LXX INTRODUCTION
l'invocation aux étoiles^ rôle de Léonte, Pr, ]., V, 4, et les paroles de Lorenzo, Merchant ofVenice (1594), V, i. Pour ma part je ne trouve pas tant de ressemblance entre ces passages et l'invocation de Léonte me rappelle plutôt la poésie antique. D'ailleurs M. Jusserand insiste sur le fait qu'alors « la grande floraison dramatique de Londres demeurait totalement inconnue » aux Français ; ceux-ci ne savaient pas l'anglais, ne connaissaient que la littérature latine de l'Angleterre : du Bartas luimême, ami et admirateur de Sidney, n'a traduit que le poème latin de Jacques I sur la bataille de Lépante. Ogicr ne connut pas Shakespeare « pas même de nom ». {Hist. Utt. du peuple anglais, II, Paris, 1904. pp. 499-500; Shaliespcare en France, Paris, 1898, pp. 31, $6-57.)
P. xxiir, n. I. On trouve déjà chez Maupoint cette mention : « Tyr et Sidon. T. de M. Schelandre en 1628. » (Bibliotb. des théâtres, Paris, 1733, p. 310). — Léris, Dict. portatif hist. et Utt. des théâtres. Seconde édit< revue, corrigée et considérable ment augmentée, Paris, 1763, après avoir qualifié la pièce de 1608 de tragi-comédie et celle de 1628 de tragédie (p. 443), écrit : « Anchères (Daniel) Gentilhomme, né à Verdun et vivant au commencement du dix-septième siècle ; il paroît par une Épître dédicatoire qu'il étoit attaché à Jacques I Roi d'Angleterre. Il n'a fait que la Tragédie de Tyr et Sidon en 1608. » (p. 497). Et ailleurs : « Schelandre (Jean), étoit homme de Lettres et Guerrier. Il a fait en 1628 la Trag. de Tyr et Sidon ». (p. 687). — Les Anecdotes dramatiques (Paris, 1775) répètent Léris, t. II, pp. 254, 481 ; t. III, pp. 6, 462. — Mouhy, Journal du théâtre français, fait jouer en 1608 aux Enfants sans souci la tragédie de Danchères (dont il donne une analyse pleine d'inexactitudes) et en 1628 aux comédiens du Roi la tragi-comédie ; à propos de celle-ci il renvoie à la pièce de 1608 comme La Vallière.
P. XXV, n. 2. Lacroix profite en 1848 de l'avertissement de B. T. dans la Bibliothèque dramatique de Pont de Vcsle formée avec les débris des bibliothèques de Saint- Ange, de Cro-::at, de M'^^ de Pompadour, continuée par M'"'' de Montesson, possédée depuis par M. de Solcinne, augmentée et remise en ordre par le Bibliophile Jacob, Paris, 1848. En citant la tragi-comédie il remarque : « Par J. de Schelandre, c.-à-d. Daniel d'Anchères. »
P. XXXIV, n. 2. On trouvera dans les Modem Language Notes de Baltimore (nov. 1907, pp. 225-229) un article fort intéressant de M. Searles, The stageability ofGarnier's Tragédies, où les analyses et les conclusions de M, Rigal sont combattues une à une, du moins en ce qui regarde Garnier.
P. Lxvii, n. 3. La tragi-comédie existe seule pour M. Jusserand quoiqu'il prononce une fois le nom de tragédie; il ne parle d'ailleurs que de première et seconde éditions. Pour lui aussi Sch. est un indépendant du temps de Louis XIII, le frère d'armes de Cyrano et de Rotrou (Shakespeare en France, p. 60-64J.
P. xxvii, n. I. Lotheissen ne connaît pas davantage Schelandre.