe du développement et de la confusion du nouveau ; c'est l'eifet qu'a pu avoir la protection donnée par César aux Éduens et aux Rémois.

(79^) Baio-casses, Vidu-casses, Vélio-casses, Yadi-casse». (795) Voyez ci-dessus, chap. 82, p. 196:

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