INTRODUCTION LXIX
variétés de caractères employées en 1608; nous avons résolu les abréviations : ani ou an, ein ou en, om ou ou pour c7,è, ô, us pour 9, distingué entre i et /, u et v, remplacé par et la ligature & ; nous avons rétabli à l'intérieur des scènes les noms des personnages désignés dans l'original par leur initiale, et, entre crochets, la numérotation des scènes. Quelques fautes d'impression, quelques ponctuations trop insolites ont été corrigées, la leçon originale est indiquée en variante avec la date 1608.
Nous donnons en variantes, sans mention particulière, les remaniements apportés au texte de 1608 dans la tragi-comédie de 1628. Nous 'y avons ajouté l'indication des fautes d'impression relevées dans l'édition de la tragi-comédie par P. Jannet {Ancien Théâtre François, VIII, pp. 1-225 ; nous désignons par J cette réimpression) : elle change arbitrairement la division des scènes, elle n'a pas complètement utilisé la liste à' errata ajoutée à l'édition de 1628, des vers manquent malgré les nécessités de la rime.
Nous n'avons omis des pièces liminaires que celles qui ont trait aux Meslanges. Les Stances à Monseigneur le Prince de IV ailes ayant été reproduites avec quelques additions ou retouches dans les pièces liminaires delà Stnartide, nousavons joint ces variantes à notre reproduction du texte de 1608.
Nous espérons que l'on publiera quelque jour les Meslanges et les ouvrages épiques de Schelandre ; l'on pourra alors dresser le Lexique de la langue de notre auteur. En attendant on se servira du Glossaire de V Ancien Théâtre François (t. X).
Kolozsvdr (Hongrie)
Jules HARASZTI.
Additions aux notes de l'Introduction. — P. xi, n. 2, M. Jusserand trouve par contre l'art de Schelandre identique à celui de Shakespeare : sans parler de ses concetti et calembours qui « égalent en mauvais goût ceux de Shakespeare », Schelandre rejette les unités, proscrit les messagers, mêle comique et tragique, vulgarités et échappées lyriques, « tellement à la manière de Shakespeare qu'on croirait, en nombre d'endroits, que les deux auteurs se sont connus et imités » ; voj-ez