‹ Type gaulois ou celtiqueChapitre 85 sur 113 · Monnaie de la dernière douzaine (entre 59 el · texte numérisé non relu

Monnaie de la dernière douzaine (entre 59 el

Le coin de cette douzaine , présente une inconstance , une instabilité extrême. Réunissant le reste du symbolisme dépravé et de la foi des ancêtres, dégénérée ; inventant des nouveautés , singeant le type consulaire, il dégrada et détruisit son ancien caractère, sans pouvoir former le nouveau, pour lequel il n'avait ni temps, ni capacité. H tomba dans une confusion et une licence, qui ramassaient et mélangeaient, dans une mixture, sans distinction de métal, quelque peu des façons surannées, avec un assortiment de formes nouvelles et étrangères. Cette tournure du coin, se dé* cela, d'abord pendant le séjour de César dans les Gaules (58-49), prit son développement dans les années suivantes (entre 49 et 89}^ et se montra dans tout son état désordonné dans la dernière douzaine.

Bans le commencement, parmi les fabricants de la monnaie ,

(870) Mionnet.

S6d TYPE GAULOIS.

l'atrebat Con, Gomins, Commios, Gmb. Conif , jonissaiit le plut longtemps de rautoiité (57-^1) , a po donner le premier une preaye de Tinoonstance et de la permotabilité. Ossntie ($7 et soiY.)^ ^^^ proche voisin chez les Vâiocasses, Yaria dans ses auuiiéres ; Dubno , Diibnorix , ]kd>norex , Dnbnob. Dnlmorb. (en M et suiv. ), se conforma aussi à cette impolsioD» Triecos tnronais (en 5S), de même.

Depuis, dans beaucoup de localités, les changemmtsdaik le coin se succédaient avec le progrès de temps, et le changement des chefii. Quand pn réfléchit sur les monnaies inscrîtesROVECA. POOTIKA. (871), sur son poids, sur son métal, sur le changement des têtes dans son coin, et la succession du cavalier (pesant 42 grains, du lancier (pesant S9 et SI grains), du cheval en repos, du coursier etdu lion, on accorderait sans doute la priorité au cavalier, et on assignerait la dernière ligne au bronxe, ayant le buste de Vénus, accosté du petit Cupidon (pi. VI, 49).

Quand on réfléchit sur le coin varié ^jiylerk Eburwnk (873), on conçoit fadlement que tous les coins au sang^ , précédent celui qui offre un homme combattant un lion ; ayant à cèté, un

(S71) RoTeka n'eit pat ite/Eoctcn; Rufeoq dans l'Ansoiuiiois , n*ett pat ilii&Mcan»,Rafac en Alsace; est-ce /SancMCyRoucy dansIaChainpai^e? c^eitce qne Je De pais dire ; je ne saorai pas plus défendre ma précédente hypothèse qaî Pexpliqoait par Bêvtêtio des Vellaves, si Ton en donnait une meillenre eiplication. Je ne sais où on retrouTo le plas souvent ses pièces. Leur variété donnée par Mionnet et Conbroase, est la suivante : ;R42gr. tête casquée à g.XROV£CAGavaliefàd.

trois globules. . disque M. 116; C.556.

iR39gr. ROVV ou .R.VV)(CAVNO ou CNVO

tête casq. à d. . lancier ....... M. 117; C.558.

JlSigr. ROVVt.casq.id. )( ESOL lancier. ... (pi. VI, 38).

MeiM. t. fémin. à g. avec X BOOVICA cheval lî-

collier brej deux disques. . M. j C. 382,556 «.

M, RO VECA t. imber- )( POOTIKA cheval en

be, kg course à g. deux glob. M. 115; C.

ROVEt.casq. à d.)(chev. entouré des disq. M. 114. POOTIKA on POOC-XRO VECA lion cou-

TIKAt.casq.àg. rant M. 108,, 109; C. 546.

ROYECA lion à d. X cheval à d. rouelle et

étoile C. 556 ^.

ROYECA buste de )( cheval a gauche dis- Vénus, Cupidon ques ( pi. VI , 48 ,

■ et couronne. . . 49 ) C. 556 f.

(87a) CoDbr..377.

sanglier et disque. Par ci par là, le sanglier figurait dans le type des dernières années, sans être l'emblème du ralliement ; quelquefois comme signe de la localité, quelquefois comme empreinte da caprice.

Les Éduens n'avaient plus d'intérêt à observer leur coin ; le porc devenait pour eux et pour les Séquanais un objet lucratif de commerce, mais le sanglier grognerait en vain, appelant' ses alliés ; son enseigne disparut à jamais. La gloire des Éduens ne consistait plus dans la renommée des exploits, et dans l'anonyme du grand peuple ; elle existait dans la confraternité avec les Romains, aussi bien que dans la conformité avec les Rémois et les Romains, qui mettaient haut leurs noms sur la monnaie. Le rang des Éduens-gaulois, descendant, et celui des Éduens-romains, s'élevant, le nomEDYIS marque les espèces blanches au poids de 29 grains, où l'empreinte du loup répondait à la louve romaine (pi. VU , 9) (873). Peut-être qu'un de leur magistrat OKC, inventa ce coin; que les autres composaient d'autres empreintes (874).

On voit en même temps que leurs clients qui vont être émancipés, leslnsnbres, rendent sur leurs espèces blanches de Séguse, hommage à Mars, ARVS, 'Apj^ç, et y figurent Hercule avec Télespbore (pi. VIII , 5} , donnant un poids suffisant de 80 à 86 grains.

Une tête de Priape cornu , au revers un cavalier sonnant la trompette, inscrit TATINO ou ATINO (latinum des Meldes) (876), est sans contredit une toute nouvelle empreinte du bronze.

Un chien soulevant sa patte au-dessus de la tête bovine d'un Contovios; un bœuf ceint ou sanglé d'un ^tecton ; un porc en repos d'un ^nntcotos (pi. V, 18; IX, 28,24), ne peuvent plus servir de guide pour désigner le domicile de ces chefs , quoique la fleur de lys , entre les jambes du porc , et le nœud audessus semblent reporter ce dernier dans des pays alliés aux Éduens (876). |

(873) Conbr., 463.

(874) l'es Ëduens, se conformant aux Romains et Rémois, n'aTaient pas de répugnance à rendre les honneurs au dieu des Arvernes. Genio Arvemorum Sex. Orcius Suatfis Mduus (Sixmonà^ not. in Sid. ApolUn.,p. 50). Dom Mart. lV,27,t.IÏ,p.207.

(B75) Conbr., 370 , 082.

(876) Peut-être appartiennent-elles à ces dernières années , les monnaies

368 TYPE CAUUNS.

Le iMBuf de ArêA^ (pL TI^ M) , bioi qa*e« f^os oÉre qndque andagie avec le eain dlndatiU, ooome le nm de Tépigraphe et les nombreiues tromraiUes m aord de la Heedle, le rattachent sans contredit aux cantons des Ardennes. la jeion' naied'nn ^onof, Teumq, AToiios, C^omos, fidmqpiaiit ses espèces i iltea, Piy«, PiKo, PijBo^(877) , ^Ms% une variété du em d'un chef qui cbangeantranden oiseau enCupîdon noayeau^pQfièsar la croupe des quadrupèdes, prouvait la confusion d*ldées« Un deses coins offrant les paredles de la tètebelgue hachée (pi. Ym,^), indique son domicQe, dans quelque canton au nord , car il serait difficile d'admettre que le caprice d'un autre canton éloigné, si chimérique qu'il soit, admit dans son coin, ces parcelles biaarres.

ayant niM fif^nre militaire et inscrite : SON. AL. APA- on AON. 4P- <mi SON. CA. T. on TA. NOS. Tomùê^ Tacnat, Pamot, Jpaltmos? Mion., 120 ; Cenbr., ft75, 800 ; Akem., 92, 05, 167, 168.

(877) tUffodmkim, Taeiti hiat. IV, 71.73. Réel snr U Ifeaelle prèadeTiéfw. Les monnaies en question qui se tronrent mentionnées par Mûmnet H Conbroasey «09! les snÎTanles :

ASOgr. BiCA téU eaaqn. K cw'^Mw à a Coobr.»!.

d&gr. tAP t. hérisser. . X KONOC boeof à i^. jeaans

oiseau, dessons disque ,

croissant. M. 35 ; C. 429.

34 9. t casquée A g. • . )( CONI choral à g. dessous

nain M. 33,3i;G. 428-

aOsr- BIIIPAt. iiiAcr-X^ibetnl dans un «enfle

beA|^ distUe Coiihr.5^.

M reste de la i. beisue ha- )( DOII AD choT. à g. dessus

chée oiseau, disque (pi. VU, 56).

tète ornée deslmyrthes. . )( KONOC ehoT. à g. dessus

oiseau Coiilir.429.

PITAproÛlfiM . . . .XrAlNOCoM.^d.d«ifQa

oiseau Cpnbr. 543.

PIFA profil grec éd.. . )( F AJNOC cayalier à dr.

symbole Conbr. 643.

tête de femme à d. . .)( PIKO quadrupède à dr. . M.^;€. 4566.

tête de femme )( DIKOA lion à droite. . . Conbr. 450 a.

COINOS tête A gauche . )( coursier A d. dessus Cnpi-

don M. ..; G.4289.

Celle an poids de 39 grains sans Cotnos , certainement est plus aneieene que les antres. Il est probable que Coinos n*est pas un nom de chef, maii^> xif»»v, » xcifmUf eommumtas, de la Tille, du canton, terme connu dans^ numismatique ancienne. Rica^ Rieoa ttuft comme drtuê. eonmttmiim (pi IX t 15). — Voyex, «hap. 142.

Un des exemples le$pla$ remarquables de l'amialgame et de la confasion des idées , exemple, en effet, unique dans son genre, c'est la monnaie dePixtU. S'il frappait l'or (pi. YII, 53J, des études ultérieures pourront le dire. Mais il a effectivement forgé quelque peu d'argent, les pièces au^çoursier en sont la preuve (8 78). Il fabriquait une grande quantité de cuivre à différents coins, et chaque coin à plusieurs variétés. Ce nombre considérable de monnaie peut attester qu'il jouit assez longtemps dans un canton, de quelque aut<»ité, mais jamais qu'il ait eu une autorité étendue sur plusieurs cantons. Ses monnaies qui se retrouvent entre la Loire et la Seine, et un peu au delà de la Seine, indiquent qu'il faut chercher son pays dans cette partie de la Gaule. Dans le nombre de ses coins on voit un coursier, un cavalier , ou une figure équestre, un lion en différentes attitudes (pi. VU, 63), une personne assise à la romaine , tenant un lis (pL VU , S3, 62). On voit un oiseau dans son antique pose latérale, par-devant une main tenant une branche (VU, 59). Le même coin se fait voir sous plusieurs variétés. Un autre offre un aigle éployé aussi en différentes variétés, dont une place l'aigle dans un temple distile (pi. VU, 60). L'aigle éployé et Toiseau dans la pose latérale, indiquent à Pixtil , si ce n'est le pays des Garnutes mêmes , au moins un autre, limitrophe. Mais quand on rencontre aussi dans son coin un pégase qui fut le type des chefs carnutols, alors il est nécessaire de le considérer pour un gouverneur des Garnutois, et sa monnaie pour la monnaie carnutoise. Pixtil inscrivit toujours son nom, maintes fois au double. Si jamais il inscrivit le nom de la localité (pi. VII, 53), c'est à rechercher.

Il avait encore un coin singulier d'une chienne, regardant par derrièresur un lézard (pi. VII, 61 ) : il y inscrivit aussi son nom. Certaines pièces à la même empreinte, au lieu du nom de Pixtil , offrent GAN (879). Il faut en conclure qu'un prédécesseur ou successeur de Pixtil, appelé Can, se servit du même coin.

Gette chienne rappelle un conte , relaté par Trog Pompée , petit-fils d'un Trog Pompée d'origine vocontienne : il le relaté à roccasion de la fondation de Massilia. Sa fondation inquiétait les liguriens toujours hostiles envers elle. Un Ligurien, voulan);

(878) Gonbr., 544 a.

(879) Conbr., 405; revue numUm., t. III, p. 143.

jr réfléchir, Coman, roi des Segoréiens, ami des 1lMsilieii9, lui raconta une feUe , dans lagnèHe um cUeiHie dmiandè ê un pasteurane place poiir y déposa ses petits ; après Fkvodr obléAtie, elle le prie de nonrean dé prolonge la peiÉrÉiis8l(m , afin qii'^e puisse les nourrir et les ^ver : dès q^Sê devinrent grands , le pasteur ne put reconvreih sa plaioe (88d). C'était la figure dn dÉn* ger d*ûne hospitalité irréfléchie, donnée à un étranger, à un ami intéressé conunerétaientles Hadâiliens.lttiautj^e Roniàln, presque contemporain de Trog Pompée , le fUmMste Phèdre, en réféhml cette fable, substitue aii pasteur une autre dneniie, qid aeeorde sa place à la chienne pleine ( 8St) . Le létard combat le serpent dangereux , conune le dit Fantiquité , et s'empresse d'aviser l'homme du péril qull court; il parie bolf conseil ( 881 ). La chiennemonétaire est la Gaule, et le lézard fàVdrIil du dango'qne tétranger porte au pays. L'empreinte de la monnaie offrait donc un emblème connu, faisant ànnsiod A l'agression ronadne; une réminiscence d'un conte populaire , qui apportait à l'eqMl assombri , une touchante consolatioit. Le conquérant tolérait l'allusion , ses iUnstres édîvains répétaient cette feMè : et la monnaie ne cessait d'être en danger.

147. DépiaTatiOB de la croyaBoe antMiue ; le culte romain installé.

Jamais , à aucune époque , le type gaulois n'osa fidrel paralde de divinités étrangères : ni l'imitation , ni le copier ne lepoi^nt entraîner dans ce genre d'insulte à la religion druidique. Les deux tètes conjuguées de Bîatec , modelées d'après le cmn consulaire , n'offraient point d'attributions qui pouvaient oflènsér la croyance nationale.

Ce n'est que dans les dernières anhées du ihonhayage, qtté la tètebifrons de Janus, la tête cornue de Priaj^, la tétedeTéhns, petit Cupidon, Télesphore, Hercule, le nom de ttars, et des teniples

(880) Trog Pomp., «p. Joitiniim, XLlIf, 4.

(88 1) Canii partarieni cQm toginetâtteriàk. Phièdr.,- 1^ 19.

(889) Je ne itif si c^est iukê ce «ent, (|ilë Ite léxité e*l plâc^ daiiilé k^Ê/Êf annleMiis d*iin cîgoe, regardent p» deiffiérè*d« k âniiiato d*BdffaQiéa tm* tique en Heeédoine (Mionn., itippl., t. III, pi. VI, 2) ; «aii b Comctioa de ce coin eeC tnalogne en coin de la chienne ganloiae. Le léiard eit aases fiéquent dent le type grec comme aigne secondaire, et demande difiéientoa eipKcalions qii*on peut puiser dans lea poètes oa les écriraîna de rhistoîrè natarelle.

diatilM Q09SMrés à i^ nouvelles 4ivinMé^ (Epwa et Dplicheii ), décoRcait la AQQimi^. On dirait ^e )e numéral g^ois et sp^ type DBt dMngé 4e jeUf^oAi , Di|l a})juré le 4o|^ cpiHls eooinieiioenti adorer les jideles deroiynipe et du Capitule» LamécoéaiM; ja'osait plus touclber a^x anti^uea saiatetés : iii raiMlxm)é|ilude, ni.la tôtesymboUq/iie^ m les ^ymbolçs prioùtjfs^ al les enblèmes druidiques , ne aoot reproduit^ : à peiue reioarfaer4nO« éèm ce noDfthre, une ^pée sujr un cg^îb de Pixitil (pi. VU, 6S )»t«iie laaiu^sar un ooin de Bioa. Hais l'iafid^ ne eraigoait point d'éehanger daos son empreinte les db^jets de yèaéralion , avec ie eo&u iny«liéirie.ux de r4>iseau en pose latérale , eatre-mélaat ainsi une p^on d« culte national avec les jî^o^^ nouvelle- . ment acceptés.

« Aniapfit l'inoompatibillté du druldisme , avec le qrstème génécaldes croyances rainsMue^était prafo^de, dit^^nédée Thierry ,. antanC fl existait .de ;rapprocli6«ients possibles entre ce système et eeloi dn polythéiswegauloîs., développement aussi .d'ujate jcdigion d'une nature axtérieur^u » Je pe ^^is pas si la naUpre ^^é' neuve servait de base à la fusion du.polythi^isine gaulois avf[çle pcdylhéisiae séel etidoUti^des BonisâBS , mais jp co^nprends^ quelpsip»RvétààmegQmm^ms^SQff^^ le \>ofk

sens, confondait Ja nfttii?eiCQtt(rw^4e3'Cbo9^ppur cr^^^oifi. empire , quand il se servait des apparences , de ressemblances futiles , de consonnance, de synonymie de noms, d'étymologie , et de to«te sorte d*allusio|is pour réconcilier et ..confondre les contrastes marnes , jppur parvenir par tel moyeu c[|ae ce fût , à sqp.biH;. I^ firi^cs eux-mêmes ne gavaient pas encore dire si les Gaolqis avaient quelques divinités correspondantes aux leurs : qttwd les Jftqmains retrouvaient une ]llinerve , un Apollon chez les Çisa^ins.;, quand Gés^r donna des appellations, romaines aux v31^ bracNrées 4^ sa protection , aux chefs récompenses pour leur .^hififop , ajix divinités gauloises qui devaient humilier les 4jpuides. Aionymie, pol^onimie, était le nœudle plus puijssî^fit de la raisçip. .iipiHiyée par.la force des événements*.

^Céwr a dû qu'il n'y a^^it plus de Gaulpîis: or, le Gaulois est devenu romain ; Andes, Turones ,. Bibracté , sont Juliomagus , Césarconagus , Augustodunum. ; Durât, Doci, TOgirix, sont Julius Qulntus ; Belen, Gamul, Belisana, sont Apollon , Mars , Jlf inerve. Contre cesarguments il n'y avait rien à dire, tout devait plier et consentir à ce qu'il en fût ainsi. Matsia Gaule n'avait pasjassez de-

in TYPE GAULOIS.

viDes et de localités, assez de popalation ; ni son idiome religieux,ni son prétendu polythéisme, n'avaient assez de termes, de noms, d'épithètes pour satisfaire à ces accouplements d'idées hétérogènes , cette dion3naiie , polyonymie; ce syncrétisme qui agglomérait tout, confondait tout. La Gaule devait ouvrir son sein à des colonies étrangères. Les colonies lAilitaïres, ronuônes, latines sont érigées ; des marchands romains, spéculateurs, teafiqueurs , légionnaires , prenaient un domicile fixe au milieu de la race celtique ; les divinités les plus bizarres , des figurines acariâtres, des statues colossales, des temples aux portiques, des mystères ténébreux , des sciences occultes , s'établissaient imlépendamment de la fusion dionymique. La Celtique se défigure, se dénationalise, se dénaturalise sous tous les rapports.

La Narbonnaise avait été le premier point de la dépravation des éléments antiques , empestés de venin étranger. La contagion ayant bientôt assouvi ses ravages , passa dans la Gaule chevelue. Elle y fit des progrès rapides, comme nous l'avons observé sous plusieurs égards. Les villes atteintes de cette contagion , construisaient des temples , érigeaient des statues aux dieux romains , choisis pour les divinités tutélairesMe la localité; des familles gauloises s'initiaient dans des mystères étrangers ; la monnaie se décorait des démonstrations idolâtres.

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