‹ Type gaulois ou celtiqueChapitre 84 sur 113 · DéfeuUda mmiiiayage» corrigés; dépérissement · texte numérisé non relu

DéfeuUda mmiiiayage» corrigés; dépérissement

L'amélioration se fit sentir dans les dernières années du monnayage, parla disparition d'un grand nombre d'ateliers, qui fabriquaient dans des moules des monstruosités coulées ; par la disparition totale des façons druidiques ; par l'introduction de la perfection , dans les ateliers existant encore. Ce progrès ramena à la fin le coin dans ses orbites, où il devait expirer.

Je fis remarquer, qu'avant la romanisation de la monnaie gauloise, un singulier défaut se déclara dans son argent: c'est que le flan n'était pas toujours de la dimension du coin , je ne savais assigner d'autre raison de ce vice , que la diminution de volume du flan , effet de la diminution du poids, tandis que le graveur du coin était habitué à l'écheUe de l'ancien module (pi. II, 35, 26, 28 ; lY, 14). Ce défaut s'est déclaré antérieurement chez les Tectosags » Yoconces (pi. IV, 1-8 ; VII, 16), et peut-être fut-il communiqué au reste de la Gaule par des réfugiés du midi (868). Au moment de l'installation du système denarial, la disharmonie entre le flan et le coin , tourmentait excessivement les espèces blanches sur lesquelles on ne voit souvent , que des parcelles de têtes et de chevaux (pi. IV , 36 , 48) ; elle est le résultat de l'urgence , quand on accélérait la fabrication pour remplir les caisses militaires et celles des États.

Les ateliers monétaires étaient même traînés dans les campements, où ils se rapprochaient et occasionnaient des méprises, en réunissant sur la même monnaie des coins incohérents,, comme en donne un exemple , une pièce dont la tête est de DVRNAC (Donnus ou Auscro) , et le cavalier EBVRO (Ambiorix) (pi. VI, 30) (869).

Pour*hâter le monnayage , on coulait le bronze , on se négligeait , forgeant l'argent. On coupait le carreau , on l'approchait au poids, sans réchauffer , ni flattir , et à tel flan on appliquait

plaire qui est en la possession de M..Ducas de Lille,. et dont nous avons mis le dessin sur la planche V, n» 13, contrariera peut-être cette assertion. Mes conjectures sur la cessation de la monnaie gauloise, m*empéchent aussi d'adhéret à Popinion de M. JeufTrain.

(868) Grand nombre des flans de la monnaie tolke, sont carrés, quoique la coin soit rond, et de dimension plus considérable. La forme carrée s'était Gom/ muniquée à la monnaie coloniale (voyez notre pi. VIII, 1 6 bis ).

(869)yoyes,chap. 132.

au marteau la pUe et le trousseau , sans les ajuster oonvenablement. L'habitude d'une telle fabrication , une fois contractée , se prolongea longtemps après , dans les années de tranquillité , et enfanta une masse énonne de monuments mohétaines , endommagés par la fabrication même , etcessivemeiit nêgligfée. La précipitation dans la fabrique se fait voir singulièrement , quand on remarque qu'on a frappé d'un seul coup de tnàrteau , plusieurs pièces à la fois. La pile et le trousseau Cbnt^nâieiit quatre ou six c(uns gravés sur leurs surfaces ensemble , et couvraient autant de flans. Ainsi on a des pièces où sont empreints, les grènetis de deux coins placés à côté l'un de l'antre (pL III, 44; IV , 43 , 47 ; YI , 29) , où sont empreintes les deui parcelles du même coin , parcelle du front et parcelle de l'occiput , de manière que lé nez de la première est en face, et touche le derrière de la tète de la seconde (pi. III, 45). J'ai vu assez d'exemplaires de la monnaie muette à la tète casquée (pi. III , 47 ; IV , 43), et plusieurs inscrits Udecom et Andecave (pi. III, i4, 48 ; IV, 47), de cette espèce. Ceux du pays des Andecaves décèlent singulièrement cette sorte de fabrique , il semble <néme, que le nombre des coins du trousseau et de la pile , maintes fois n'est pas égal : ils sont plus nombreux sur le premier que sur la seconde ; qu'aucun flan ne pouvait suffire à la grandeur démesurée de la tète gravée sur la pile (pi. lY, 47). L'amélioration introduite sur tousi les points du monnayage, corrigea cette mauvaise fabrication ; atténua au moins le mal, qui se fait remarquer quelquefois dân5 le bronze des dernières années.

Bans les conditions de l'amélioration du monnayage on devait s'attendre à retrouver quelques marques de la valeur de la monnaie. Rien dans Tancien type ne fait présumer ledf existence ; elles devenaient cependant nécessaires , lorsque la confusion transportait impunément le coin d*un métal sur l'antre , et fabriquait le billon intermédiaire , l'électrum, le potin. Quelques ornements , et surtout les disques , étaient très-propres à rendre ce service, mais en les voyant disséminés par deux , par trois, par quatre , sans distinction sur tous les métaux , indifféremment dans tous les coins , on perd toute espérance de retrouver dans leurs emplacements chimériques le signe de leur valeur. La monnaie italique et romaine donnait un bon exemple sous ce rapport ; cependant dans les imitations, et les copies gauloises de ces modèles, on ne rencontre nulle part , que les

signes de iear valeur furent reproduits. On cite un triens de Kraccus marqué certainement de quatre globules (870) : mais nous avons devant nous les trois globules d'un quadrans sur ufle pièce, et cette j^èoe est en or (pi. III, S4). Vers la fin , la monnaie de tous les métaux^ presque dénuée de toute sorte d'emblèmes et d'ornements, privée des marques secondaires , atteste que les signes de la valeur de la monnaie romaine n'ont eu aucun eiet, et que le monnayage gaulois n'a jamais admis cette régularisation importante.

Xnfin nous devons remarquer que^ malgré les améliorations introduites dans le monnayage , la dernière douzaine d'années (S9-d7), n'offre que le dépérissement. Le coin, sans aucune conception f flottant dans le vague , Tart le plus correct sans vigueur , sans cbarme ; le métal, presque exclusivement bronse, peu d'argent, encore moins d'or : »ir une dizaine de variétés du coin de bronze de Pixtfl, à peine une seule se trouve sur l'argent , une peut-être sur l'or (pâ. VU, 5S , 6â). Le pied de l'argent diminua, se rapprochant plutôt au sesterce qu'au quinaire. Quand Pixtil frappe son ai^nt au poids de i4 grains, il fait parade de grosse pièce double du poids ordinaire , car la monnaie blanche des Éduens, d'Ëpat, Ercom , descend à 94 et 2â grains. Ce système ne pouvait pas durer longtemps.

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