Eige réniais, l^ur ^çae i raoe de ehevam bombés
On ne pent guère opérer de trouver une monnaie insfsrîte du nom d'Acco, de ce chef remuant» laifisant le peo|te li)»e 4»^ ses actions : il faut espérer qu'on retrouvera des pièces au nom du roi Cavmn (8i3), comme on a des pièces dn mi Tasget.Hais remprefnte de ces eheft , n'était pas une empreinte approuvée par le peuple , ni par l'usage , les chefs organisant de nouveaux coins à leur figintaisje. On pourrait présumer que d.es cheb patriotes observaient l'ancien t;n;)e, qneçenx snrti^iitquiinmpaîent devant le imteonsnl , en erèaient un netfmam t mais panai ces viles créatures , il y en eut plnalears qni témoignafent encore des égards pour les convenances nationales , et lé dérèglement singera dans l'empreinte dé la moi^aie , à tel point qu^ les chefs les plus patriotes suivaient par in^irèt ou pair ;in4if^r^PM)e ces étranges innovation?. Ambiorix i^ oftre nn exemi^
Des innovatiops furent içalqnées sur le modèle noinain eu ii^ ligne. L'impnlsiop, une ibis donnée à de nenvéHes înT^olions eu imitations, entraîna tout le monde à la rontanisation, et diaque jour se flééflaient-des symptômes fftcheax de la défection de ras-
(8i3) Yoyes la monnaie an coin du foudre, pi. IV, 99.
QUATRIÈMe PÉRIODE, AGE DE FER. SS9
<^^Q cemcilire , «I éd te téûoitciMoh att& nsAgés nàtbmata. GttB^iM ténxaôM, ft%lefMiâ&i, paifagone italique, chévdttre à la ronudAe > aoi^durdssemenl deé oheraui. Bientôt des chevaux saui|^ , 110 bigé à là fomàine , deâ fêtés accolées , des figures Mtièrtss , des figui^ aimées à là romaine , aux eh^ignes romains, ées diTinilé^ rèmalaes allaient remplacer te type gaidois dégénéfé.
IMa eeHé marehe dé la eiVQiëàtion , les Rémois ne restaient pcdm m WrièPé : Ils imitèrent le bigé romain (pi. tV, 9) (8i4)* De AmttB cAté sont les tirois tètes accolées , emblème de là ligue rteioise qfà se borfiait à l'union avec les Suessions, et à ta clieu" lèle des Girtifttes i tâtes représentant les Rémois , les Suessions el les G»^rates (81 5). Cest la manifestation politique que le coin rémois fit de sa ligue foelieé. L'antique bîge , oU le cheval eonâiût, ^t mcrins encore Tandrocêphale^ne convenaient plus àFépo- ^e ) à sa place on fit rouler le bige à la romaine , comme rémiftiseeiice de ftintique mystère agl*éabte aux Carnutois»
(8i4) Couliftitiie) 549 «) uaafSgtitethiMée dM§e U btgo, «t nTw peniM fitr «M dtMÎliflmilr du ck|»îiiiBid« Liéatrd, là taoe enjumbé 1» Ikiar^ A^m Mi coroes (pi. JV^ 9). J*ai eu sons lea yeux urne ipiioMiac de pièces de cette espèce, pas une seule ne me doBua, ni la figure du conducteur, ni la décoration de trois têtes.
(8i5) On t TDtiIa exif1iq[a6V eei trois tètes t»ar rimagè des trois ^utes ; niais let BMoii- ta# |^tîÉvc&eiit eb anotn^ nmière se permettre de représenttoip teq^s les Geulei , rapposiail méae Tezietenoe da trois GèttUm ^ ^i MWt d^une insUtation postérieuxe ; ils ne pouvaient déroger aux ÉduelM ^ qui étaient , longe principes , et les Rémois , secuadum locum obtinerent (Gsssar, VI, l^y Le chanoine de Téglise de ftlieims, tiacourt, a cru plus spécieusement , que c*ëst la manUestatiea de rulUance , composée de Kéïhoié , de* SnesiiiMM el de Séqnânais. Mais^^iaad on. observe 91e les Séqnanais avaient coveLnantdrieevementune aUîanee «v«e-lea fidoens eontrrAHo«iet6', i|ne depuis ils frappaient la monnaie au coin du verrat^ il faut tenotioer i^son ezpUcntion. Les Séquanais, dans le choix, de la suprématie, avaient leurs concurrents avec lesquels ils étaient en alliance, et le peuple qui les supplantait par hasard, tout inopinément, offensaiidireetemeni leur prétention , tl était donc plus convenable aux Séquanais de rester dans Talliance décidée par le malheur commun : aussi César fait sentir (Y I, I2),.qu*il n?y avait qu'une parceUe des Séquanais qui se mit sous la clientèle desKémois, h cause de haines învétéfévs «vee les Éduens ; une pértio» , et oertainemeat une petite portion neoiéiitail pas de tttpréeentclr une t^ àpéèiale dnà Timai^ tmeps. L'histoire ne cite que les seuls Genmfes parmi les peuples plus coasid^diies , qui se mirent sous la olientèle d^s Rémois ; il oonniettl donc, à mon avli, do voir le& Cacimtes d«u reonblémfr tneeps de TaniKié factûe.
^0 TYPE GAUIiOI^.
Cette reproduction du culte dénaturé., a eu ' un écbo sur plusieurs points de la Gaule; nonunéni^tiles. ctefe Os9»iieo9 ratumcKçs , et Triccos turoiios(pl. VI, M^J^.):» ont faj(r)gra3rerdes bigessur leur bronze ; œ deomier y ajouitaiiQ peotag^ne {8^t€^ et il imita en même temps Ici cheval affligé de ^yiatQS-al^ula» (pL YI , ^â ; comparez III , tô ; Y , 10 )« U attestei te cwtewporanéité des deux coins imités , et fixe sa propre époqij^e^^ 63).
Lebige des Rémois est;trainé par des cbeyaux» dont bqus n!^Tons pas encore observé la race, I^eur corps, epnsisf^tea.^ill^ bonibes/ auxqudles sont accrochées 1^ jambes, {a^qyieue^tlago^^^ec la tête. Rien de plus simple: le..trpfic et le pqitrail: a'^ng^<^nt dans le bras , point de , dos , le. rein se rapproche «au garrot , la croype.touche le de^r^ére des bras. RareopenUe cb^al 4e cette race est libre,, .oi^dinairement il. est.sa^glé et bridé.-
Jjd ne sais dans quel pays il a prîsi^issance, maisje.rois^ qu'il révèle son existence par£|ite, sur plusieurs pçi^tSjde la Gaule. Eimos L*a attelé à son bige ( pl^ lY , 9.); Arivos ^^laUùm (pi. Y, 9), Solima, Kcdet (pi. lY, 37, 89, 41 ) , l'ont laissé courir dans leur coin. A: sa manière, d'autres races sont parfois sanglées ( pi. II , !^IS; lY , 40 , M ). Je ne saisti le cheval san^ de Garman Corn atreblat , est de la race bombée [ mais' il est sanglé(8i7). ' ...
Le fait est que la race bombée. et sanglée , prit sa, naissance vers la fin du séjour de César, et qu'aile prôlmgea sa courte ; mais productive existence, quelques années ; qu'eHe apparut vers la fin de son séjour , siimiltânément sut toute la surface de l^ Gaule , comme auparavant , dans les premières années dé. son invasion, apparut simultanément, partout le lancier, jtln exemple nouveau de l'unité de la Gaule, établie par ie e(uu^érant:/ce conquérant va bientôt la quittenen la laissant, cerame-ce'dieval; sanglée,bridée, garrotée, enchathée. Ce cheiral nouveau; ce dièval bridé et sanglé , est l'emblème de l'asservissement que la Gaulé s'efforce en vain de rompre (8 i8j.
(8i6) Coubr., 548 ^, 592 c. - • •
(Si;) HaTercampad Oros., p. 403.
(8i8) La imnière de bomber les 4eax bouts da eorp», pi^éda Viûwwon ide César; le corps était oblong , cyiindnque (pi. II, 21 ; VI ^ 12).^GeB bMttbements ne discontiouaient. pas de ,9 'adapter parfois à difféi^tea races { p'« ^I^) 39; II, 26, 28 ; VI, 26). Ht se réimireot avec la manière èercelée (pi. VI , 51, 55, 58), et quand le coût pour la race açcoarcie , se réptfndit dttisl>
QUATRIÈME FÊBijOSE , AGE DE FEH. Ul
137. AffaÂblisseiaeat de la nalioiMilité et.tfe rasprlt gaulois. ' '
Chaque monument que nous prenons dans nos mains, chaque éyénenieiit qui se présente à notre attention , attestent la disso-. kition de l'ancienne société, le délabrement de la nationalité. Le génie gaulois se débat , s'agite, mais il fléchit sous ces forces majeures qui altèrent l'esprit , dépravent la vertu ,'efliacent l'existence des races entières. De vOes créatures abjurant la foi de leurs ancêtres , rampaient partout devant l'étranger, par des bassesses cherchaient à faire fortune , vendaient leur patrie; les uns, de basse extraction , espionnaient,, et portaient des lettres pour un modique salaire j conune Yertico (3 19) ; d'autres , aristocrates de haute naissance , faisaient des rapports , dénonçaient et livraient le pays à l'ennemi , qui les récompensait par des honneurs et une autorité lucrative, comptant sur leur fidélité , sur la servilité de Tasget , dé Cavarin , de Cingétorix. ' . .
La Narbonnaise comptait des indigènes jouissant du droit de citoyen à Rome,' et portant des prénoms romains. Les enfants d'unEelve, Caburiis qui fut appelé CTalérius, furent récompensés de la fidélité civique de leur père: fiin d'eux, C- Valérius Pror dllus se trouvait dans le camp du général romain, comme interir prête ; l'autre, C. Valérius Bonotaurus , fut qualifié dé ciief des Helyes (8ao). Des Faïbîus, des Pompée y attestaient l'anciennie et plus récente obligeance des Romains (821}. -,..
Des indigènes delà Gaulé indépendante,aspiràient à ces hon^ neurs , quand iU se' vouaient à servir l'eniiemi , quand ils obtenaient les prénoms qui dievaient leur ouvrir les honneurs civiques. Un Aquitain, dont l'aïeul avait été roi, prît le nom de Pison , et pérît dans lés rangs des Romains (822 ). Ceux qui jouirent de rautorité réeHe de chef, malgré toutes leurs dispositions dé se décorer dans un nioment propice, d'un nom étrange v s'abste-
Gaale, elles écrasèrent le corps en se rapprochant et formant 1« race bpni})ée. — S'il est constaté que les monnaies que nous attribuons aux Allobrogs , (pi. Vï, 12), sont efiecti?emcnt de ce peuple, on aura Torigioe cle la manière bombée dans la Narbonnaise, et on comprendra mieux comment la manière éduenne, couvrit ces bombements de disque et les enclava dans des cerceaux ►
(819) Casser, V, 49.
(8ao) Caesar, I, 17, 47; VII, 65.
(821) Trog Pompée.
(8a2) Cœsar,lV, 12.
lAt tyPB GAULOIS.
naienl el avaient eertaidemeiit tuie sorte de ràpitgiiance et de bonté de le prendre, puisque ces obligeances romaines blessaient le sentiment des peuples libres, et plusieurs peuples de la Gaule indépendante, stipulaient dans leurs conventions avec Rome, que personne d'entre eux ne serait décoré du droit de citoyen romain (8a3}.
L*atrebat Com^ personnage de la plus grande considération chez les siens , s'il ne prît pas de prénoms romains , fonda son autorité et son pouvoir sur les armes de l'agresseur , et fui récompensé par le sceptre de sa patrie et du pa^s des Xorins (8^4) 9 ^ ^ qualifiait de reJt ( 8aâ ) , il donnait des contingents de ses états et les conduisait en personiie pour combattre ses compatriotes|; il servit longtemps la mauvaise cause avant d'y réfléchir.
Chaque peuple allié, donnait un contingent à Tagresseur pour combattre les défenseurs de l'indépendance. Ils les donnaient la plupart à contre cœur , mais il ne manquait pas d'occasion où la population entière soulevait le glaive fratricide. Les Rémois ne dé. mentirent par aucune manifestation cet affreux ên^ressement. Si les Romains pouvaient s'écrier que les Éduens avaient livré toute la Gaule (826), ils devaient ajouter que les Réniois avaient aidé à l'asservir. La gangrène, déjà inextîrpable, rongeait le corps gaulois; et l'élément gaulois, dégradé, était pourri.
La dépravation se manifesta dans des cantons mêmes où les légions ne s'étaient point montrées. Le chef Bpasnoêt, chez les Arvernes, se montrait fidèle-parjure; et le vieux Gobonitûm s'effrayait à l'idée de rompre la paix septuagénaire (827).
le proconsul César n'était que chef on meneur de parti , respecté aussi bien par le parti contraire , que par ses partisans ; aux yeux des Gaulois , son audace méritait plus ^e leur vertu
(8a9) FoedeNi exsUnt , lit, nonnalloram ex Galtià barbaroram, qaorum in foedcribut exceptam est, nequîs eorum a nobis ci via recipiatur. Gcero pro L. C. Ban>o, 14.
"(824) Civitafem (ÂCrebatcnsem, Cassar), immunem esse jusserat, atqae ipsi (Comio) Morinos attribuerai. (Cœsar, Vil, 76.)
(8a5) Camden, 10.
(826) Aedui, tolttin illud quod Rheno , oceano , Pyrenaeia moBlibus y cunctif Àlpibus continentur, romane imperio tradidorunt. Eumen, grat. act. Gonst. au(. 4.
(837) CcBsar, VIII, 44 ; VII, 4.
QUATRIÈME PllI^IQDE , A&E DE FER. 84S
natioBala Jim» la vfMét^ du coiyiliat) m IB^uloî^ saisit ma Bomain tpnt armé , et saps conoa^M^ 4^^ .«'était Cé(sar lui-liiéine Faà* porte sur soo c)ieYa)i , coio^nd pjRifonBidr da guevre; Un aulre Gaulois qui rectQimiit le procoi^a^l 5 tMà>B sur son calnarade, criant dans Fi^piiae mUoDuArkél M JKmwrlWa^ partir, va»t mioe, q'e^ Ç^sajT I ot la prise tombe de$ mains du flsail(»s (ftif8)4 La main et l'esprit gaulois furent faibles à retenir FeniiemiJe plu^#cl^9 |/9 ptnsdaBgei^eQitriaalsir'audaeedeCésttreomptant sur S9L ^^^mléi ^èm^ dam ia fflMnr.d'un oopnbat aduinié^ nelâcbapi(s4||boffn^pris0lfû^oUYmUd'elkh1Ilé^ '
138. Soulèyement sous le chef Yerciqgétorii: , Çj^af^ ^efQ{fiii.{^n^% ),
La Gaule honteuse de son humiliation, irritée contre la rapacité et la cruauté de César, s'agitait et s'exaspérait, renouvellant ses conciliabules , concertant des plans de soulèvement. l'Insurrection est en effet décidée : les Carnuteà se chargent de rinitiatîve. Sans délai, leurs deux çhefs[(7o|t/af et Canetodun^ assemblent les paysans, et entrant dans Genabum, égorgent les marchands et les Romains , et soulèvent l'étendard national. .
A la première nouvelle qui arriva dans Je pays arverne,le'fiU de Geltillus, Fèrcingitoriçc, do^it Iç caractère fort avait §u résister à tous les pièges de raimitié insidieuse dé César, sortit de sa retraite et courut à Gergovie. Il n'y avait point là de Romains à égor^r, mais le parti romain , ayant à sa tète, Gôbanîtio^ oncle du jeune patriote , séduisit momentanément le peuple et s^opposa au soulèvement. Vercingétorix sorlît de la ville et se présenta bientôt suivi d-iine force composée de paysans. Alors Goba^itio pt $es partisans sont chassés, Tercingétorîx est salué roi ^ux acclamations de la ville et de toute i'Arvernie. n appelle les Gaulojà
aux armes , et les Senons , Parisiens, Plctaves , Cadurks , Lemp-
(8a8) Direptiimque ab eqiio dexfra , complectitur hostem (Vi^jg;!!!! Aen. ^ XT,743).'Gams Jitlîut Gttsar , eam dtmidarêt in Gatlia et ab hoste ruptus eqfi« jjm'partfinBtur umatuii «Msciïrit quidam dél|oi4ibas quiteàm nosset et ii|«ilta|af|.nlt yeti €Qf Qwtrt quQ4 0.41oruioi lîiigiia, dimitté alguifitet. Ettta faciufQ j9it ut dUini^tarotur* Hoc autem ipae Cœsar *m apjbai^eïrifU »u.a dioit^ ubi propriam eommemorai felicitatem (Servius ad YirgO* Cçcos^ Keikoa^ 9PV^' pbté de A«, va-t-en, impératif de hea^ aller.Cos, vermine qui ronge le blé, cMten charençon j cos épitbète injurieuse ebez les Bretons, employée à tout propos , eo9 bugale , méchant enfant (Johanneau , dans Can^y i monum. celtique , p. 353*355 ; la Tour d'AuTCrgne-Corret, origines gaul.» p. 58.)
▼iàs, Andes, et tontes les dfés armorikaines, prennent les armes. C'est en rain que les Romains instruisent des goets-apens p<yar assassiner le roi Com (8ag) , tni anssi s*assoeîe à cette entreprise nationale; Toute la Ganle s*arme à rexcepdon de qnelqaes peaples, . qoi hMtâient enoore^ et «pécMement les Biturigs , gol , placés sons Ul dépendance des Éduens, attendaient leor consenlèment»
;jlaautts unanimité aiiteri générale ne s*éiait dédaïrée , jamais une occasion i^ns fevovaHe ne ^'élâit présentée à reconquérir rindépendance ; la 'saison peu assurée , les légions dOBloquées , César absent , tournant toute son attention sur lltalie où la guerre dTfle était imminente.
Yerdngétorix, sans perdre de temps , oonfia,au cadnrfc Zimttère, l'expédition dans la Narbonnaise; lui-même partit, ppur décider les Biturigs à prendre les armes , et pour détruire les légions. Les Biturigs demandèrentiesÉdueiis^ qui effectivement envoyèrent leurs troupes , mais elles né passèrent point ht Loire et retournèrent, disant qu'elles avaient découvert un complot machiné entre les Biturigs et les Arvemes , pour les assaillir ( 83o ). Yercingétorix acceptant la déclaration des Biturigs , s'avançait déjà vers les cantons où les légions stationiiaient , quand il fut forcé par le cri de rarmée , à rebrousser chemin pour défendre son propre pays. .
César, prompt dans ses résolutions, accourut dans la Narbonnaise, et par sa présence intimidant Luctère, franchit. les Gévennes et envahit rArvemie, Quand les Arvernes revenaient sur leurs pas,, lui, abandonnant cette diversion , se rendit en toute hâte dans le pays des Lingons , pour ouvrir la -campagne avec ses légions. Apprenant que Yercingétorix s'était porté sur le te^ riloire éduen et assiégeait la viùedes Boîens, Gergobinna : il fit un mouvement pour se rapprocher avec toute son armée, occupa plusieurs villes des Senons et se rapprocha de Qenahum pour en tirer vengeance. Les habft^ts , â^fiu^dQ .résister avi9C plus de su(9cè^^ entreprirent df) se retirer dans la partie de la ville, située de l'antre côté de la Lbire,- grossie par la fiante des neiges. Dans le moment de leur retraite ; là viRé est surprise, les habitants passés au fH de l'épée et la ville réduite en cendre.
(839) Cœ^ar, VIII, 22^,23. , .
(83o) CaBiar, VIT, 5. ,
Malgré les secours donnés à Noviodimiim, cette ville fut • aussi surprise par César. C'est dansées perplejptés qiie les . armées se rapprochèrent,
Yercingétorix, voyant que la prise de tant de villes rassurait le terrain à. l'ennemi , et augurant une mauvaise issue de la guerre , convoqua un conseil de guerre , proposant la dévastation du pays pour affamer l'armée romaine. Ce projet accepté , la flamme , allumée par le souffle des indigènes , dévorait les bourgs et les habitations, la population se retirait silencieuse et résignée ; les beaux pays des Biturigs et des Arvernes , ne présentaient que cendres et décombres , et se changaienten déserts, successivement dans l'espace de quelques jours ; les autres cantons, suivirent cet exemple , et l'armée romaine se trouva dans une solitude effrayante. Il ne restait que la cité superbe , Avaricum, Tornement delà Gaule. £n vain, Yercingétorix inistas pour la détruire, elle fut épargnée du consentement des chefs, et César l'assiégea. La disette se faisait sentir dans son camp , des secours furent introduits dans la ville , et des engagements ne laissaient aucun succès aux assiégeants : cependant les ouvrages Ae l'attaque avançaient et l'assaut renouvelé décida du sort de la cité dorée. De 40,000 habitants, à peine 800 gagné* rent le camp de Yercingétorix. César trouvant dans la ville dépeuplée, des vivres en abondance , y passa le reste de l'hiver (83i). - '
Cette nouvelle perte. n'effraya point les Gaulois : au contraire, Tmtomaty roi des Nitiobrigs , fils d'OUbvicon , accourut avec de la cavalerie, rejoindre le camp de Yercingétorix ; des renforts arrivaient de toutes parts, et diaque jour décelait à César le moment de la défection des Éduens. Le vergobret Fcdetiac (839) , qui lai était fidèle, allait finir sa charge et les nouvelles élections faites par le sacerdoce, paroles druides, et la majorité du conseil, en forme et lieu, portèrent à cette haute dignité un homme jeune et entreprenant, Convietolitan{8ZS). £nmême temps les partisans du.vergobret sortant, choisirent illégalement son frère
(83i) CiB8ar,VIl,8-28;LmiepitCVII; DioCa»s.,XL,34-36jFlor.,in, 10;Oro8., VI, 11.
<83a) Valetiac, Valecîac, Yelaciac, B«^ii'7iax«$, Yalentic, Valiciat,Valetiat, Valeticîat.
(833) GonTictolitanus, ConvictoIitaTus.
CoU et formèrenl une divisfam comptant sur Pappoi du proconsul. Mais les éyénements ne permettaient pas à César de braver les lois du pays : appelé à Farbitrage, il adjugea le droit à Conviclolitan, dont il avait des raisons de se méfier.
Effectivement, dés que le nouveau vergobret fut installé, il ne cacha plus son aversion pour les Romains ; il chercha à gagner l'esprit de f^irdumar (834) ^ d'Eporédùrix , commandant du contingent éduen que César avait pris avec lui pour assiéger Gergovie arverne; il poussa LiUnvie qui y conduisait rinfimterle, à soulever ses compagnons d*armes. L'entreprise de celui-ci échoua d'abord, dévoilant seulement le plan, mais elle électrisa le cœur de la multitude qui se porta dans plusieurs villes sur les Romains qui y étaient domiciles. Litavic échappa avec peine an danger , et Convictolitan se vit forcé de faire des démarches pour faire justice des excès du peuple.
Cependant la joie de César ne fut pas de longue durée. Verdngétorix profitant de ses embarras, mit en danger un camp romain , et César vit bientôt que cette -fois , Gergovie était imprenable pour lui. Les échecs qu'il y subit , retentirent chez les Éduens, où Litavic souleva enfin l'enseigne du sanglier , le vergobret Convictolitan et les magistrats secondèrent le soulèvement du peuple. César se retirant des murs de Gergovie, fut forcé de congédier le contingent éduen à la demande de Eporedorix et de Yirdumar , qui allèrent se réunir aux insurgés compatriotes, et s'emparèrent à Noviodunum, de la caisse, des munitions , des étages et de tout ce que César avait déposé dans ce lieu important. En attendant , César battait en retraite pour se rapprocher de Labiénus , qui de son côté effectuait sa retraite du pays des Parisiens , où le vieillard aulerk Camulogefius défendit Lucotecia. Le vieillard suivit Labiénns et périt dans la poursuite.
Les armées romaines exécuterait leur jonction à Ag^idicom , dans le pays des Senonais, mais n'y restèrent pas longtemps; réduites presque à leurs propres]forces, elles se concentrèrent et reculèrent vers le pays des Lingons en s'appuyant sur les Rémois (835).
(834) Viridomar, Virdomar.
(835) CaîMr, VII, 2962; Suet., 1, 25 ; Dio Caif., XL, 37,38 ; Polywmi stratas., VIII, 23, 9, 10.