‹ Uchronie l'utopie dans l'histoireChapitre 50 sur 80 · DEUXIÈME PARTIE DE L'APPENDICE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE DE L'APPENDICE

ratrice d’Orienl, sainte Théodora, extermina ceux de l’Arménie, en fit supplicier cent mille, et força ce qu’il en subsistait encore à passer en terre de musulmans. Mais ceux de la Thrace, encore que toujours persécutés, se maintinrent dans les vallées du mont Balkan, assez pour plus tard envoyer des leurs en Italie et en France, y semer leur esprit de liberté spirituelle; et de ceux-là on pense retrouver les traces dans ces autres Églises libres que les papes et les rois détruisirent cruellement et qui nous conduisent à la veille du grand éclat de la Réforme.

Cinquièmement, le gouvernement des évêques et des papes s’étant toujours prévalu d'un mérite spécial pour l'éducation des hommes et pour l’enseignement de l’humilité et douceur évangélique, opposées à la dureté de cœur des anciens, je suis obligé de vous faire penser à ce que furent en réalité les mœurs du peuple et des princes, dans toute la durée de celle ère sacerdotale. Songez bien à tant d’actes violents et pervers de souverains que ne retient plus aucun sentiment de responsabilité envers des citoyens leurs juges, ni même envers aucune autre opinion que celle de la nécessité d’apaiser la colère de Dieu, éte qui se fait par pénitences, fondations monastiques et persécutions d'hérétiques. Les nations tantôt vénèrent les grands comme des représentants de la Providence commis pour les défendre, tantôt comme des fléaux envoyés de la même pour les décimer. Elles sont instruites dans tous les casa respecter en leurs personnes un caractère sacré, et l’on peut dire à l’adorer, quand on observe les usages de prosternation et basse adulation que ne connaissaient ni les anciens ni les barbares, cl des cérémonies telles que celle des sacres et couronnements par les évêques. Les peuples cessent donc de porter intérêt à des affaires publiques en lesquelles ils ne sentent rien que leur impuissance, et qui d'ailleurs se réduisent à guerres et trahisons, traités conclus et aussitôt violés, invasions et ravages, conquêtes sans durée, complots et crimes de palais, assassinats et parricides. Les horreurs mérovingiennes en France, qui ne le cèdent point à celles qu’on cite des tyrannies de l’antiquité ou de l’Orient, sont d’un temps où les évêques balançaient les rois en puissance, et où ces derniers,

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fort croyants et fort pieux, raisonnaient parfois sur la théologie, cl couraient sus à quiconque leur était dénoncé par l'Église. Les attentats des personnes, la corruption des familles et coure impériales, et l’avilissement du peuple entier, dans toute la suite de plus de mille ans de l’empire byzantin, dénoncent clairement l'inefficacité des lois et règlements ecclésiastiques et du pouvoir des prêtres, non moins que de l'ardente foi dans les dogmes, pour l’établissement des bonnes mœurs et la saine direction des consciences. Quant à l’Occident, on chercherait en vain l’époque où il se pourrait dire avec quelque apparence de preuve que les particuliers ou les princes aient honnêtement pratiqué les vertus chrétiennes. La terre a ruisselé de sang, les innombrables supplices ont fait foi pour des crimes innombrables et privés et publics. En cette partie même des mœurs à l’égard de. laquelle la religion des moines a prétendu réformer le mieux la vie corrompue de l'antiquité grecque ou romaine en sa décadence, il est assez manifeste que le changement qu'on a pu obtenir a consisté plutôt à enseigner aux hommes à cacher certains actes qu a ne les point commettre; et puis à souiller les imaginations au delà peut-être de ce qu'on avait jamais vu, comme il advient des choses, même naturelles et saines qui, rejetées dans l’ombre, sont réduites à ne plus oser s’avouer.

Au reste, les crimes des grands conducteurs spirituels des nations ne l’ont cédé nullement à ceux des autres princes de la terre; ce qui n’est point étonnant, puisqu’ils ont été longtemps et à diverses reprises élevés à leurs sièges ou renversés par les mêmes moyens de brigue ou de violence que les autres seigneurs terriens. On peut vous citer, entre beaucoup, Jean X, Jean XI, Jean XII, Benoit IX, Grégoire VI, dans les xc et xi" siècles. Il y en a tels qui sont créatures de plus grands seigneurs qu’eux, faits et défaits au hasard de l’intrigue et de la fortune, tels qui vendent leur charge, un plus grand nombre qui l’achètent à toutes sortes de conditions. Il y en a même un qu'on voit être pape dès l’enfance. Leurs débauches les signalent entre des princes qui ont sur eux cet avantage de trouver dans la guerre un ressort d'activité plus virile, et de commettre plus aisément leurs crimes à front décou-

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verl. Puis vous avez la longue suite des papes et des antipapes suscités par le double intérêt de la domination impériale et de celle qui se fait de la superstition des peuples un instrument pour s'établir. Puis viennent ees autres papes rivaux et mutuellement excommuniés, jouets de la rivalité des rois qui se les opposent les uns aux autres, et toutefois maîtres de donner carrière à leur orgueil et à leur avarice, en la distribution des grâces divines aux sujets prosternés. Puis encore ceux qui ne servent qu’au soutien et à la lutte des ambitions de quelques familles seigneuriales, comme les Ursins et les Colonnes dans Rome, et ceux qui sur le propre théâtre de l’Église sont exaltés ou déposés par les conciles dont ils reçoivent ou nient la suprématie, selon ce qu’ils se rencontrent avoir de puissance pour affirmer la leur. Je ne vous ferai point le détail des pontifes empoisonneurs et sanguinaires, ou de ceux qui ont vécu dans les délices, ou qui ont fait du pontifical le marchepied d’élévation de leurs familles. Ce sont choses maintenant assez connues. Si je voulais pourtant dérouler les annales de leurs crimes privés, le droit ne me manquerait point de remonter haut dans l'histoire, et de m’attacher entre autres exemples à celui d'un pape qui, ayant fait condamner à mort son prédécesseur, après le décès de ce dernier, ordonna que son cadavre fut dégradé et décapité. Et en effet, n’avons-nous pas au commencement du dernier siècle les crimes fameux des Dorgias, et à l’approche du nôtre la complicité des pontifes romains dans les plus cruels assassinats et massacres, pour nous prouver que l’Église papale n’a point amendé la vie de ses principaux agents, non plus d’ailleurs que ses maximes, desquelles nous avons encore tout à craindre de ce qu’on vit d'elle au passé le plus lointain?

Les nations qui reçoivent tels exemples de leurs princes et de leurs pontifes, quelles coutumes pensez-vous qu'elles puissent suivre, quelle justice connaître? Ignorance, superstition, fanatisme, cruauté, sous ces quatre chefs tout est renfermé. 11 me suffira de vous citer quelques grands traits de loin en loin dans l'histoire, cl quelques autres de ceux qui furent incessamment renouvelés en tous pays chrétiens durant tant de siècles. Après la période du heurtemen! des peuples, tassement des invasions et décomposition

des pouvoirs civils, rappelons-nous cet état d'universelle injustice et violence, et corruption de mœurs, qui fit assigner à l’avance l’an mille pour l'inévitable fin d'un inonde entièrement perdu. Lorsque la panique est passée, de laquelle a usé le clergé pour couvrir la terre d’églises et monastères, assistons, si vous le voulez, au spectacle de cette longue folie des nations de l’Occident, qui, songeaut au salut pour un autre monde et non point à la justice et à la paix en celui-ci, cherchent ce salut dans la violente entreprise de. conquérir un tombeau et d'exterminer des infidèles. Pensons aux misères et catastrophe de la première croisade, aux infinies souffrances des autres. Elles ne sont pas encore terminées par une irrémédiable défaite et la perte de tous les territoires conquis, que la rage de se croiser se tourne et s'exhale contre les infidèles de l’intérieur même de l’Europe, et nous rencontrons les horreurs de la croisade albigeoise. C’est toujours et plus que jamais l’Église romaine qui stimule ici le zèle des âmes fanatiques. 11 continue à se porter fidèlement partout où le rebelle à la foi lui est signalé. Franchissons deux ou trois siècles, ce zèle sacré se déploie en Espagne dans les forfaits de l'inquisition de la foi, dans l'extermination des juifs de ce royaume, et, après la découverte de l’Amérique, dans un amoncellement de crimes commis par des aventuriers ou gouverneurs royaux, et dont la conversion des Indiens est le motif ou le prétexte. Les guerres de religion, les complots, les massacres, les assassinats juridiques, en France, en Angleterre et aux Pays-Bas, sont des effets de ce même fanatisme populaire, puisqu’un ne saurait imaginer que les princes appellent au service de leur ambition, ou pour aider au maintien de leur autorité, d’autres passions que celles qu’ils connaissent chez leurs sujets et que parfois ils partagent avec eux. Nous retrouvons ces passions sanguinaires dans la guerre que nous appelons de Trente ans, où l’Europe entière a été mêlée, qui est finie d'hier, et que rien ne nous prouve encore ne se devoir pas reprendre plus tard avec des incidents nouveaux.

Par les traits que j’ai dit qui se montrent toujours les mêmes, et se renouvellent chez les nations de nom chrétien, je comprends les effets spontanés de la rage vindicative et persécutrice engendrée

DEUXIÈME PARTIE DE L’APPENDICE, et nourrie en imitation de ce qu'on dit de l'enfer et de ses peines; l’ardeur et curiosité féroce apportée au spectacle de supplices multipliés et raffinés; les massacres de juifs, car quel royaume n’a eu les siens? les actes cruels inspirés de la vaine croyance en la magie et sorcellerie, cl les abominables pratiques de ces arts dont la fiction n’ôte point le crime, et la contagion de cette folie et les hideux procès qui en sont nés ; la haine et les persécutions auxquelles sont en hutte les esprits élevés au-dessus du vulgaire, ou qui se livrent aux sciences et recherchent les secrets de la nature ; et enfin les émeutes prêtes en tout temps à s’élever contre quiconque ose avoir des pensées dilTérenles de celles du commun et de l’Église. Ce fléau de l’intolérance ne s’est même point affaibli, mais irrité à mesure que les non-conformistes ont augmenté en nombre et en pouvoir, et l’on a vu le régicide, par exemple, bien différent de ce tyrannicide ancien qui était la revendication de la liberté des citoyens et l’œuvre des plus nobles d’entre eux, sortir maintenant des rangs du plus bas populaire et servir d’instrument au maintien de la servitude des âmes. Or les princes ne sont point les auteurs de ce caractère des peuples, encore qu’ils puissent bien le seconder; mais en voyant qu’il persiste après tant de siècles de l’éducation des hommes, dont l’Église romaine a pris la charge, il faut penser que l’ignorance, la superstition, le fanatisme et la cruauté qui en sont les traits ou doivent être l’œuvre même de cette Église, œuvre volontaire, ou sont les marques certaines de son impuissance à élever les âmes en intelligence et bonne moralité.

Peut-être penserez-vous, sans que je vous y fasse songer, que les spectacles des bûchers et des estrapades auxquels se complaisaient la ville et la cour sous les rois François I" et Henri II, ou les processions d’hérétiques à tenailler et à brûler de l'inquisition d’Espagne, ces fêtes solennelles de la foi où se portent les foules et que les rois, le cierge à la main, décorent de leur présence, valent bien pour la cruauté, et à titre d'attentats contre la vie humaine, les combats de gladiateurs, ordinairement volontaires, qu’avait institués la férocité guerrière des Romains. De même les cachots et les oubliettes des châteaux et des couvents, où tant d’innocents ont

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gémi, Pt les tortures prodiguées au fond des palais ou sur les places publiques n’ont rien à reprocher à l'infâme spectacle des criminels livrés aux bétes, duquel Rome en sa décadence, avait introduit l’usage. Celte décadence, la seconde domination de Rome l’a héritée de la première et l’a continuée. La cruauté publique n’a fait que se déplacer et changer de théâtre. Et ne croyez même pas qu’elle ait de bon cœur abandonné l’ancien. Il est vrai qu’au siècle vc et sous le très-pieux empereur Honorius, un combat de gladiateurs, le dernier qui fut donné, dit-on, fut. interrompu par l’intervention d’un moine que ce spectacle révolta, mais les combats d’animaux, et d’hommes contre les animaux, se sont continués arm de fournir un aliment à la passion d’assister au danger d’autrui et voir verser le sang. Dans le Colossée même, au siècle XIV", de nombreuses victimes tombèrent en un de ccs combats de taureaux dont les peuples catholiques du Midi ont fidèlement conservé la tradition, comme pour bien montrer que le sang des criminels n’est pas le seul dont la vue leur plaise, et que les supplices des hérétiques ne sont pas encore assez multipliés pour contenter le goût qu’ils ont des spectacles cruels.

Je vous ai déjà parlé, sur un autre propos, des défis et combats singuliers où s’est tant complue la chevalerie chrétienne. Il m’est permis de vous citer ici les tournois comme des espèces de combats de gladiateurs, qui diffèrent des anciens en ce que les seigneurs y sont aux prises, et non les esclaves, mais qui ne témoignent pas moins du culte barbare de la guerre et du mépris de la vie humaine et de Injustice.

En regard de ce monde cruel, livré à la violence et à toutes les trahisons, que peut devenir la vie chrétienne et où va-Uelle se réfugier? Vous le savez, dans le monachisme, parce que les maux de la vie engendrent le dégoût de la vie, parce que les hontes et misères de la chair insinuent dans les esprits de ceux qui en usent mal la pensée que la chair est mauvaise; au lieu qu’il n’v a que la volonté qui peut l’être; et parce que les veilles, les jeûnes et les disciplines sont ressources plus faciles aux blessés et exaltés de ce monde que ne sont la droiture de la vie et le saint combat pour la justice. Joignez à cela que les monastères étant aussi des

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espèces de sociétés, ils prêtent un nouveau théâtre à l'intrigue et à l'ambition des plus pieux, qui ne sauraient détruire en euxmêmes les semences de ces vices ; ils ouvrent à l’hypocrisie une carrière, et ils donnent par l’esprit corporatif un aliment à d’autres passions meilleures. Mais les vertus des moines, quand ils ont des vertus, sont perdues pour le monde ; leurs exemples ne le louchent point, si ce n’est pour provoquer certains à le quitter; leurs exhortations à la bonne vie, venues comme du dehors, ne produisent non plus d’etret que celles de ces lointains missionnaires de nos jours, adressées à des peuplades des Indes dont les coutumes diffèrent étrangement des nôtres et nous tiennent leurs oreilles closes.

Le monachisme se distinguait dès le siècle v% au temps où Chrysostome et Jérôme s’en firent les soutiens et les panégyristes, par ces règles ou attributs qui lui sont restés pour la plupart attachés : le célibat, l’obéissance passive aux supérieurs, les macérations, les flagellations, la saleté, la solitude, la prière mécanique, la prison pour les fautes, l’inquisition sur la pensée, les visions, les tentations sataniques et- les habillements bizarres. La solitude est le seul des principes de vie monacale qui, fléchissant dans la suite, à cause de la pensée qui vint d’instituer des milices ecclésiastiques, ail eutrainé de nombreuses licences, au point de remplacer en grande partie les anciens anachorètes et les anciens cœnobites par les ordres errants et prédicants qui remplissent nos villes. A l’égard du célibat, loin que la règle s’eu soit atténuée, elle s’est étendue à toutes les sortes de clercs par l’action continuée des conciles et des papes, désireux d’assurer des Ames damnées à l’Église. De là sont nés beaucoup de désordres, mais le pire de tous fut l’établissement de la direction des Ames, et puis de la confession auriculaire, des gens sans famille étant de la sorte introduits au gouvernement des mœurs, au secret des personnes et règlement d’une chasteté qu’ils ne sauraient connaître. Joignez à cela l’injustice des vœux perpétuels. Il est certes imprudent pour une personne d’aliéner sa liberté par serment, touchant l’usage de facultés qui, licites d’elles-mémes et selon la nature, peuvent ensuite donner lieu à d’ardentes passions, en soi légitimes,

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qu’on n’a point prévues, et devenir de terribles occasions de chute et principes de perversité. Mais que dire des institutions et des législations par lesquelles la contrainte matérielle et la puissance publique sont employées à sanctionner de tels serments? Et peut-on imaginer de plus monstrueux abus que ceux qui consistèrent à changer les couvents en lieux d’esclavage pour les déshérités des familles, hommes et femmes, en nombre immense, que leurs parents « offraient à Dieu », môme enfants, afin de garder leurs biens ou de les réserver à de plus favorisés?

Je ne vous parle point des ordres qui parurent fondés sur le principe du travail et culture des terres, puisque malheureusement les moines de cette vocation ne sont point ceux qui jouèrent un grand rôle sur la terre. Mais vous pouvez diviser ces derniers en quatre classes, desquelles la définition seule doit fixer vos pensées sur le jugement qu’il convient d’en porter.

Ce sont : f” Les ordres les plus fidèles au senlimcnt premier des Paul, des Antoine et des Stylites; voués à la solitude, à la macération, à la contemplation. Le caractère de cette sorte de vie monacale est le renoncement à la vie active cl à la santé de l’àme, la recherche du salut dans le rôve plein de visions funèbres et d’imaginations sinistres.

2“ Les ordres de guerre, tels que ceux des Templiers, et de Malte et les chevaliers Teuloniqucs. La mutuelle répugnance entre la vie chrétienne, et môme en la plus basse idée qu’on s’en puisse faire, et les actes et mœurs militaires, à savoir des tendeurs de pièges et tueurs d’hommes de profession, est une contradiction telle qu’on ne l’eût pas crue du tout surmontable. Aussi n’a-t-cllc point été surmontée, et les ordres guerriers sont un produit de la corruption religieuse qui a fait regarder le salut des Ames comme une œuvre à demander à la violence. Quand les inquisiteurs et les princes allumaient les bûchers pour la foi, les chevaliers moines pouvaient bien, pour la foi, faire métier de corsaires dans l’Orient ou massacrer des nations entières en Prusse et en Lithuanie. Ils pouvaient môme combattre les uns contre les autres : ou du moins ces serviteurs de Dieu ne se sont pas toujours interdit de donner ce spectacle aux impies.

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