‹ Typhonia. Avec la règle esthétique du second Salon de la Rose CroixChapitre 27 sur 73 · LE TEMPLE · texte numérisé non relu

LE TEMPLE

En tout lieu, en tout temps, le Génie a offert à Dieu la prière des œuvres, toujours exaucée, celle-là ; et les Temples demeurent universellement la plus haute gloire de ceux qui les ont dressés. Les aïeules de toute culture, les races du Tigre et de l’Euphrate n’ont conquis la mémoire humaine que par les actes de foi de leurs édifices sacrés : et ces pierres gardent en elles la double sublimité des élans de l’àme et de la descente du mystère.

Le Temple n’est pas seulement le lieu du miracle, il est aussi le lieu du chef-d’œuvre, où les Anges habitent, accueillent et réconfortent et les pieux du Bien et les servants du Beau.

L’architrave d’Ictinus restera le pentacle de l’aine orphique, comme l’ogive de Pierre de Montereau symbolise la belle âme du moyen âge.

Aller à l’Église, tel est le premier souci du civilisé qui voyage, le seul souci de l’initié qui veut grandir : autant d’Églises autant de buissons ardents où Dieu peut apparaître aux Moïses : et ceux qui s’estiment devraient y borner leurs pas ; l’Église, c’est le seuil de l’éternité î

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