LE SPECTRE BLANC
tenu à la veillée chez le baron Celebrinioù on était resté assez avant dans la nuit, le jeune homme et l'abbé, accompagnés par le jeune comte de Vico, s'en revenaient gaiement par une petite rue très-longue et assez étroite.
A cette époque les villes n'étaient pas encore éclairées par les réverbères et les gens attardés portaient une petite lanterne ; il y en avait de mille façons. Les unes étaient enduites de cire, se ployaient en plis très-rapprocbés et retombant sur elles-mêmes, on les fermait comme une tabatière, avec un couvercle : d'autres, en forme de livres, lorsqu'on les ouvrait, formaient un triangle dont le côté antérieur était m cristal : il y en avait en guise de tour, avec leur petite cheminée à jour et un ovale en cristal convexe, qui répandait une grande clarté, surmontée par un auvent en cuivre au moyen duquel on peut tout à coup renfermer la lumière; on appelait ces lanternes des lanternes de sbire que l'on peut ouvrir tout à coup et planter sous le nez d'un vo'eur abasourdi. Les seignenrs qui revenaient de la soirée, du bal ou du théâtre en voiture avaient par derrière deux estafiers portant des torches à vent; s'ils étaient à pied, ils se faisaient précéder par un domestique avec une grande lanterne à quatre verres ou un fanal en toile blanche tendue sur des ressorts d'acier qui s'ouvraient et se fermaient comme une ombrelle et qui répandait également une douce, mais belle lumière.
Ubaldo avançait donc par cette ruelle, causant avec sa compagnie : tout à coup le domestique qui les précédait en les éclairant, s'arrête et fait trois pas en arrière :
— Qu'y a-t-il! Que fais-tu?
— Monsieur, répond-il tout tremblant, regardez là-bas; voyez-vous cette ombre blanche qui vient à notre rencontre? Mon Dieu ! quel fantôme !
Les trois personnages levèrent les yeux et aperçurent au fond de la rue, à la lumière du fanal, un spectre d'une longueur étrange qui s'avançait lentement, enveloppé dans un grand suaire blanc et dont la tête atteignait les fenêtres des maisons qu'il faisait mine de vouloir ouvrir. A cette vue ils reviennent sur leurs pas, assez effrayés et par des ruelles de traverse ils courent s'enfermer chez eux. Pendant qu'ils fuyaient , ils rencontrèrent du monde qui, ayant
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aussi vu le grand fantôme, s'enfuyaient épouvantés et s'écriaient :
— Mon Dieu ; avez-vous vu? C'est une âme qui rôde par la ville : elle vient du côté du cimetière : que peut-elle vouloir? Des prières sans doule !
Le lendemain il n'était bruit que de cela dans la cité : les médecins durent pratiquer plusieurs saignées, principalement aux femmes ; plusieurs de ceux qui avaient été saisis par la peur avaient la fièvre ; mais la plus grande frayeur fut celle des personnes, qui travaillant, soupant ou causant tranquillement chez elles, virent ce fantôme mettre la figure contre leurs carreaux, y frapper et dire d'une grosse voix rauque : Malheur ! malheur! malheur! — Quelques-uns l'avaient entendu s'écrier :
— Chrétiens, qui vous sauvera du fléau? Que de sang! que de morts ! le cimetière ne suffira plus !
Puis, le fantôme cassait une vitre et jetait dans la chambre des ossements de mort. Le peuple disait que c'était l'ombre d'un homme tué par le couteau, une âme condamnée à errer par suite d'une malédiction, une sorcière : les plus malins disaient que c'était la mort qui se promenait pour chercher des victimes dans le Piémont; que c'était un indice de guerre et de massacre exercé par les Allemands sur les Piémontais parce qu'ils se voyaient vaincu* par les républicains français.
— 11 vaut mieux, disait-on, les tuer que de nous laisser tuer par eux ; poursuivons-les dans leur retraite et assommons-les !
Les nouvelles de ce spectre nocturne si terrible furent répandues par les paysans dans les marchés et portèrent la terreur dans tout le pays. Les imaginations rustiques se créèrent mille effrayantes chimères ; on crut voir des morts sortir de terre de tous les côtés. Un groupe de paysans qui veillaient, selon l'habitude d'hiver, dans une étable d'un village peu éloigné de Fossano, parlaient de la mort blanche qu'on avait vue, la nuit précédente, se promener dans les rues de la ville, aussi haute que le clocher et qui jetait dans les maisons par les fenêtres, des têtes, des mâchoires, des bras et des jambes de morts : on ajoutait que ces ossements se promenaient tout seuls dans les chambres et sautaient sur les tables; que les
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trous des yeux lançaient des flammes et que ces tètes de mort s'envolaient par le tuyau de la cheminée.
— Quanta moi, disait une jeune paysanne plus Lava' de que les autres, je n'ai pas peur des morts ; ils ont assez d'affaires dans l'autre monde et n'ont pas besoin de se mêler des nôtres.
— Vous êtes une vantarde, répondait un jeune gars coiflé d'un bonnet rouge dont le gland lui battait sur l'épaule gauche : eh ! ma commère, on a bien lot dit : je n'ai pas peur des morts! — Nous savons bien que vous avez été blanchisseuse chez l'avocat, là-haut, sur la petite place ; c'était un mécréant qui détestait les prêtres et les moitiés et qui se moquait des vivants et des morts eu disant que l'on meurt comme des bêles ni plus ni moins, et qu'il n'y a pas une autre vie. — Vilain menteur ! L'archiprêtre du Dôme lui a rive son clou et l'a appelé excommunié, hérétique et ter maçonnique, mais quant à lui, il a eu raison, car il est mort comme un chien, sans piètre et sans sacrements! Et son âme? pauvre diablesse; elle doit bien brûler maintenant! et vous venez nous faire l'intrépide et nous chanter votre vaillantise de ne pas avoir peur des morts ! Je parie ma tête contre un morceau de tourte que vous mourriez de frayeur si vous entendiez, sans lumière, quelqu'un qui ferait : bàouh, bâouh, bàouh !
— Tu veux parier? Combien me donnes-tu si je sors d'ici toute seule et m'en vais au cimetière de la paroisse, planter ce fuseau au beau milieu des tombes ? Tiens, achète-moi seulement deux brasses (une aune) de ruban satiné pour mon tablier du dimanche.
On bavarda beaucoup là-dessus : Tu n'iras pas! — J'irai ! — Non. — Oui. — La vanité de la jeune fille fut piquée; elle se leva et dit :
— Venons aux faits !
Elle sortit de rétable sans ajouter un mot. On la suivit de loin. Lorsque la paysanne fut près du cimetière, elle commença à trembler, s'arrêta et revint sur ses pas; mais craignant aussi d'être plaisantée sans miséricorde, elle se signa, reprit sa course jusqu'au milieu du cimetière où étant arrivée, elle se baissa pour planter son fuseau dans la terre fraîchement remuée, sans s'apercevoir qu'elle le plantait dan* le
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bas de son tablier. La pauvre fille fut bien punie de sa témérité par sa sottise. Elle se releva à la hâte pour s'enfuir el se sentit follement retenue. L'épouvante qui l'avait déjà envahie, anivant à son comble, elle crut que les morts la retenaient et l'appelaient; elle poussa un hoirible cri et tomba san* tonnaissance. Les paysans accoururent et lui jetèrent de l'eau froide uu visage. La pauvre tille revint à elle avec peine; la fièvre s'en empara et la retint plusieurs jours au lit avec des tremblements convulsifs (1).
La veillée de la nuit suivante fut très orageuse parmi les paysans; chacun racontait son histoire. Un bon vieillard dit alors aux autres :
— C'est bipn fait; il ne faut avoir peur ni des morts, ni des fantômes, ni des sorcières; mais ce n'est pas une raison pour s'exposer au danger comme des fous, sans un motif bien grave, car alors on peut le payer cher et s'en repentir. Respectons les morts et prions pour eux : c'est une sottise que de les braver par plaisanterie et l'on en est toujours puni. Rita s'en souviendra longtemps.
Pendant que le fantôme produisait son effet dans Fossano et aux alentours, l'abbé Leardi se trouvant avec le syndic qui était son ami, lui dit :
— Savez vous ce que vous avez à faire? envoyez très-secrètement huit hommes bien armés, à deux heures de la nuit, dans la ruelle tournante, et vous verrez que je mettrai le spectre blanc dans vos mains sans le moindre danger.
Se trouvant seul avec Ubab!o, l'abbé dit à son jeune élève:
— Tu verras que le fantôme est une répétition des voix surnaturelles des Pozzi du palais dogal de Venise dont ton père parle dans ses lettres. Te sens-tu le courage de venir avec moi ce soir te moquer du spectre blanc? N'aie nulle crainte, tu le verras tomber dans le panneau comme un rouge-gorge.
Ubaldo, qui était hardi comme un petit lion, répondit :
— Maître, faites comme vous l'entendrez, je suis prêt à suivre le commandement.
Dès que la nuit fut venue, ils sortirent, de la maison tout
(1) Ma mère m'a souvent raconté celle aventure, arrivée dans son pays. La 6u en fut bien plus tragique; la jeune lille mourut de peur. {Le traducteur.)
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doucement et s'avenlurèrent dans les rues que la peur du fantôme 1 endait solitaires ; ils furent se cacher sous une porte. L'abbé sortit alors de sa poche une corde mince et solide et, mettant un bout de cette corde dans la main d'Ubaldo, il lui dit :
— Reste là bien caché, je vais me mettre de l'autre côté de la rue, à l'entrée de cette petite impasse : lorsque tu verras le grand fantôme s'avancer ne crains rien, et tiens bien le bout de la corde entre tes deux mains à quinze pouces de terre.
Ils se placent alors accroupis, ebacun à son poste et attendent : vingt minutes étaient à peine écoulées, que le spectre apparaît à l'extrémité de la rue ; il faisait des pas d'une longueur démesurée, et, comme la nuit précédente, il donnait souvent des coups de tète dans les fenêtres à la giande terreur des pauvres habitants. Un frisson parcourut les membres dTbaldo à cette vue, et il n'était pas sans éprouver mille sensations de crainte : il dit son slngele Dei et se rassura. Le spectre blanc avançait toujours encombrant presque toute la rue avec son immense linceul. Parvenu vis-à-vis la porte, ses jambes s'embarrassèrent dans la corde tendue, et le fantôme tomba comme une masse, frappant la terre de son nez. L'abbé Leardi poussa alors un grand coup de sifflet; à ce signal convenu, les huit hommes armés s'élancèrent dans la rue et tombèrent sur le géant qui se trouvait enveloppé comme un saucisson dans les replis de son interminable suaire.
— Au secours, au secours, bons cbréliens ; par charité ne me faites pas de mal, criait le pauvre diable dont le visage était tout sanglant, par suite du coup qu'il s'était donné en tombant et qui lui avait écrasé le nez et cassé je ne sais combien de dents : ne me frappez pas; ne me maltraitez pas! c'était une plaisanterie.
On le démaillota d'entre tous ses draps et en le développant, on aperçut un petit homme dont les jambes étaient tombées à dix pas du corps, car il était monté sur deux grands tremplins qui le faisaient paraître si démesurément long. On le garrotta et on le conduisit devant le tribunal. Dans son procès, il avoua qu'il avait été payé par les jacobins pour s'accoutrer de la sorte et jouer son rôle de spectre. C'était un jacobin lombard et un émissaire de la «ecte des Francs-maçons qui
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parcourait le Piémont depuis plusieurs mois servant en même temps d'espion aux Français.
L'abbé Leardi et Ubaldo reçurent les compliments et les remerciments de toute la ville. Lorsqu'on les voyait passer sur la place du Marché, les paysans disaient :
— Voyez-vous cet abbé qui a désensorcelé ce vilain diable blanc! Quel courage ! Oh ! la bonne idée qu'il a eue, avec sa corde ! Ah! ah ! ah ! le diable tombe donc aussi et se casse le nez! que ne se casse-t-il les cornes avec! mais les cornes sont d'acier; elles ne s'épointent pas très-facilement !
Leardi, raisonnant avec Ubaldo, lui tint alors ce discours :
— Tu entres maintenant dans la première jeunesse, et tu ne connais pas encore le monde, qui, pour la méchanceté, est bien toujours le même. Lis les histoires des conspirations, et tu y trouveras toujours la même marche, depuis la fameuse conjure de Catilina jusqu'à celles de nos jours. Tous les mauvais sujets, les casse-cou, les joueurs, les fourbes, les débauchés, tous ceux qui veulent de l'argent pour satisfaire leurs vices, sont les premiers instruments des conspirations. Faire flèche de tout bois, tromper, trahir, vivre de mensonges et d'escroqueries : voilà leur métier. Avec ce bel art, ils séduisent, ils subjuguent, ils étourdissent, ils épouvantent les hommes de hien, en leur faisant accroire que des vessies sont des lanternes, et se moquant d'eux jusqu'à leur débiter des prophéties, à leur envoyer des visions, des fantômes et l'archirliable pour les effrayer. Et dire que l'expérience n'instruit pas les peuples! C'est du temps perdu. La plèbe fut toujours trompée ab antiquo; elle sera trompée in futuribus. Et n'entends pas par plèbe le menu peuple ignorant tout seul : non pas, \raimentl Ajoutes-y une bonne poignée de sa vantasses, de Bartholos, de gros imbéciles qui, pour l'oidinaire,sonl les premiers à tomber dans la glu, et qui, s'ils parviennent à s'en dépêtrer, s'écrient, en se frappant la tête à coups de poing : — Est-ce bien possible? Qui l'eût dit? Ah! charlatans! Ah! traîtres! comme vous nous avez trompés! C'est donc ainsi qu'on entortille son monde? — Et les niais, crois-moi, Ubaldo, tout en se disant détrompés à tout jamais, retombent tout bonnement à la première occasion, et font la main aux séditieux sans s'en apercevoir, causant ainsi la ruine de leur patrie, qui
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nage dans le sang, et qui est perdue et déshonorée ! Tu vois dans ce moment-ci , sous quelles misérables jongleries ces malheureux cachent les conspirations qu'ils ourdissent contre les gouvernements. A Venise , on fait parler les puits; en Lombardie , on voit des espèces de fous parcourant les cités et les campagnes, la perruque au vent, le chapeau dans le cou, l'habit sur les talons, qui prédisent et prophétisent, les yeux hors de la tête et regardant derrière eux comme si le diable était à leurs trousses : — Peuple, alerte! Une, deux, trois: alerte , peuple ! — Si on les interroge, ils se sauvent aussi vih; que le vent. Ces jongleurs-là ne te rappellent-ils point le Fanfulia de Florence qui, avant la fameuse conspiration contre la maison de Médicis, courait par les rues avec une fiasque, comme un paillasse, et criait à pleine gorge :
Volere o nou volere,
A questo liasco convien bere!
ce qui veut dire :
Qu'on le veuille, oui-^-ou non, Il faut boire à mon flacon.
Dans le Piémont, pour effrayer le peude, ils inventent mille folies, mille sottises, comme celle du spectre blanc, et ils atteignent leur but, car ils détournent l'attention, agissant tout à fait comme les escamoteurs, qui étourdissent les assistants de leurs blagues, pendant qu'ils font paraître et disparaître les muscades sous leurs gobelets , faisant semblant de les faire sortir du nez d'un bon paysan qui reste là , bouche béante, et croit vraiment accoucher par le nez de toutes ces petites boules (1).
Le jour qui suivit ces raisonnements fui celui où Ubaldo , après avoir pris congé du vieux marquis, son parent , s'achemina, avec l'abbé Leardi, vers Alba, pour revenir à Turin par Alexandrie. Un autre de ses parents, très-lié avec la famille,
(I) Si les joueurs de gobelets de la jeune Italie on', pendant un temps, joue eu parfaits escamoteurs, ce fut bien en 1S48. Si les Italiens n'ouvrent pas les yeuv pendant qu'on les amuse a\ec la guerre d'Orient, ces jongleurs-là pourront bien leur tirer les muscades du nez. Italiens, prenez garde à votre nez !
{L'auteur .)
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commandait cette citadelle. Sur le chemin se trouvait un beau chàleau appartenant au jeune comte del Carrello, qui avait été un élève de l'abbé. Il venait d'y arriver en compagnie de sa femme, qui était sur le point d'accoucher. Le comte avait, depuis un an à peu près, épousé la très belle et très-riche Marinetta, jeune tille de dix-neuf ans, arrivée depuis peu de Gènes à Turin, et qui s'était attiré, à sa présentation à la cour, tuus les regards et toutes les félicitations. Dans les fêle? et aux bais du carnaval, tous les écuyers des princes et les officiers de la garnison en étaient devenus amoureux fous, et chacun d'eux briguait l'honneur de la faire danser dans le menuet ou dans la contredanse.
Les cours ont toujours été le théâtre des amours, des grâces et de tous les charmes qui attirent les yeux, le cœur et l'esprit des jeunes cavaliers qui vivent pour la plupart dans le luxe, dans la mollesse, dans l'oisiveté, cédant aux se ■iuctions de la vanité et de la fantaisie, employant tout leur temps en festins, en chasses, aux jeux, aux théâtres et à la danse, douceur et poison de la noblesse et de la fortune Marineita avait été élevée par les Salésiennes et en était sortie pieuse, modeste, douce et aimable. Ses goûts naturels la portaient ves les tranquilles et suaves occupations domestiques : elle connaissait les joies pures de l'amitié et ne fréquentait la cour que pour plaire et obéir à son mari. La douceur et la grâce de ses manières étaient, sans qu'elle s'en doutât, de puissantes attractions pour toute cette jeunesse qui l'environnait. Dès que les nobles sigisbés la voyaient paraître avec cette charmante coiffure et ces robes si bien faites en velours et en brocatelle,ils se dressaient sur la pointe des pieds pour la voir et l'admirer, au milieu du cercle des nobles dames où elle se trouvait, puis, comme les papillons autour de la lumière, ils venaient biûler leurs ailes aux rayons de ses yeux. Que de présentations; que de phrases alambiquées; combien de frivolités; quelles jalousies; quelles fureurs; que de causes de duels! on voyait avec peine, au moment où la patrie était menacée par l'invasion française, tous ces jeunes officiers de toute arme et de tout grade, faire des folies pour obtenir un sourire, un regard, une inclinaison de tête d'une femme! Mais, il faut pourtant le dire ; le siècle dernier, au milieu de