‹ Uchronie l'utopie dans l'histoireChapitre 26 sur 80 · U CH KO NIE · texte numérisé non relu

U CH KO NIE

Athènes en lui faisant rêver l’empire de la Grèce. 11 s’y joignait des habitudes d’esprit militaires et conquérantes, naturellement conservées chez la plupart des dépositaires des pouvoirs publics, et dont par le fait il est en tous temps peu de gouvernements qui aient su s’affranchir.

De grands événements qui se préparaient depuis plus de deux siècles, et qui à la lin se précipitèrent, vinrent faciliter la solution du problème de l’Empire, ou du moins la repère inévitable. Les Antonini et les consuls leurs successeurs avaient eu constamment défendre les frontières attaquées ou menacées par des peuples barbares. Même après le sage abandon de quelques provinces trop reculées, la situation demeurait en somme la même. En Orient, les Perses et les Arabes se trouvaient d’une humeur très-envahissante. De graves échecs tels qu’autrefois celui de Crassus étaient toujours possibles, dans ces régions, pour les armes romaines, si l’on s’obstinait à n’y vouloir pas reculer davantage. En Occident, de nombreuses tribus scythes, mongoles et germaines, se pressaient incessamment aux abords des contrées mal peuplées, tellesque les deuxMœsies, la Pannonie, la Dacie et la Thrace même, hasardaient des incursions, pillaient les colons, tentaient des établissements, et ne pouvaient être poursuivies sans de sérieux dangers dans les déserts oit elles se retiraient quand elles étaient vaincues. Pendant le cours du xi" siècle < I ) , on avait vu de nombreuses expéditions des consuls contre les Daces, les Sarmates, les Alains, les Vandales, les Golhs, les Burgundes, en Moesie, enThace, en Pannonie, en Illyrie, en Macédoine même; d’autres contre les Golhs en Asie Mineure; d’autres encore contre les Perses en Arménie, en Syrie. Mais ce n’est ^pas tout; des peuplades allemandes, franques, hérules, suèves, avaient fréquemment menacé ou la Gaule

(li De 224 à 324 de l'ire chrélictine. (.Vole i le ï éditeur.) .

Page 1