‹ Type gaulois ou celtiqueChapitre 79 sur 113 · Dépérissement du type druidique; pentagone, disques · texte numérisé non relu

Dépérissement du type druidique; pentagone, disques

On sait que les Gamutes se rangèrent sous la clientèle des Rémois (8o4). Cette option d'un peuple où était le siège du culte et de la hiérarcliie, est remarquable, quand tant de peuples maritimes attachés obstinément avec plus de ferveur à la religion na^ tionale, et les puissants Senons et Blturlgs<^taiént l'alliancedes Éduens. Il est présumable qu'une scission religieuse se croisait avec la politique, les Garnutes n'approuvant pas les alliances de leurs Cû*religionnàires avec les Éduens , qui manifestaient une indifférence pour les emblèmes sacrés , pour le symbolisme ; les Gamutes, dis-je, aimèrent mieux suivre l'infidélité pcditiqàe des Rémois plus orthodoxes^ On voit que de funestes augures troublaient également l'esprit de Divitiao et du chef da la hiérarchie. Les druides possédaient toujours leur autorité aussi bien chez les tdnens que chez les Garantes (8o5). Tons lés ans ils s'assemblaient en une certaine saison sur la frontière du pays carnute , regardé comme le milieu de la Gaule , et dans un lieu consacré à ces ass^oiblées. Là ils rendaient la haute justice, là tous ceux qui avaient quelques Etiges se rendaient de toutes parts et acquiesçaient à lourd dédisions et sentences (8o6)* La justice divine prononçait ses décrets et de temps eh temps des simulacres emlnrasési, consommaient la vindicte céleste» De&brfgands, des voleurs , des coupables de toute espèce , exj^âienl leur crime ; les forfaits politiques certainement échappaient au %ippUce tr^ mérité « mais l'ascendant du corps druidique sur l'état social et politique , tot^jours aelive, influençait la politique générale. L'usurpateur Tasget ne fut pas traduit devant leur tribunal, il expira sous le glaive du peuple. Tasget régnait quand le pays des Garnutes entra dans la clientèle des Rémois , c'est donc à lui qu'il faut attribuer cette union «

(804) Caosar, YI, 4.

(805) Conyictolitanus, qui (apud Aeduos) per sacerdotes, oopre civitain , intermissis magistratibus esset creatus. Cœsar, Vil, 35.

(806) Hi certo anni tempore, in finibus Carnutum, quae regio iotius Galliae média habetur, eonsiduBt in loco consecrato. Hue omnes undique , qui cohtroYersiashabentconyeniuntepflque decretisjudiciisque parent. Caesar, VT, fS.

Si donc, on découvrait quelques rdations dans le type saonétaire carnute et rémois , on peut les attribuer ou à l'ancienne dépendance religieuse des Rémois, au druidisme camutois , ou à la soumission des Camutois à la politique rémoise.

Sur le vrai coin carnutin, nous n'avons fait que des hypothèses obscures mais nécessaires, en plaçant le chef du type gaulois, dans le centre du druidisme. De ce point, se dispersèrent les symboles ; le char ou plutôt le cheval conduit , métamorphosé en androcéphale, partit dans toutes les directions, empor- . tant des emblèmes dans différents cantons. Sur ce point, prit sa naissance le coin de Toiseau à la pose latérale, avec ses attributions.

Cest sur Ces deux types de l'oiseau et du cheval , conduit ou abandonné par son conducteur, que parut sur des pièces en or, le mot de solima (solimara ), gardienne du sdeil , ou mardie et terme du soleil , ou enfin, jument du soleil (pl.HI, 29, tO, 21).

Mais lorsque ce mot jeta une fadble clarté sur le type, le type antique n'existait plus dans son intégrité, ni le char privé de ses roues, ni le cheval conduit, ni l'androcéphale guidé, qui tous observèrent jusqu'au bout leur mystérieux mutisme.

C'est le cheval, dépouillé dé ses antiques formes et de ses accessoires, qui accepta le mot solima, et une tète dont la coifihre s'éloigna de l'ancienne (pi. III, 29, 30).

La tète et les chevaux symboliques de senodon-caledu et de vlatos-ateula , et celui de Triccos-turonus ( pi. III , 4S , M; V, 10; VI, 82 5 VII, 11)^ iîirent modernisés , ofirantles dernières révélations du type primitif, qui allait quitter à jamais la Celtitique et le continent.

L'oiseau de solima est aussi privé de ses accessoires (pi. lU, SI), et son coin devient accessibleaux épigraphes, dans lesquelles on lit GiamUos, Flbfcei (pi. VI, 46; VII, 8) (807). Dans un autre canton, il prit sur le cuivre l'attitude d'un aigle éployé à la romaine, inscrit ^remacios. Fane, Fàdnaio, ...innas, Cuceius CI lie VNV ou CI II 0 VNV ; la tête y est coiffée du diadème frontal (pi. IV, 8; V, 17).

Cette seconde famille romanisée toujours en bronze , n'a plus d'anciens accessoires , seulement elle offre des disques et des

(807) Yllycci n'estpai trop ancien, puuqu*il 8*et( retroufé à Brionne en abondance avec Fixtil.

QUATRIÈME PÉRIODE , AGE DE FER. m

pentagones. La première entrfemélaît maintes fois le pentagone à SCS anciens accc^ires , ^èu serpent , à la croix , au croissant (pi. VII, 58). Ce sont surtout ^s deux familles qui 'oni soulevé le penlagolne. A peine troiive-t-on des jpiêces de là seconde sans pralag<me; onen trouve beaucoup de là première avec le pentagone* C^*e mârqtie de quelques monnaies italiques (808) ', inconnue'àfàndién type j ral^é dans le dernier, accompagne spèdalemedt l^ooseau, fornié â lltàlîque ou à la romaine. Elïe f ut placée scnts le cbeva! symbolique et désolé dé Vîatos-ateula(pll V/, 10 ) , aussi bien que sur' quelque^ pièces du dernier monnayage ayant quelque prétention ' à là pensée symbb^qtie qui allaitse perdre (809).

Des disques accompagnant ôi^inàirement Faigle ^pl. lY, 5 ; VIIy.40'; VIII, i€), Sont't^èd^coHâmùns àf cette époque ^ ^t rempbieentîles^ r(>iies et les atidéhnes rôndèllesi Ds se casent sc^ tousile^ métaux^ depuis lés Gévenhes jusqu'à TOcéàh ; leur àp. paritioni devança ■ l'épiigl^hique (810}. II. semMe qu^îls étaient apportés par des émigrés tectosags et allobrogs , puisqu'on les voit sur plusieurs monnaies de leur partie (811). Ces disques dans la Celtique ultérieure deviennent nombreux , simultané, ment avec la croissance de répigraphique ; ils forment les fleurons, trifeuiDes et quadrifeuilles (812). Bientôt après le départ

(fio8) Peningtfiia, fipurp «««dettat du lion de V«Ua ; et anndeisoûs ira audessus du coursier de Beneveiit, de ftucerta , de Capua î .près de la iêlAdes Mamertins ; dans l'empreinte de certaines familles romaines.

(809) Les coins inscrits qui ont un- pentagone sur certaines pièces sont les •aifants. Ambact ', à Taigle (pi. IX, 9) ; Lucotio.(p1. IV, 21) ; Triccos (Coqbrousé, 592'c); lipad Cîcndus (Conbr.^ 415); Funiface muette au cheval (pi. VIII, ^) ; 'et quelques. brcHizes ecMilés dent la coin est composé unique* roent^de pentagone et de lioxiigoiieqiiji^i;fioori|e..(iPeta;d.) .

(8io) iLes preuve» s(e trouvent dans LiiCf BoduQg,|Ceiiteia et Cricif (pl.-I,' 16 j'vilî. 19 ; IV, ?5, 5j9) ; dans le qftinipuet d|i>gm (pi. IV, 6) ; dans Com (pi;Vin , 8, 9) ; iisontio' (pi. Vit,' 73) ; Senodon çt Caledu (pi. lU, 61 ; rF,fl);danrlc8raufette^(p1.m,4(gU49). ,

(Su) On voit deà disques sur lésipièces des Attaciniens (pl.'lll, 11), Allôbroa!oift(pIi>YI', 12/; sur derf drachmes inscrits en grec illisible, mexplitïable igU. VI^ ia„ 14>; ëntreles symboles des erueifoniiea t0etosaguês.(pr. V, î^^f ^)j ' snrdes n^édj^iHonf^nurgenimuet (p^« II, 2, 4j. : j i';!!:

(8Va) Tri^naief\d'Osauiico^ VeUeoasse Raiumac ((kl. Vl,;34.; Vq,<^)iv analogue à trois disques de Solima, Abudos, Junis, etc. — Quadrifeuilles de Atisios remos , de Vlatos-ateula , et de plusieurs muettes (pi. III, 21 , 43; VII, 10; IX, 12, 13). ' ' '

ns TYPS GAUU)I$,

de César, Os sool infligés et n*<Mit fdosde place que sur cerlite cuivre l>elg(pLV, 1S(|X,9&*99); o^içarqodqiiesooiiftrafa^oiis en or (pl-YW, SO, §4, «7, S9, «)•

Ces cpitfîdératioiift rdaiVBOi 4lmdm, 4ui»$, Jbueai^ifL ^I , 44), d«AS les années de César. ILsar eippreiiite offre les disques, une caiffare de la oonvdle forine , et le co^mi^ novuioolé de roisean mystérieux en vol de Cause i l»EfHm»$ { pk* YI, 44, 4tt), sont sans di^qves, oi|t d'antres coiftire^ 6| fyniNiles (cro^^ mais le coursier y est surmonté d^ mAmeoj^eaunvisfélîsÉx qui préside à la dissolution dn typ^ qrmboHqnB;

Le serpent accompagnant cet oisean , eftmyé dn pentagone oriental qu'on a placé à cété de lui, abandpnna le ùain et rampa isplànent vers l'est, figurant sur les m«wnaies de Caledo ^ de Rémos (pU lY, 51 ; vm, 10). Qm cqs derniers il toutnoye au-dessus d'un sceptre. Ce sc^tre n'est pas de la donUnaikm rémoise : c'est un sceptre druidique» témoigoant sur la mon» naie rémoise, la dépendance de9 Mpnois m dnudfsme em^ nntoi^.

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