‹ Type gaulois ou celtiqueChapitre 78 sur 113 · La fortune des Rémois , s^os effet sur le type · texte numérisé non relu

La fortune des Rémois , s^os effet sur le type

Le général romain avait toujours en grande considération , les Éduens et les Rémois: les uns pourleur fidélité invétérée; les autres pour les services récents qu'ils lui avaient rendus durant la guerre (796). A leurs prières, à leurs instances il pardonnait aux peuples , leur faisait grâce , et les amnistiait (797). Les peuples craignant le courroux, les disgrâces du vainqueur, se voyait dans la dure nécessité de faire choix entre les deux favoris du général romain ; et comme la ligue éduennene discontinua pas de faire les démonstrations monétaires , il est plus que probable que, de son côté, la ligue rémoise ne manqua pas d'en ^' faire de semblables. Je ne doute pas que des investigations plus heureuses ne les retrouvent : quant à moi , je ne puis rien établir de certain.

Le coin de Atisios^ pourrait jeter, queilque rayon de lumière (pi. VU, 10), par son type très-*caractéristique et ses nombreux accessoires. Cependant des difficultés insurmontables pour moi se présentent & chaque instant et font disperser les apparences.

L'esse qu'on y voit est un indice peu rassurant, quand elle se case sur les espèces des Yéliocasses (pi. VIII, 8), clients déclarés des Éduens (798}, quand elle marque les espèces, des Arvernes (pL VU, 39) , qui ne purent avoir aucune relation avec les Rémois.

La fleur quadrifeuille qu'on y remarque, se fait voir rarement (pi. III, âl, VU, 10); et ne donne aucun renseignement quand elle jse trouve sur le bronze muet , exhumé sur le territoire des Silvanectes (pi. IX, 13, 13), et sur certaines pièces, de Vlatosateula (pL m, 43).

Le lion même qui s'y trouve comme empreinte principale , est un guide douteux , quand il se harde avec le sanglier dans

(796) Aedaot et Remos praecipuo semper honore C»sar habuit , aifterot pro ▼etere ao perpétua erga populum romanum 6iie; alteroa pro reoenti gal- Ucibelli officiis. Gœsar, V, 54.

(797) Soesfliones petentibus Remis ut conservarentar (Cœsar, II, 12). Bellovacot, honoris Diviliaci atque Àeduorum causa (II, 14). Legati Senonum adeunt per Aeduos quorum antiquitns erat in fide civitas : libenter Csssar ^ petentibus Aeduis dat veniam. Eodem Carnutes legatos obsidesque mittunfc , usi deprecatoribus Remis quorum erant in clientela (VI, 4).

(798) Cette esse se trovTe même sur des pièces Yéliocasses, ayant nn sanglier dans son coin. Conbr. 617.

le coin des Catalaumeas (799)* Peai-étre que le lion de ces derniers est d'une autre espèce, d'une autre progéniture. Celui du iNTonzeinserHYERO. YESlC. (I, 8), qn'ontnmvescEr le territoire des YénMnanduins (800) . n*eat plus rémois, car il lève la queue, tandis que le rémois la cache entre ses jambes. Au reste, il serait impossible de supposer qu'un peuple belg , eatalaunien on yéromanduin, fût entré en quelque intimité arec les Râaois, contre lesquels, à cause de leur làdbe défection , fesprit belg était indigné : les Snessions seuls , ne pouvaient pas se détacher de leurs relations surannées.

Le lion de DiarUos se rapproche plus ^u rémois (pi. YIl, 14), ainsi que Diarilos pourrait prétendre à la souveraineté rémoise , si les lettres près de la tète R. A, étaient à même de le confirmer (801).

Sont aussi analogues, au lion témoês, les Kons de FkrSîwrix , de Corimi... de JMiae\ tous trois inserHs de AURIHC (pL VI, S6) (80s). ftimo y serait-fl précédé de quelque partFeule critique? Peut-être qu'il se trouve eiectivement plus de monnaie rémoise à l'empreinte du lion, qu'on n*en a encore remar^ qaé (pL YI, 60) (8o3).

£n effet, toutes ces considérations rdirousœnt nos investigations plutôt dans l^Btérievr des Rémois , au Ueu de dévoiler à l'aide de leur coin l'extension de leur ligue. Ils n'avaient point de souvenirs historiques : parvenus i une haute position politiqoe par me conduite basse et odieuse, ils n'avalant ri^ dans leur coin pour imposer à leurs clients : leur coin dépendait ftotét des antres : cç serpent au bout da sc^tre, celte téie dont la gorge porte le collier (pi. VU, 10), sont empruntés: aussi n'ayant rien pu y saisir qui servit à édaircir leur Ugue , je me suis rc^é sur un autre point, qui rattache les retiens monétaires

{799) Conbr., 40».

(800) On peut 7 lire mmsI Mmi Tergobtet, t[at Véfamixiiéinê»

(801) Je ne sais par quel motif on a touIu impose^ Diartios aux DiabKntes. Conbr.. 448.

(80a) Conbr., 360 et 480} 455, 606 ; tevue numism., t. I, pi. X , 7. — Je ne serais pas étonné si la confrontation des pièces prouvait Tidentité des A0ID1AS et ATISIOS.

(8o3) Les lions de Toc, Togir^ Pixtiî, sont postérieurs. Il faut voir les lions de Rweca, Conbr., 556, 546 j de Virici ^ 554 j de Dihoa ,456; de Ondia^ 528 \ de CoUo , 425.

à la ligue rémoise, sur on point le (dos majeslaeux ponr b. numismatique, le plus mystérieui^ et en même temp», trèsobscur.

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