‹ Types d'architecture gothique, empruntés aux édifices les plus remarquables construits en Angleterre pendant les XII, XIII, XIV, XV, et XVI sièclesChapitre 17 sur 20 · GO · texte numérisé non relu

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(ut successivement transmis des Cerne aux Wn) te et de ceux-ci aux Long , comme on le voit sur le tombeau précité , ainsi que dans l'ornementation de la cliapelie qui le renferme ; et ceci confirme noire croyance que le chevalier Thomas l'ut à la (bis le fondateur de cette chapelle et de ce tombeau.

Thomas, shérif en 1501 et exécuteur testamentaire de sir Richard, seigneur de St.-Amand en lb08, avait épousé Marguerite, fille de sir Georges Darell de Littlecole et de Marguerite Scymour du Wiltshire. Il avait fait partie de cette grande compagnie de gentilshommes qui combattit sous le duc de Buckingham à l'affaire de Taunton , on 1496, pour la cause d'Henry VII contre le faux prétendant Perkin Warbeck ; et c'est probablement ce fait d'armes qui était illustré sur les vitraux qui , au temps d'Aubrey, ornaient encore les tympans des fenêtres du manoir et dont le seul spécimen encore existant se voit dans la fenêtre d "étage du porche de la halle. Henry VII l'ayant créé chevalier à l'occasion du mariage du prince Arthur , son fils , avec Marguerite d'Aragon , Thomas Long prit alors pour cotte d'armes l'écusson de ses aïeux écarielé avec celui des Seymour. Or, comme nous trouvons cette cotte d'armes amsi que le gonfanon à la fois sculptés sur les culs-de-lampe de la halle et sur le porche d'entrée du manoir , nous croyons pouvoir considérer le chevalier Thomas comme fondateur de ces culs-de-lampe et de ce porche. On voit encore aujourd'hui dans le ehceur de l'église de Wraxhall l'autel-lombe gothique, en pierre de taille, qui fut élevé en mémoire de ce gentilhomme ; il ne porte aucune inscription . mais son heaume de chevalier y est encore appendu.

Il eut pour héritier son fils Henry , qui rem|)lit à diverses reprises la chai'ge de shérif dans les comtés de Wilts, de Somerset et de Dorset , et qui représenta , en 1332 et 1333 dans la chambre des communes , le premier de ces comtés. Henry épousa en premières noces Frideswide , fille de sir John Ilungerford de Down-Ampney, arriére-petit-fils du lord-trésorier déjà cité , et en secondes noces Éléonor , fille de Richard de \A'rotlcsley, du Staffordshire , laquelle était veuve d'Edmond Leversedgc de Frome-Selwood , comté de Somerset. Il avait fait partie de la suite d'Henry VIII à la fameuse entrevue du Champ du Drap-d'Or, et assisté au siège de Boulogne, en 1344. et au sac de Thérouane, en 1333 ; et c'est en récompense d'une action d'éclat qu'il fil à cette dernière affaire , sous les yeux du roi , que celui-ci le créa chevalier de sa propre main, augmenta le cimier de son écusson d'une lète de lion tenant en gueule une main d'homme , et lui donna pour sa bannière la devise : J'orlune 50ics IjeurfUï.

(loinmc ces ^lorioiiscs |iim's liér;ildi(|iics ne se iroiivi tii nulle injrl dims l'orncmcnl;ition (lu manoir, il esl permis d'en conclure nvec eerlilndc ([ue i.iuies les construclions en style gothique de eet édiliec sont nntérieures ;iu tenips de ec v;iillant clicvnlier , car les genlilsliommes d'alors étaient trop fiers de |tareilles disiinciioiis pour ne pas les faire lijinrer dans la décoratiiui îles cililiees (|u'ils faisaient élever, [.a seule trace <|ur Ion trouve de ce brave chevalier (hins le niaimir de sa famille, consiste en une assez pauvre cheminée de chambre à coucher, sur le manleau de laquelle sont gravées, d'une part, les initiales S. €}. £. (sir Henri Long i . ci. (r;iiiirf piri. C). (E. (Henri- Eléonor) , ces dernières reliées par un nœud gordien.

Robert, lils aine d'Henry , lui succéda dans ses biens et devint seigneur de Wraxhall et de Draycot. Il avait, de même que son père, pris part au fameux siège de Boulogne. Shérif de \\ ilts en K)77. il eut (]ualre enfants, dont une filli;. de son mariage .nvec Barbe, (lile de sir Kdouard Carne de \\'enny. en (Ilamorganshire. Premier membre protestant de sa famille , il fit subir de nombreuses altérations à la chapelle (les Long, dans l'église de Soulli-\\'raxhall, pour la transformer en stalle appropriée aux besoins du nouveau culte. Dans la période posléricui'C , cette même chapelle reçut (le nouvelles mutilations , et l'on y voit encore les derniers vestiges des anciennes .sculptures que le marteau des vandales modernes a dévastées. Pour perpétuer le souvenir des regrellables travaux que Robert fit exécuter à la chapelle de ses catholiques aïeux , on a scellé . au-dessus des portes intérieure et extérieure par lesquelles on y accède . une pieire commémorative sur laquelle est sculptée l'in.seription suivante : l\. 2ln. Dni. 1555 C, laquelle est encadrée entre une tète de cerf et l'insigne du maréchalat dont il a été plusieurs fois question.

Robert eut pour successeur de ses litres et de ses biens A\'alter, son fils aine , qui fut membre du parlement en 1392 et shérif en IGOI. Il eut deux fils et une fille de sa première femme Marie . fille du chevalier William Paekington de Westwood . comté (le Worcester; cl sa seconde femme. Catherine, lille du chevalier John Thynnc de Longleat , lui donna douze enfants, dont six filles. C'est ce Walter qui fil construiie dans la halle de Wraxhall la cheminée dans l'ornementation de laquelle figurent lécusson paternel (Long en parti avec Carne) et le millésime 2ln. Otli. 1598 (voir planche XIV). C'est aussi lui qui fil abattre l'ancienne aile gauche du manoir dans laquelle était comprise la chambre d'étrangers , et qui la rempla(ja par le riche salon en style renaissance reproduit en perspective à la planche XVII de celte monographie.

Ce Sillon date du commcnccmenl du règne de Jacques 1" , mais son fenélrage est lout-à-fait dans le siyle dit d'Elisai)etli. En arrière de cette pièce se trouve une petite ram|)e d'escalier (jui mène dans une chambre à couciier dont la eiicminée, également en style renaissance , porte dans ses divers panneaux les sentences suivantes : Scibcv est quisq. fortnnc suf ; ^Icqim lau9 est o louî>atis laiibari et ab improbo iinpnibari ; iflors rapit cnmia. On accède par le même escalier au petit cabinet (jui surmonte la fenêtre en loge de la halle , cote nord-ouest. Notons, en passant, que l'unique porte du cabinet correspondant à celui-ci , au-dessus de l'autre fenêtre en loge de la halle, a été bouchée par la maçonnerie de la grande cheminée du salon, ainsi qu'on le peut voir à la figure 5 de la planche XIV.

Aubrey rapporte, dans ses Lettres et Biographies des liommcs illustres, de curieuses anecdotes, notamment une légende fantastique, relatives au chevalier Robeit,dont il vient d'être question. A sa mort , le manoir de Wraxliall passa à son fils John , aine du premier lit. Enfin , entre ce Jolm et sir Waltcr Long , M P et propriétaire actuel de ce domaine , huit autres descendants de cette honorable famille en fureiil successivement possesseurs à titre d'héritage ( 1 ) ; et nous apjjrenons avec plaisir aux amis de l'art chrétien que sir Walter apprécie trop bien la valeur archéologique des restes gothiques du manoir de ses pères pour ne pas mettre tous ses soins à leur conservation.

Comme le manoir de Wraxhall est d'une date plus ancienne que celle du manoir de Great-Chalfield , il suffit de comparer entre eux ces deux édifices dans leurs parties primitives pour être convaincu que le second n'est qu'une copie amplifiée du premier.

Afin de faire mieux ressortir les nombreuses altérations et additions qui ont été faites au vieux manoir, sujet de celte notice, nous avons , dans les plans des planches II-III et IV- V. indiqué par des teintes foncées les constructions primitives, par des teintes claires celles des temps postérieurs et par des lignes ponctuées les anciens murs , dont il ne reste plus que les fondations.

(1) Comme aucun de ces successeurs du chevalier Robert Long n'a modilid ni agrandi le manoir, en tant que oonslructions , nous croyons inutile de reproduire ici les notes biographiques qui leur sont consacrées dans le texte anglais.

Pour les motifs indiqués dans notre avant-propos , nous avons cru devoir élaguer de celle noiicc historique, ainsi que nous l'avons lail pour celle relative à Great-Chalfield, une foule de développements généalogiques et biographiques complètement étrangers au sujet de cet ouvrage d'art.

!!)iM!Bii3>»ïï m^ m^nmm.

N". ^'.). Planche I. — Vue pittoresque tlu mauoir i cùlê ilu suil-ouesl ).

Le porche d'entrée . situé à l'iiile droite et que surmonte une fenêtre en encorbellenicnl , émit autrefois enclavé entre des bâtiments servant d'écuries et <|ui , bien que moins anciens que le porche lui-même , sont maintenant démolis ( 1 ). Le i^rand corps de logis qui occupe le centre de rédilice, contient la halle et le salon de réception. Le long bùliment de l'aile gauche se eom|)ose d'offices au rez-de-chaussée et de logements de domestiques à l'étage ; on y voit un spécimen assez remarquable de souche de cheminée en encorbellement. Ainsi que nous l'avons fait pour la vue pittoresque de (ireat-Chalficld , on a, dans celle-ci , supposé démoli le mur d'enceinte de la cour, afin de laisser mieux voir l'enscndjle de l'édifice.

iN°'. 5G-b7. Planches Il-IIL — Plan par terre du manoir.

Le bâtiment qui relie maintenant le porche d'entrée au corps de logis principal . a été construit au temps d'Elisabeth. A l'origine, ce porche n'avait que 14 pieds de longueur et servait simplement d'entrée dans la grande cour. La halle a le même plan que celle de Great-Chalfield ; on y accède par un porche fermé qui débouche dans l'antichambre formée par un écran érigé au temps de Jacques I". Dans le prolongement de cette antichambre, se trouve une galerie longeant l'un des côtés de [a cour intérieure et sous laquelle on accède à l'ancienne cuisine ; au-delà de celle-ci se trouve la nouvelle cuisine . qui date du règne d'Elisabeth. L'ancien salon de réception avait sa porte d'entrée dans l'antichambre de la halle ; il est maintenant partagé en plusieurs pièces , cl l'on a construit <à l'un de ses angles un escalier qui mène à l'appartement du châtelain. Des deux fenêtres en loge qui éclairent le haut

(1) Le Gentleman's Magazine a Uonné, dans sa livraison de mars 1838, une vue du manoir, dans laquelle figurent les écuries et autres bâlimenls de service dont il s'agit ici.

l)out de la liallc, celle de gauche conduit à In cave, autrefois le garde-manger, et celle de droite à une cage d'escalier qui mène à l'ancienne chambre des étrangers . laquelle a été agrandie et convertie en salon de réception. A droite du même escalier est située la salle h manger, bùtie au temps de Jacques I". La longue rangée d'offices qui occupe le côté nord de la grande cour , a été construite à diverses époques; sa partie la plus ancienne, et qui parait être contemporaine de la halle, est teintée en noir ; elle était donc primitivement isolée , et c'est au temps d'Elisabeth qu'a été construite la serre ( ou orangerie ) qui lui est contiguë à l'est , ainsi que le bâtiment qui joint celte aile au corps du manoir. ( Voir la légende de la planche |)Our les autres parties du plan. )

ÎV°'. o8-59. Planches IV-V. — Plan du premier étage.

(l'est ici que nous rencontrons le changement le plus considérable qu'ait subi le plan primitif du manoir. Il consiste dans le remplacement de l'ancien appartement des étrangers par une nouvelle aile gauche dont les pièces principales sont une salle à manger du côté du jardin et un grand salon de réception du côté de la grande cour d'entrée. Nous avons déjà dit que l'exécution de ces travaux date de la fin du règne d'Elisabeth ou du commencement de celui de Jacques I". Comme le salon de réception est plus large et plus long que la pièce (ju^il a remplacée , et que , pour un motif (jui se comprend difficilement , on a tenu à conserver l'ancien comble , l'architecte a lait porter l'une des retombées de ce comble sur un sommier transversal dont le centre est soutenu par un massif en maçonnerie qui se trouve en saillie dans le salon, et dont on a cherché à dissimuler le mauvais effet en y pratiquant un système de niches , au-dessus des(iuelles se continue le lambrissage qui recouvre les autres parois de l'appartement ; de telle sorte que le berceau du plafond se raccorde avec deux parties en plates-bandes.

Le fenétrage rectangulaire de ce salon est aussi remarquable par sa double disposition angulaire que par son immense étendue. On communique de ce salon avec la linlle et avec la salle à manger au moyen de l'escalier qui le sépare de cette dernière. La légende de cette planche suffit à indiquer les autres parties du premier étage, et nous renvoyons aux planches XVI et XVII pour les détails du salon de réception , ainsi que pour l'ancien comble à fermes ogivales dont il vient d'être fait mention.

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N". (■)(). Pi..\m:iik \ I. — l'iiui cl l'K'valion du |mri;li(> (rciilrcc.

Va' porclie p.iriiil ;ivoir olo coiislniit iiii ('oiiiiiH'iii'cinciit ilii i-(\;,'ir' irilcniy \ HI , o|)oi]iie à liuiuellc sir Thonins Loni? ilevint |)ro|)rict;iire du iiKiiioir de Drnycot-Cernc ; ce qui tend à le prouver , c'est le gonfaiion de maréchal de la Couronne qui décore le larmier de rarciiivoltc. L'encorbellement de la fenêtre est orné d'un écusson aux armes des Long. Sous le porche se trouvent, à droite, l'escalier qui mène -h la t'iiainl)rc qui sort do domeurc au portier, et, i'i gauche, une porto d'ontroo pour les piétons.

iV". 01. Plakcui-. vil — Coupe longitudinale et plan du premier étage du morne porche.

La charpente ici représenloe est celle du porclio primilii". O.i remirque q'jo le pignon était autrefois couronné d'un bouquet.

N". 62. Planche VIIL — Élévation et coupe de la fenêtre en encorbellomenl du morne porche.

Il est plus que probable que l'amorlissement de cette fenêtre , qui est maintenant en plate-forme, était primitivement en pyramide à rédents, surmontée d'un ornement héraldi(jue analogue à celui que nous avons vu au manoir de Great-Chnlfield. Les vitraux peints n'y existent plus.

N". G3. Planche IX. — Détails de la même fenêtre.

Ces détails sont :

5 coupes horizontales, prises à diverses hauteurs;

L'écusson do rcncorbcllemcnt portant les armes primitives des Long , savoir : Lion rampant léopardé sur champ semé de croisettes fleuronnées ;

Les jambages angulaires , les meneaux et la terminaison du larmier d'archivolte ; Les profils de la corniciie et de rencorbelicmcnt do la fenêtre ;

(Iciix de l'aicliivollo et du soubassement de la porte :

Enfin, l'un des jours de la fenêtre, en élévations intérieure et extérieure.

iN°. 64. Pi.ANciiF. X. — Façade de la lialle et du salon de réception. — Quehjues

détails y relatifs.

Nous avons déjà fait remarquer la grande ressemblance qui existe entre cette halle et celle de Great-Clialfield : la disposition est absolument la même de part et d'autre, en ce qui concerne le porche, la souche de cheminée et les fenêtres en loge du haut bout. Los gargouilles ici représentées sont , à partir de la gauche , les deux premières qui décorent la façade de la halle ; les autres seront reproduites à la planche XVI. A gauche et au bas de celle-ci , on voit la souche de cheminée en encorbellement déjà mentionnée et qui se trouve appliquée sur la façade du bâtiment de l'aile gauche. Cette souche est soutenue par un contre-fort et des corbeaux.

X". 03. Planche XI. — Elévation , coupe et détails du porche de la halle.

Les fenêtres de ce porche étaient autrefois garnies de vitraux peints; nous avons déjà dit que le seul spécimen qui en existe encore, se trouve dans le qualrefcuille du tympan de la fenêtre de front. Les arbalétriers du comble sont d'une seule pièce comme les nervures d'un bateau. Voir la légende de la planche pour la nature des détails qui la complètent.

X°. 66. Planche XII. — Élévations intérieure et extérieure, coupe et détails de la fenêtre en loge située dans la façade de la planche X.

Les moulures de cette fenêtre sont simples, mais d'un grand fini d'exécution. L'arcade à colonnetics qui termine son embrasure à l'intérieur est d'un fort bel effet.

X°. 67. Planche XIII. — Elévation , coupe et détails de l'une des fenêtres de la halle.

Ces fenêtres offrent une particularité remarquable qui consiste en ce qu'elles sont en ogive obtuse à l'extérieur, tandis que l'arcade de leur embrasure est en arc à la Tudor , c'est-à-dire, décrit de quatre centres.

En ce qui concerne leurs moulures , même observation que pour la fenêtre de la

- Ci7 -

iilainlii- \ll. Ia' l;iiiiiicr il'arcliivolte |»réscnte iinssi une siiigulurili- ilaiis son piolil : son canal saille liirccU'nK'iit du nii du mur. \'<iir la iilanclie pour les autiis détaiU de ces belles fenêtres.

N°. G8. Pl\m;iif. XIV. — Coupes longiludinalc et transversale de la halle et de ses fenêtres en loge ; détails de la cheminée.

La charpente à nu de cette salle est d'une grande élégance. Les compartiments, formés par l'intersection des arbalétriers et des vcrncs , sont riciiemcnt ornementés. Les fermes sont en arc gothique surbaissé et portent sur d'élégantes consoles en cliéiio qui reposent elles-inéuies sur les culs-(lc-lani|ic en pierre armoriés dont il a été question dans la notice historique. Celle de ces consoles t|ui se trouvait contre le mur de pignon de droite, a été supprimée \)om faire place à la maçonnerie du tuyau de cheminée du grand salon de réception. Le manteau de chcnn'néc de la halle est un curieux spécimen du style dit d'Elisabeth; il porte le millésime de 1598. L'écusson qui en décore le centre, est aux armes des Long en parti avec celles des Carne ( un pélican nourrissant son petit). Il remémore le mariage de sir Robert Long avec Barbe, fille de sir Edouard Carne et mère de sir ^^'alter Long , fondateur de celte cheminée.

N°. G9. Planche \V. — Coupe transversale du comble de la halle et détails y relatifs.

Nous reproduisons sur celte planche les huit écussons de culs-de-lampe, dont il a été si souvent fait mention, pour en donner le blasonnement. On remarquera d'abord que la forme de l'écu est la même pour tous ; le champ en est légèrement concave et brisé en deux moitiés longitudinales.

Le N". 1 porte le gonfanon de maréchal , déjà expliqué ( 1 ).

( 1 ) Si nous traduisons felterlock par gonfanon , ce n'est à coup sûr point à cause de la forme ici donnée à rinsignc du maréchal , mais bien parce que , d'après le cérémonial féodal des anciennes cours de France et d'Angleterre (cérémonial dont le prototype se trouve dans les assises de Jérusalem et qui a encore été religieusement suivi au couronnement de Georges IV ) , les fonctions de cet ofiicier de la Couronne consistant à suppléer le connétable pour porter le gonfanon devant le Roi et pour tenir la bride de son cheval pendant la solennité du couronnement, son insigne honorifique devait être un gonfanon ou une pièce de harnachement.

Le N". 2 poiic en clicf deux tèlos de eerf arméo<; el un croissant : ce sont les armes de la brnnclie cadette des Popliam.

Le N°. 5 porte en parti Long et Popliam.

Le N°. 4, chargé de dix billeltcs (1 — 5 — 5 et 5) , est la cotte d'armes des Cowdray.

Le N°. 5 est lecusson déjà signalé des Long.

Le N". G , portant un chevron à trois tourteaux sur un semi de croiseltes pattées , est celui des Berkelc}'.

Le N". 7 porte Long et Berkeley en parti.

Knfin , le i\°. 8, chargé de deux ailes serrées, est la cotte d'armes des Seymour (1).

N». 70. Planche XVL — Détails divers.

La coupe et les détails de comble qui occupent le haut de cette planche , appartiennent à l'ancienne charpente, qui a été conservée, ainsi que nous l'avons dit, lors de la construction du grand salon de réception.

Les gargouilles ici reproduites occupent sur la façade de la halle les places indiquées par leurs numéros de repère.

Enfin, la boiserie ornementée qui occupe la gauche de la planche, est un compartiment de la charpente à nu de la halle.

N". 71. Planche X^'^. — Vue pittoresque du salon de réception.

La partie la plus digne de remarque de cette pièce est assurément la cheminée , qui est un véritable chef-d'œuvre du style renaissance. Dans les quatre niches qui en décorent la hotte, se trouvent les figures allégoriques de la Prudence, de l'Arithmétique , de la Géométrie et de la Justice. On lit dans les cartouches du stylobate

( 1 ) Voir, pour les émaux de ces armoiries, un manuscrit d'Auljrey sur le manoir de South-Wraxltall , lequel MSS se trouve nu Musée .4shmoIéen , à Oxford.

lie nuTntmc foiihlliicutii' (jui ciilkiil Cf, niclios. lis il.'UX ili>li.iiR-. Miiv.iiils . iloiil UjHVriiicr corrtNpniid à r^iiillimi'lniiii' cl le sccoiiil -i l;i ■jcniiifli ii' :

jJar impur iiuincvit; lU'sliiio rilc tml'iiilis .

i\\( \)([c, lOiuiimc, ^i numcnnc lupif-. Et

iîlcnsuras icnun spiUii-j bimcliova ciiuis

»Ûui^ (!."ivlo Mslcl il fini . Uuiuniiu* Uuo. I,c pinfoixl lie ce snloii est oiivnigé «mi philir . l'i . coinme il ri cii'j;i rlé du . Ii pnriie en bercenii de ce plafond est appliquée -nr ht rJKirpenle de l'niicieiiiie eliarnl)ie des étrangers, qui a été remplacée par le grand s;il..ii i.i m (picsiioii an temps de Jacques I".

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