‹ Tyr et SidonChapitre 11 sur 166 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

« ...La mort de Jacques, dit encore B. T., le priva de son protecteur et le décida sans doute à revenir en France. » Cependant Jacques ne mourut qu'en 1625 et Schelandren'apas prolongé jusque là son séjour hors de sa patrie. Dans sa dédicace il fait allusion, comme nous l'avons vu, à la guerre de la succession de Juliers commencée en 1609 et dont la première période finit peu après le ler septembre 1609, date de l'occupation de la ville par Maurice de Nassau. Schelandre a-t-il quitté l'Angleterre avec les troupes anglaises qui prirent part au siège, ou bien est-il venu en France prendre rang dans l'armée du maréchal de La Châtre ? De toute façon le séjour de Schelandre en Angleterre a pris fin avant septembre 16 10. Nous le retrouvons en France l'année même de la publication de la Sttiartide. Le 13 novembre 161 1, il épouse Marie Le Goullon, fille de Jérémie Le Goullon, seigneur de]Coin-lès-Cuvry, secrétaire greffier de la ville de Metz, et d'Elisabeth Lespingal, sa seconde femme. Nous ne savons rien sur les circonstances de ce mariage, ni sur la vie de famille de Schelandre après cette date sauf un épisode raconté par Colletet. « L'épouse de Schelandre, lisons-nous chez Asselineau, femme d'une haute naissance, ayant fait abjuration publique entre les mains du P. Anasthase, le poète, dans le premier mouvement de la colère que lui causa ce changement, prit à partie violemment ses amis les plus intimes, et Colletet lui-même qu'il accusait d'avoir sollicité et favorisé la conversion de sa femme. » — « Je sus néanmoins, écrit Colletet, si bien apaiser son esprit irrité, par mille raisons de conscience et par ces paroles de saint Paul : Vellent omnes esse sicut ego, que tant s'en faut qu'il m'en voulût du mal depuis, qu'il m'en estima davantage, et il me dit en pleurant que c'était la seule considération du trouble de sa famille qui l'avait fait parler et se plaindre. » On a découvert plus récemment que les deux filles qu'il eut lui survécurent aussi bien que sa femme. Madeleine a été mariée à Richard de Chavenel, seigneur de Xourdaille, Rozérielles et Chény, son cousin germain, alors cavalier dans la compagnie de Vaubecourt ; Judith à Jean-Lambert de Stroff de Lawenstein, seigneur de Tailly par son mariage, seigneur de Bacourt, de Dudeldorf, La Grange-Mercier près Metz, maréchal des camps et armées du Roi.

Jean de Schelandre. II

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