LA GAZELLE CORINNE
Quadrupède du genre antilope, ressemblant beaucoup à la gazelle et au kevel, dont elle a l'élégance et la légèreté. Plus petite que ce dernier, ses cornes sont plus courtes et plus lisses; les anneaux en sont peu proéminents et à peine sensibles.
Ses oreilles sont longues de douze centimètres, sa queue de quatre-vingt-un millimètres, ses cornes ont seize centimètres et demi environ de longueur et douze millimètres d'épaisseur. Elles sont distantes l'une de l'autre de cinquantequatre millimètres à leur naissance et de seize centimètres et demi à leur extrémité.
Au lieu d'anneaux ses cornes portent des rides transversales, serrées les unes contre les autres, au nombre de cinquante à soixante.
Le poil de la gazelle est court, luisant et fourni; la couleur de la tête, du cou, du dos et de la face extérieure des membres tire sur le fauve clair; la face interne du surplus est d'un bleu blanc; une bande brune est comme peinte sur ses flancs; sa queue est noire.
Cet animal, d'un naturel doux et paisible, vit en troupes nombreuses dans la Sénégambie.
Quand ils sont attaqués, ils ont l'instinct de se réunir en cercle, faisant face
à l'ennemi, et de lui présenter une forêt de cornes, avec lesquelles ils se défendent à outrance.
Il s'apprivoise facilement et s'accoutume à la domesticité; sa chair est trèsbonne à manger et a beaucoup de rapports avec celle du chevreuil, se nourrissant comme lui d'herbes aromatiques, de bourgeons de jeunes arbres, d'ambroisie, d'oseille sauvage et d'écorces tendres.
Rien n'égale l'élégance de sa taille, la délicatesse de ses jambes et surtout la vivacité de ses grands yeux noirs, qui sont en même temps si tendres que les Orientaux en ont fait un proverbe en comparant les beaux yeux de leurs femmes aux yeux de la gazelle.
Les jambes de devant de la gazelle sont moins longues que celles de derrière, ce qui lui donne, comme aux lièvres, plus de facilité pour courir sur les montagnes qu'en plaine.
Elle court avec autant de légèreté que les chevreuils. Toutes, dans les deux sexes, ont des cornes permanentes comme chez les chèvres.
Les cornes des femelles sont seulement plus minces et plus courtes que celles
des mâles.
LÀ GAZELLK CORINNE
Paris Liâfli Ame KdiLruc de Rivoli
L'ANTILOPE BUBALE
L'ANTILOPE BUBALE.
Genre de mammifère de la famille des ruminants, ayant quelque rapport avec le cerf, la gazelle et la vache. On le trouve en Barbarie et dans tout le nord de l'Afrique.
Il a la taille supérieure à celle du cerf, à qui il ressemble par la forme et par les jambes; il a des cornes à peu près comme la gazelle; enfin il ressemble à la vache parla longueur de son museau et la disposition des os de la' tête.
Ce qui caractérise surtout l'antilope bubale, c'est que ses cornes, noires, épaisses et annelées sans arêtes, sont implantées au sommet de sa tête et trèsrapprochées à leur base, et qu'elles affectent une double courbure, se relevant en forme de lyre antique, les pointes recourbées en arrière.
Les épaules de l'antilope bubale sont élevées de manière à lui former une espèce de bosse sur le garot; la queue, descendant jusqu'aux jarrets, est terminée par un bouquet de poils noirs; ses oreilles sont semblables a celles de l'antilope.
Son poil est fauve sur le dos et quelquefois blanc sous le ventre; il est plus
mince vers sa racine que dans son milieu et son extrémité. Cette disposition est particulière au bubale et à l'élan. Dans presque tous les autres quadrupèdes c'est le contraire qui a été remarqué.
Le bubale n'a pas, comme la gazelle, une touffe de poils aux genoux.
La disposition en arrière de ses cornes lui profite lorsqu'il est attaqué; il met alors la tête entre ses jambes, et, la relevant vivement contre son agresseur, il lui fait ainsi de cruelles blessures.
Les anciens, dit G. Cuvier, connaissaient très-bien le bubale, et, lors de l'expédition d'Egypte, les Français en ont trouvé des figures fort inconnaissables parmi les hiéroglyphes des temples de cette contrée.
Il est d'un naturel sauvage et méchant; il marche en troupes nombreuses quand il est à l'état de liberté.
Pris jeune, il s'apprivoise cependant assez bien, et se mêle aux bœufs quand ils sont au pâturage.